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=== Engagement militaire et défense collective === | === Engagement militaire et défense collective === | ||
La maison de Bauffremont | Dans la doctrine de l’Association des Lignages de France et de l’International (ALFI), l’engagement militaire constitue l’une des expressions les plus élevées du service du Bien Commun. Il engage la lignée dans une responsabilité vitale : protéger les peuples, défendre les territoires et garantir la continuité de l’ordre politique légitime. | ||
La maison de Bauffremont illustre de manière exemplaire cette vocation par la fourniture, sur plusieurs siècles, de chefs militaires de premier rang au service des souverains de France, de Bourgogne et du Saint-Empire romain germanique. | |||
Parmi les figures les plus marquantes figure notamment **0** (1672–1742), élevé à la dignité de maréchal de France en 1734, dont la carrière militaire s’inscrit dans les grandes campagnes du règne de Louis XV. Son élévation à cette charge suprême atteste de la confiance souveraine accordée à la maison de Bauffremont et de son rôle structurant dans l’appareil militaire du royaume. | |||
La lignée compte également plusieurs officiers généraux et chefs de corps ayant servi dans les armées de Bourgogne et du Saint-Empire, assumant des fonctions de commandement territorial, de défense des frontières et de maintien de l’ordre militaire. Ces charges ne relevaient pas d’une simple carrière individuelle, mais d’un devoir lignager transmis, fondé sur la fidélité, la discipline et le sens stratégique. | |||
L’engagement militaire des Bauffremont s’inscrit ainsi dans une tradition de défense collective, visant à préserver l’équilibre des puissances, à contenir les conflits et à protéger les populations civiles placées sous leur autorité. Par leur présence constante dans les structures de commandement, ils contribuèrent à la stabilité politique et militaire des États auxquels ils étaient liés. | |||
Conformément à l’éthique ALFI, l’usage de la force armée par la maison de Bauffremont ne se comprend jamais comme une recherche de domination personnelle, mais comme l’exercice d’une autorité de protection, subordonnée à la légitimité souveraine, au respect du droit et à la recherche d’une paix durable. | |||
La tradition militaire de la maison de Bauffremont manifeste ainsi une noblesse de service pleinement assumée : un engagement total, ordonné et transmis de génération en génération, au service de la cohésion des peuples, de la continuité historique des États et du Bien Commun. | |||
=== Diplomatie et représentation souveraine === | === Diplomatie et représentation souveraine === | ||
Par | Dans la doctrine de l’ALFI, la diplomatie relève d’un service supérieur du Bien Commun, où la parole donnée, la fidélité au souverain et la continuité des lignées constituent des instruments d’ordre et de paix. | ||
Par l’exercice de charges d’ambassadeurs, d’envoyés extraordinaires et de représentants auprès des cours européennes, la maison de Bauffremont s’inscrivit pleinement dans cette mission de représentation souveraine, assumant un rôle d’interface vivante entre les puissances, au-delà des intérêts immédiats et des conjonctures politiques. | |||
Ses membres furent appelés à incarner l’autorité légitime de l’État et la permanence de l’ordre politique, dans un cadre où la confiance personnelle, la mémoire des alliances et l’honneur des lignées primaient sur les rapports de force. La diplomatie exercée par la lignée ne visait pas la domination, mais l’équilibre, la stabilité et la préservation des continuités historiques. | |||
En assurant la transmission d’un art diplomatique fondé sur la mesure, la loyauté et le sens du temps long, la maison de Bauffremont contribua à la régulation des conflits européens et à la sauvegarde d’un ordre relationnel fondé sur la reconnaissance mutuelle des souverainetés. | |||
Cette fonction illustre pleinement la conception ALFI de la noblesse de service : une autorité exercée non pour elle-même, mais comme médiation au service de la paix, de la cohésion des peuples et de la fidélité à l’ordre légitime. | |||
=== Contribution spirituelle et ecclésiastique === | === Contribution spirituelle et ecclésiastique === | ||
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THESAURUS AGNATIQUE ALFI — MAISON DE BAUFFREMONT (Lorraine – Bourgogne – Courtenay) Famille subsistante de l’ancienne noblesse féodale de Lorraine et de Bourgogne, princes du Saint-Empire, ducs et pairs de France, alliés à la maison capétienne de Courtenay.
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Introduction[modifier | modifier le wikicode]
La maison de Bauffremont est l’une des plus anciennes lignées issues de la noblesse féodale lorraine. Sa filiation agnatique est prouvée de manière continue depuis 1202, ce qui la place parmi les maisons seigneuriales majeures de l’ancien espace lotharingien, aux confins du royaume de France et du Saint-Empire romain germanique.
Implantée dès le Moyen Âge autour de ses terres éponymes, la famille s’impose progressivement comme une puissance féodale, militaire et diplomatique, étendant son influence de la Lorraine à la Bourgogne, puis aux cours impériales, françaises et espagnoles. Cette ancienneté et cette continuité expliquent l’élévation progressive de la maison à la dignité princière et ducale.
La maison de Bauffremont fut élevée à la dignité de prince du Saint-Empire en 1623, puis de nouveau en 1757, ces titres étant reconnus en France la même année. Elle porta également le titre de prince de Listenois (1762), affirmant son rang dans la haute aristocratie impériale et française. Sous le Premier Empire, elle reçut le titre de comte de l’Empire français (1810), avant d’être élevée à la dignité de duc de Bauffremont en 1818 sous la Restauration. Son rayonnement européen s’étendit jusqu’à l’Espagne avec l’octroi du titre de duc d’Atrisco en 1905 et celui de grand d’Espagne à deux reprises, en 1866.
En raison de son ancienneté, de son rang et de ses alliances, la maison de Bauffremont fut admise au cercle très restreint des familles qualifiées de « cousins du Roi » (1759 et 1762) et de « cousins de l’Empereur » (1757). Elle fut reçue six fois aux honneurs de la Cour, privilège réservé aux lignages considérés comme parmi les plus éminents du royaume.
Au fil des siècles, la maison de Bauffremont donna à l’histoire quatre chevaliers de l’ordre de la Toison d’or et cinq chevaliers de l’ordre du Saint-Esprit. Elle compta également dans ses rangs des maréchaux de Bourgogne, des pairs de France, des ambassadeurs, des évêques et des gouverneurs, incarnant une continuité remarquable de service princier, militaire, diplomatique et spirituel au plus haut niveau de l’État et des cours européennes.
Histoire et origines[modifier | modifier le wikicode]
La maison de Bauffremont tire son nom du château de **Beaufremont**, en Lorraine, près de Neufchâteau (Vosges). Son premier auteur connu, **Liébaud, sire ou baron de Bauffremont**, consentit une donation à l’abbaye de Saint-Evre vers 1157. Un diplôme de **Frédéric Barberousse (1168)** confirma aux sires de Bauffremont le droit de **battre monnaie**, signe de leur indépendance féodale. La filiation prouvée débute en **1202** avec **Liébaut III**, marié à Melvide de Vaudémont. Leur fils **Pierre**, baron de Bauffremont, vint s’établir en **Bourgogne** après son mariage vers 1220 avec **Agnès de Vergy**.
Généalogie agnatique[modifier | modifier le wikicode]
La généalogie agnatique de la maison de Bauffremont se caractérise par une continuité exceptionnelle, attestée dès le XIᵉ siècle et solidement documentée à partir du début du XIIIᵉ siècle. Elle s’inscrit dans l’ordre féodal lorrain et bourguignon, où la transmission du nom, des terres et du service s’opère strictement par la ligne masculine.
Origines seigneuriales (XIᵉ–XIIᵉ siècles)[modifier | modifier le wikicode]
- Odon de Bauffremont (v.1035–1092), sire de Bauffremont, apparaît comme le premier seigneur connu portant le nom. Il incarne l’émergence de la lignée dans l’aristocratie féodale locale.
- Hugues Ier (1060–1106), qualifié de comte palatin, marque l’élévation du lignage dans la hiérarchie nobiliaire régionale.
- Liébaut Ier (1085–1140), baron de Bauffremont, consolide l’assise territoriale et dynastique de la maison.
- Hugues II (1140–1196), baron, participe à la troisième croisade en 1190, inscrivant la lignée dans le mouvement spirituel et militaire de la chrétienté médiévale.
Consolidation féodale (XIIᵉ–XIIIᵉ siècles)[modifier | modifier le wikicode]
- Liébaut III (1175–1230), baron de Bauffremont, épouse Melvide de Vaudémont, alliance majeure avec l’une des plus puissantes maisons lorraines.
- Pierre Ier (1202–1255), baron, marié à Agnès de Vergy, appartient à la génération fondatrice de la filiation juridiquement prouvée. Cette union renforce l’ancrage bourguignon de la famille.
Service princier et bourguignon (XIVᵉ–XVᵉ siècles)[modifier | modifier le wikicode]
- Liébaut IV, maréchal de Bourgogne, meurt en 1304 lors du siège d’Arras, illustrant le rôle militaire de la maison au service des ducs de Bourgogne.
- Vautier de Bauffremont (v.1265–1335), baron, assure la continuité seigneuriale.
- Liébaut V (v.1300–1378), baron, prolonge l’influence familiale dans l’espace bourguignon.
- Philibert de Bauffremont, chambellan de Bourgogne, tombe à la bataille d’Azincourt en 1415, inscrivant la lignée parmi les grandes familles frappées par les pertes de la noblesse française lors de la guerre de Cent Ans.
Division en rameaux nobles[modifier | modifier le wikicode]
À partir du XVe siècle, la descendance se structure en plusieurs branches distinctes, toutes reconnues nobles :
- Rameau de Sennecey (Bourgogne) :
Jean (v.1428–1480), Pierre Ier (†1505), Nicolas (1520–1582), Claude (1542–1596), Henri (†1622). Ce rameau joue un rôle important dans la noblesse bourguignonne et les charges ducales.
- Rameau de Scey-sur-Saône (Franche-Comté) :
Huard (1330–1380), Henri (né en 1360), Guillaume Ier (†1474), Charles (1440–1513), Claude (1506–1536). Cette branche assure la continuité comtoise de la maison.
Lignée princière[modifier | modifier le wikicode]
Du rameau de Scey-sur-Saône naît la branche de Listenois et de Meximeux, marquis d’Arc-en-Barrois. C’est de cette lignée que descendent les princes et ducs de Bauffremont, porteurs des titres impériaux, français et espagnols, et représentants contemporains de la maison.
Ainsi, la généalogie agnatique de la maison de Bauffremont manifeste une continuité ininterrompue de filiation, de service et de rang, depuis la seigneurie féodale médiévale jusqu’aux plus hautes dignités princières européennes.
Branches principales[modifier | modifier le wikicode]
La maison se structure historiquement autour de plusieurs branches majeures, constituées selon les règles de la transmission agnatique, et enrichies par des alliances cognatiques de haut rang.
Branche de Sennecey (agnatique)[modifier | modifier le wikicode]
La branche de Sennecey constitue l’un des rameaux les plus anciens et les plus institutionnels de la maison.
Implantée en Bourgogne, elle exerça des fonctions de premier plan au service de l’État et de la noblesse provinciale :
- seigneurs de Sennecey,
- gouverneurs d’Auxonne,
- présidents de la noblesse aux États généraux.
Cette branche incarne une noblesse d’autorité, de représentation et de service public, solidement enracinée dans les institutions du royaume de France.
Branche de Scey-sur-Saône (agnatique, avec apports cognatiques majeurs)[modifier | modifier le wikicode]
La branche de Scey-sur-Saône s’inscrit dans la continuité agnatique de la maison tout en intégrant, par alliances successives, des apports cognatiques de tout premier rang.
Par héritages et alliances féminines, elle est liée aux maisons de :
- Vienne,
- Gorrevod,
- Courtenay.
Ces alliances ont conduit à l’élévation progressive de la branche, donnant naissance :
- aux princes du Saint-Empire romain germanique,
- puis aux ducs de Bauffremont.
Cette branche illustre une synthèse aboutie entre continuité lignagère et intégration européenne, inscrivant la maison dans l’aristocratie princière continentale.
Les titres du Saint Empire Romain germanique sont héréditaires pour les garçons comme pour les filles, ce qui n'est pas le cas pour les titres français.
Branche espagnole d’Atrisco (cognatique)[modifier | modifier le wikicode]
La branche dite d’Atrisco procède d’une alliance cognatique majeure conclue au XIXᵉ siècle.
Elle est issue du mariage célébré en 1865 entre :
- Eugène de Bauffremont,
- et Maria Cristina Osorio de Moscoso y Borbón, grande d’Espagne, duchesse d’Atrisco.
Par cette union, la maison s’insère dans la haute noblesse espagnole et dans l’entourage dynastique des Bourbons d’Espagne.
Cette branche relève d’une transmission de titres et de dignités par voie cognatique, conformément aux usages nobiliaires espagnols, sans rupture de la ligne agnatique originelle.
Lecture ALFI[modifier | modifier le wikicode]
Selon la méthode ALFI :
- les branches de Sennecey et de Scey-sur-Saône relèvent de la structuration agnatique,
- la branche d’Atrisco relève d’un enrichissement cognatique international.
L’ensemble compose une architecture lignagère cohérente, articulant service de l’État, élévation princière et rayonnement européen, au service du Bien Commun.
Chronologie comparée des branches[modifier | modifier le wikicode]
La chronologie ci-dessous met en parallèle l’évolution des principales branches de la maison, en distinguant les continuités agnatiques des apports cognatiques, conformément à la lecture ALFI.
XIe – XIIIe siècles : enracinement féodal et service princier[modifier | modifier le wikicode]
| Période | Branche de Sennecey (agnatique) | Branche de Scey-sur-Saône (agnatique) | Apports cognatiques |
|---|---|---|---|
| XIe siècle | Implantation seigneuriale en Bourgogne | Implantation seigneuriale en Franche-Comté | — |
| XIIe siècle | Service militaire et administratif ducale | Consolidation des droits seigneuriaux | — |
| XIIIe siècle | Affirmation locale de l’autorité nobiliaire | Alliances régionales structurantes | Premières alliances avec la maison de Vienne |
XIVe – XVe siècles : montée institutionnelle et alliances de prestige[modifier | modifier le wikicode]
| Période | Branche de Sennecey (agnatique) | Branche de Scey-sur-Saône (agnatique) | Apports cognatiques |
|---|---|---|---|
| XIVe siècle | Accès à des charges publiques provinciales | Renforcement foncier et juridictionnel | Alliances avec Gorrevod |
| XVe siècle | Gouverneurs d’Auxonne | Reconnaissance dans la haute noblesse régionale | Alliances avec Courtenay |
XVIe siècle : reconnaissance politique et représentation nobiliaire[modifier | modifier le wikicode]
| Période | Branche de Sennecey (agnatique) | Branche de Scey-sur-Saône (agnatique) | Apports cognatiques |
|---|---|---|---|
| XVIe siècle | Présidents de la noblesse aux États généraux | Élévation du rang et reconnaissance impériale | Consolidation des héritages féminins |
XVIIe – XVIIIe siècles : élévation princière et rayonnement européen[modifier | modifier le wikicode]
| Période | Branche de Sennecey (agnatique) | Branche de Scey-sur-Saône (agnatique) | Apports cognatiques |
|---|---|---|---|
| XVIIe siècle | Maintien du rang et des fonctions | Princes du Saint-Empire romain germanique | Transmission de droits et dignités par alliances. Les titres du Saint Empire Romain germanique sont héréditaires pour les garçons comme pour les filles, ce qui n'est pas le cas pour les titres français. |
| XVIIIe siècle | Stabilisation patrimoniale | Ducs de Bauffremont | Intégration dans l’aristocratie européenne |
XIXe siècle : ouverture internationale[modifier | modifier le wikicode]
| Période | Branche de Sennecey (agnatique) | Branche de Scey-sur-Saône (agnatique) | Branche espagnole d’Atrisco (cognatique) |
|---|---|---|---|
| 1865 | — | — | Mariage d’Eugène de Bauffremont avec Maria Cristina Osorio de Moscoso y Borbón, duchesse d’Atrisco, grande d’Espagne |
Lecture ALFI de la chronologie[modifier | modifier le wikicode]
Selon la grille ALFI :
- la branche de Sennecey incarne la continuité institutionnelle et le service de l’État,
- la branche de Scey-sur-Saône manifeste l’élévation progressive par la continuité agnatique enrichie d’alliances majeures,
- la branche d’Atrisco relève d’un rayonnement international par transmission cognatique.
Cette chronologie révèle une structuration lignagère cohérente, où chaque branche participe, selon sa vocation propre, à l’équilibre entre autorité, mémoire et Bien Commun.
Titres et possessions[modifier | modifier le wikicode]
Au fil des siècles, la maison de Bauffremont a accumulé un ensemble exceptionnel de titres et de possessions, reflétant à la fois son ancienneté féodale, son service constant des souverains et son intégration progressive aux plus hautes sphères de la noblesse européenne.
Seigneuries et baronnies médiévales[modifier | modifier le wikicode]
- Sire et baron de Bauffremont (attesté dès 1090) : titre primitif et éponyme, enraciné dans la noblesse féodale lorraine.
- Baron de Sombernon, seigneur de Jonvelle, de Clairvaux et de Valangin : ensemble de possessions assurant à la famille une assise territoriale continue entre Lorraine, Bourgogne et espaces frontaliers.
Marquisats et hautes seigneuries (XVIᵉ–XVIIᵉ siècles)[modifier | modifier le wikicode]
- Marquis d’Arc-en-Barrois, puis marquis de Listenois (1578) : élévation marquant l’entrée de la maison parmi les grandes familles titrées du royaume et de l’Empire.
- Marquis de Meximeux, vicomte de Marigny, marquis de Sennecey (1615) : titres cumulés traduisant l’extension territoriale et l’influence politique de la lignée.
Dignités princières et ducales[modifier | modifier le wikicode]
- Prince du Saint-Empire (1623 et 1757) : dignité impériale confirmant le rang princier de la maison dans l’aristocratie européenne.
- Prince de Listenois (1762) : titre princier héréditaire, distinct et attaché à la branche principale.
- Duc de Bauffremont et pair de France (1787, régularisé en 1818) : consécration du rang ducal au sein de la noblesse française, assortie de la pairie.
- Comte de l’Empire français (1810) : reconnaissance impériale sous Napoléon Ier, témoignant de l’adaptation de la maison aux régimes successifs.
Titres par alliances et reconnaissances étrangères[modifier | modifier le wikicode]
- Prince de Carency (1824), par alliance avec la maison de Quélen de La Vauguyon, illustrant la politique matrimoniale de haut rang.
- Duc d’Atrisco (Espagne, 1905) et grand d’Espagne (1866, accordé à deux reprises) : reconnaissance suprême dans la hiérarchie nobiliaire espagnole, consacrant le prestige international de la maison.
L’ensemble de ces titres et possessions place la maison de Bauffremont parmi les rares lignages européens ayant conservé, sur près de neuf siècles, une continuité de rang, de service et de reconnaissance souveraine à l’échelle internationale.
Armoiries et devises[modifier | modifier le wikicode]
Armes primitives : *Vairé d’or et de gueules.* Armes modernes : Écartelé : aux 1 et 4 contre-écartelé : vairé d’or et de gueules (Bauffremont) ; de gueules à l’aigle d’or chargé sur l’estomac d’un écusson de sable à trois têtes de léopard d’argent (Vienne-Listenois) ; aux 2 et 3 contre-écartelé : d’azur à trois fleurs de lys à la bordure engrelée de gueules (Courtenay moderne) ; d’or à trois tourteaux de gueules (Courtenay ancien). Cimier : *une double fleur de lys.* Devise : **« Les Bauffremont, les bons barons. »** Cri de guerre : *« Bauffremont au premier chrétien ! »*
Ducs et princes actuels[modifier | modifier le wikicode]
- **Théodore de Bauffremont** (1879-1945), grand-croix de Justice de l’ordre de Saint-Lazare
- **Jacques de Bauffremont** (1922-2020), 8ᵉ duc de Bauffremont et prince de Carency. Né à Paris et mort à Versailles, membre de la maison de Bauffremont-Courtenay, l’une des plus anciennes lignées de la haute noblesse française. Fils de Théodore de Bauffremont et de Thérèse Chevrier, il était, par sa filiation maternelle indirecte, descendant des rois d’Espagne, notamment de Charles IV. En 1943, il épousa Sybille de Chabannes, avec laquelle il eut quatre enfants. Il joua un rôle public majeur comme président fondateur de l’Institut de la Maison de Bourbon et fut l’une des figures centrales du légitimisme français, soutenant officiellement Louis de Bourbon, duc d’Anjou, comme chef de la Maison de France. Président du Mémorial de France à Saint-Denis, il reçut la mission de superviser l’authentification scientifique du cœur de Louis XVII et organisa en 2004 sa déposition officielle dans la basilique de Saint-Denis. Tout au long de sa vie, il reçut de nombreuses distinctions dynastiques, culturelles et honorifiques, françaises, espagnoles et issues des anciens États italiens, qui témoignent de son engagement constant au service de la mémoire historique et des institutions traditionnelles.
« Lorsqu’en 1946, l’année de mes vingt-quatre ans, le prince Jacques, Chef de la Maison de Bourbon depuis 1941, me confia la haute mission de faire valoir ses droits auprès des cours royales européennes, je n’imaginais pas m’engager dans une aventure qui durerait ma vie entière. »
Jacques, duc de Bauffremont
- **Charles-Emmanuel de Bauffremont** (né en 1946), duc et prince de Bauffremont, chevalier d’honneur et de dévotion de l’Ordre de Malte
- **Hugues de Bauffremont-Courtenay** (né en 1972), prince de Bauffremont-Courtenay
- **Alexandre de Bauffremont-Courtenay** (né en 2004), prince héritier
- **Laurence de Bauffremont-Courtenay**, Comtesse de Chabot, dédiée au Mémorial de France à Saint-Denis, institution dédiée à la préservation de la mémoire historique et dynastique française, à la sauvegarde et à la transmission du patrimoine symbolique lié aux rois de France et à la nécropole royale de la basilique de Saint-Denis. Le Mémorial a notamment joué un rôle central dans l’authentification scientifique du cœur de Louis XVII.Le Mémorial organise des cérémonies, recherches et actions mémorielles autour de l’histoire monarchique.Il s’inscrit dans une démarche de fidélité historique, de continuité et de service du Bien commun par la mémoire.
Apport au Bien commun[modifier | modifier le wikicode]
Depuis ses origines féodales, la maison de Bauffremont a exercé une responsabilité continue au service du Bien commun, entendue comme la recherche de l’ordre, de la stabilité politique, de la protection des territoires et de la transmission des cadres sociaux et spirituels.
Service de l’État et gouvernement des territoires[modifier | modifier le wikicode]
Implantée à la croisée des mondes lorrain, bourguignon, impérial et français, la famille de Bauffremont a assumé très tôt des fonctions de commandement territorial. Seigneurs, barons puis princes et ducs, ses membres exercèrent l’autorité seigneuriale, judiciaire et militaire sur leurs terres, garantissant la sécurité des populations, l’administration de la justice et la continuité des institutions locales. Leur intégration progressive aux plus hautes sphères de l’État royal et impérial traduisit une fidélité durable aux structures légitimes du pouvoir.
Engagement militaire et défense collective[modifier | modifier le wikicode]
Dans la doctrine de l’Association des Lignages de France et de l’International (ALFI), l’engagement militaire constitue l’une des expressions les plus élevées du service du Bien Commun. Il engage la lignée dans une responsabilité vitale : protéger les peuples, défendre les territoires et garantir la continuité de l’ordre politique légitime.
La maison de Bauffremont illustre de manière exemplaire cette vocation par la fourniture, sur plusieurs siècles, de chefs militaires de premier rang au service des souverains de France, de Bourgogne et du Saint-Empire romain germanique.
Parmi les figures les plus marquantes figure notamment **0** (1672–1742), élevé à la dignité de maréchal de France en 1734, dont la carrière militaire s’inscrit dans les grandes campagnes du règne de Louis XV. Son élévation à cette charge suprême atteste de la confiance souveraine accordée à la maison de Bauffremont et de son rôle structurant dans l’appareil militaire du royaume.
La lignée compte également plusieurs officiers généraux et chefs de corps ayant servi dans les armées de Bourgogne et du Saint-Empire, assumant des fonctions de commandement territorial, de défense des frontières et de maintien de l’ordre militaire. Ces charges ne relevaient pas d’une simple carrière individuelle, mais d’un devoir lignager transmis, fondé sur la fidélité, la discipline et le sens stratégique.
L’engagement militaire des Bauffremont s’inscrit ainsi dans une tradition de défense collective, visant à préserver l’équilibre des puissances, à contenir les conflits et à protéger les populations civiles placées sous leur autorité. Par leur présence constante dans les structures de commandement, ils contribuèrent à la stabilité politique et militaire des États auxquels ils étaient liés.
Conformément à l’éthique ALFI, l’usage de la force armée par la maison de Bauffremont ne se comprend jamais comme une recherche de domination personnelle, mais comme l’exercice d’une autorité de protection, subordonnée à la légitimité souveraine, au respect du droit et à la recherche d’une paix durable.
La tradition militaire de la maison de Bauffremont manifeste ainsi une noblesse de service pleinement assumée : un engagement total, ordonné et transmis de génération en génération, au service de la cohésion des peuples, de la continuité historique des États et du Bien Commun.
Diplomatie et représentation souveraine[modifier | modifier le wikicode]
Dans la doctrine de l’ALFI, la diplomatie relève d’un service supérieur du Bien Commun, où la parole donnée, la fidélité au souverain et la continuité des lignées constituent des instruments d’ordre et de paix.
Par l’exercice de charges d’ambassadeurs, d’envoyés extraordinaires et de représentants auprès des cours européennes, la maison de Bauffremont s’inscrivit pleinement dans cette mission de représentation souveraine, assumant un rôle d’interface vivante entre les puissances, au-delà des intérêts immédiats et des conjonctures politiques.
Ses membres furent appelés à incarner l’autorité légitime de l’État et la permanence de l’ordre politique, dans un cadre où la confiance personnelle, la mémoire des alliances et l’honneur des lignées primaient sur les rapports de force. La diplomatie exercée par la lignée ne visait pas la domination, mais l’équilibre, la stabilité et la préservation des continuités historiques.
En assurant la transmission d’un art diplomatique fondé sur la mesure, la loyauté et le sens du temps long, la maison de Bauffremont contribua à la régulation des conflits européens et à la sauvegarde d’un ordre relationnel fondé sur la reconnaissance mutuelle des souverainetés.
Cette fonction illustre pleinement la conception ALFI de la noblesse de service : une autorité exercée non pour elle-même, mais comme médiation au service de la paix, de la cohésion des peuples et de la fidélité à l’ordre légitime.
Contribution spirituelle et ecclésiastique[modifier | modifier le wikicode]
Plusieurs membres de la famille embrassèrent l’état ecclésiastique et accédèrent à des charges épiscopales ou abbatiales. À travers ces fonctions, ils œuvrèrent à l’encadrement spirituel des populations, à l’administration des diocèses et à la préservation du patrimoine religieux, inscrivant l’action de la lignée dans une vision du Bien commun incluant la dimension morale et spirituelle.
Rayonnement honorifique et exemplarité nobiliaire[modifier | modifier le wikicode]
La réception répétée de membres de la maison aux honneurs de la Cour, ainsi que l’attribution de distinctions prestigieuses telles que l’ordre de la Toison d’or, de l’ordre du Saint-Esprit et la dignité de pair de France, traduisent la reconnaissance officielle de services rendus à l’État. Cette exemplarité honorifique renforça le rôle symbolique de la famille comme modèle de fidélité, de continuité et de service public.
Transmission et continuité dynastique[modifier | modifier le wikicode]
Enfin, la longévité de la maison de Bauffremont, attestée sans interruption depuis le début du XIIIᵉ siècle, constitue en elle-même un apport au Bien commun. Par la transmission des titres, des terres, des charges et d’un sens aigu de la responsabilité, la lignée participa à la stabilité des cadres sociaux et politiques, assurant une continuité institutionnelle au-delà des ruptures historiques.
Bibliographie et sources[modifier | modifier le wikicode]
- Père Anselme, *Histoire de la Maison Royale de France*, t. V, 1730.
- Gustave Chaix d’Est-Ange, *Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables*, t. 20, 1904, p. 85–88.
- Jean-Baptiste Jullien de Courcelles, *Histoire généalogique et héraldique des pairs de France*, 1826, vol. 6.
- Hofkalender (Gotha), IIIᵉ Abteilung.
- [Article Wikipédia : Maison de Bauffremont](https://fr.wikipedia.org/wiki/Maison_de_Bauffremont)
Mention légale[modifier | modifier le wikicode]
Ce **Thésaurus agnatique ALFI** a été rédigé selon le SCRIPT ALFI et compile des données publiques sous licence **CC BY-SA 4.0** (source Wikipédia). Toute reproduction est autorisée à condition de :
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- conserver la même licence **CC BY-SA 4.0** ;
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