« Thesaurus de la famille LE BRETON » : différence entre les versions
Balise : Révocation manuelle |
|||
| (3 versions intermédiaires par le même utilisateur non affichées) | |||
| Ligne 7 : | Ligne 7 : | ||
Issus d’un lignage d’écuyers et d’officiers locaux, les Le Breton occupent à plusieurs reprises les charges de bailli, de commandant de place forte, de seigneur justicier, de chapelain ou de lieutenant d’infanterie. Leurs alliances, leurs responsabilités, leur culture du devoir et leur attachement à la terre traduisent une verticalité sociale fondée non sur la recherche de titres brillants, mais sur l’exercice quotidien de responsabilités concrètes. Leur fidélité aux structures monarchiques, à la religion catholique, et à l’ordre coutumier des provinces du royaume, fait d’eux des serviteurs exemplaires de la stabilité sociale de l’Ancien Régime. | Issus d’un lignage d’écuyers et d’officiers locaux, les Le Breton occupent à plusieurs reprises les charges de bailli, de commandant de place forte, de seigneur justicier, de chapelain ou de lieutenant d’infanterie. Leurs alliances, leurs responsabilités, leur culture du devoir et leur attachement à la terre traduisent une verticalité sociale fondée non sur la recherche de titres brillants, mais sur l’exercice quotidien de responsabilités concrètes. Leur fidélité aux structures monarchiques, à la religion catholique, et à l’ordre coutumier des provinces du royaume, fait d’eux des serviteurs exemplaires de la stabilité sociale de l’Ancien Régime. | ||
Le réseau de leurs possessions, autour des domaines de La Calabrière, du Vieux-Bellême, de Rocé, de Vaunoise, de Dillonvilliers, d’Aunainville, de La Salle ou encore de La Chapelle-d’Aunainville, structure un ancrage géographique dense dans les actuels départements de l’Orne, de l’Eure-et-Loir et du Loir-et-Cher. Ces fiefs ou lieux de résidence dessinent une géographie de la responsabilité, de la transmission et de l’autorité rurale. Ils témoignent de la capacité de la lignée à exercer localement une influence stable, enracinée dans la gestion des biens, des hommes et des âmes. | Le réseau de leurs possessions, autour des [[domaines de La Calabrière]], du Vieux-Bellême, de Rocé, de Vaunoise, de Dillonvilliers, d’Aunainville, de La Salle ou encore de La Chapelle-d’Aunainville, structure un ancrage géographique dense dans les actuels départements de l’Orne, de l’Eure-et-Loir et du Loir-et-Cher. Ces fiefs ou lieux de résidence dessinent une géographie de la responsabilité, de la transmission et de l’autorité rurale. Ils témoignent de la capacité de la lignée à exercer localement une influence stable, enracinée dans la gestion des biens, des hommes et des âmes. | ||
La lignée Le Breton incarne ainsi la figure oubliée mais essentielle de la noblesse de service : discrète, fidèle, enracinée, engagée dans les structures locales du royaume, et transmise de génération en génération sans rupture, dans un esprit de devoir et de mémoire. Elle illustre à ce titre la vocation même du projet de l’[[ALF International]] : faire reconnaître et transmettre les apports durables des lignées agnatiques au Bien Commun. | La lignée Le Breton incarne ainsi la figure oubliée mais essentielle de la noblesse de service : discrète, fidèle, enracinée, engagée dans les structures locales du royaume, et transmise de génération en génération sans rupture, dans un esprit de devoir et de mémoire. Elle illustre à ce titre la vocation même du projet de l’[[ALF International]] : faire reconnaître et transmettre les apports durables des lignées agnatiques au Bien Commun. | ||
Dernière version du 4 janvier 2026 à 16:21
Thésaurus Agnatique ALFI – Famille LE BRETON[modifier | modifier le wikicode]
Introduction[modifier | modifier le wikicode]
La lignée Le Breton s’inscrit dans la longue durée de l’histoire nobiliaire, administrative et territoriale du Perche, de la Normandie et des marges du Maine. Attestée dès le début du XIVᵉ siècle, elle incarne une noblesse d’exercice, enracinée dans les fonctions seigneuriales, militaires, religieuses et judiciaires. La continuité de cette lignée sur plus de douze générations atteste d’une remarquable stabilité familiale, fondée sur le service du roi, de l’Église et du bien commun local.
Issus d’un lignage d’écuyers et d’officiers locaux, les Le Breton occupent à plusieurs reprises les charges de bailli, de commandant de place forte, de seigneur justicier, de chapelain ou de lieutenant d’infanterie. Leurs alliances, leurs responsabilités, leur culture du devoir et leur attachement à la terre traduisent une verticalité sociale fondée non sur la recherche de titres brillants, mais sur l’exercice quotidien de responsabilités concrètes. Leur fidélité aux structures monarchiques, à la religion catholique, et à l’ordre coutumier des provinces du royaume, fait d’eux des serviteurs exemplaires de la stabilité sociale de l’Ancien Régime.
Le réseau de leurs possessions, autour des domaines de La Calabrière, du Vieux-Bellême, de Rocé, de Vaunoise, de Dillonvilliers, d’Aunainville, de La Salle ou encore de La Chapelle-d’Aunainville, structure un ancrage géographique dense dans les actuels départements de l’Orne, de l’Eure-et-Loir et du Loir-et-Cher. Ces fiefs ou lieux de résidence dessinent une géographie de la responsabilité, de la transmission et de l’autorité rurale. Ils témoignent de la capacité de la lignée à exercer localement une influence stable, enracinée dans la gestion des biens, des hommes et des âmes.
La lignée Le Breton incarne ainsi la figure oubliée mais essentielle de la noblesse de service : discrète, fidèle, enracinée, engagée dans les structures locales du royaume, et transmise de génération en génération sans rupture, dans un esprit de devoir et de mémoire. Elle illustre à ce titre la vocation même du projet de l’ALF International : faire reconnaître et transmettre les apports durables des lignées agnatiques au Bien Commun.
Armoiries et blason[modifier | modifier le wikicode]
Aucun armorial ancien ou moderne (Rietstap, d’Hozier, armoriaux provinciaux de Normandie, Perche, Maine) n’atteste formellement des armoiries historiques continues de la lignée Le Breton.
Conformément à la doctrine ALFI, une **proposition de blason** peut être établie à partir :
- du nom (« Breton » : identité, fidélité, enracinement),
- des fonctions (écuyers, baillis, commandants de château, officiers, clercs),
- des terres forestières et seigneuriales.
Proposition de blason ALFI (originale) :

- Blasonnement* :
« D’argent au chevron de sable accompagné de trois merlettes de gueules, deux en chef et une en pointe ; au chef d’azur chargé de trois étoiles d’or. »
- Symbolique* :
– l’argent : droiture et service loyal ; – le chevron : protection, transmission et architecture lignagère ; – les merlettes : noblesse ancienne sans ostentation ; – le chef étoilé : orientation, permanence et fidélité à l’ordre supérieur.
Chronologie agnatique[modifier | modifier le wikicode]
La lignée agnatique des Le Breton, attestée dès le XIVᵉ siècle, déploie une remarquable continuité sur plus de quatre siècles, dans les sphères seigneuriale, militaire, administrative et religieuse. Elle illustre une transmission ordonnée du nom, des terres et des charges, à travers un réseau territorial centré sur l’Orne, le Perche et les marches du Maine. Les générations qui suivent marquent la fidélité à l’autorité royale, la participation à l’encadrement rural et militaire, et une vocation noble fondée sur l’exercice des responsabilités.
I. Origines médiévales (XIVᵉ siècle)
- Guillaume Le Breton, écuyer, mentionné comme fondateur de la lignée connue, marié le 25 mai 1320 à Perronnelle de La Luzerne. Cette alliance introduit un ancrage dans la petite noblesse normande.
- Jean Le Breton, écuyer, seigneur de La Calabrière (Le Gué-de-la-Chaîne, Orne), premier à établir le fief comme centre de gravité familial.
- Jean Le Breton, son successeur direct, assure la continuité des droits seigneuriaux dans la région.
- Guillaume Le Breton, bailli de Caen, commandant du château de Caen de 1419 à 1423, figure militaire notable durant la guerre de Cent Ans.
- André Le Breton, seigneur de La Calabrière et du Vieux-Bellême, confirme l’implantation stable de la famille dans le Perche.
II. Consolidation seigneuriale (XVe–XVIe siècles)
- Cardin l’Écossais Le Breton, seigneur de La Calabrière, du Vieux-Bellême et de Montigny, figure marquante de la consolidation patrimoniale familiale.
- Jean Le Breton, seigneur du Vieux-Bellême et de Rocé, poursuit l’implantation locale par l’expansion domaniale.
- Priam Le Breton, seigneur du Vieux-Bellême, sergent royal de Bellême, représentant de l’autorité monarchique dans la province.
- Claude Le Breton, écuyer, seigneur de Grand Mont et de La Calabrière, symbolise l’enracinement dans la noblesse de province.
- Pierre Le Breton, écuyer, seigneur du Vieux-Bellême, nommé gentilhomme ordinaire de la Chambre du roi en 1578, marque une reconnaissance royale du lignage.
III. Ramifications nobiliaires et cléricales (XVIIe siècle)
- Pierre Le Breton, seigneur du Vieux-Bellême, poursuit la lignée seigneuriale en Perche.
- Jacques Le Breton, seigneur du Vieux-Bellême, de Cicé et de Vaunoise, étend la présence foncière du lignage.
- Pierre Le Breton, écuyer, seigneur de Cissay, introduit une branche distincte, probablement plus méridionale.
- Jean Le Breton, seigneur de Rocé, maintien de l’ancrage ligérien.
- Pierre Le Breton, chevalier, seigneur d’Aunainville et de Dillonvilliers, figure d’expansion géographique dans l’Eure-et-Loir.
- René Le Breton, seigneur de Frainville, probable lien avec des fonctions locales ou administratives.
- Nicolas Le Breton, seigneur de La Salle, probable membre de la branche installée à la Chapelle-d’Aunainville.
IV. Permanence et service (XVIIIe siècle)
- Jacques Le Breton, seigneur de Vaunoise, incarne la stabilité territoriale du lignage aux confins du Perche.
- Claude Richard Jacques Le Breton, seigneur de Vaunoise, héritier direct et homme de lettres ou de gestion.
- Claude Charles Le Breton de Vaunoise, colonel de dragons (1788), dernière grande figure attestée du XVIIIᵉ siècle, au service militaire du roi juste avant la Révolution.
Cette chronologie agnatique révèle une lignée profondément enracinée dans le sol français, fidèle aux institutions monarchiques, soucieuse de transmettre biens, titres et mémoire. Les Le Breton incarnent la figure d’une noblesse de province authentique et fidèle, aux charges diversifiées mais toujours orientées vers le service public, ecclésiastique ou militaire.
Engagement au service du Bien Commun[modifier | modifier le wikicode]
Justice & transmission[modifier | modifier le wikicode]
La famille Le Breton s’illustre, dès les XIVe et XVe siècles, dans la gestion directe des terres, des charges seigneuriales et des fonctions juridiques d’autorité locale. Plusieurs générations exercent la justice sur leurs terres en tant que seigneurs, baillis ou officiers royaux, dans une tradition de médiation, d’administration et de préservation de l’ordre social. L’exercice de la justice seigneuriale au sein de domaines comme La Calabrière ou le Vieux-Bellesme témoigne d’une compétence juridique transmise, d’une capacité d’arbitrage enracinée dans la coutume, et d’un sens aigu de la responsabilité territoriale. Ces fonctions ne sont pas seulement honorifiques : elles impliquent la régulation des droits d’usage, des litiges agraires, des obligations féodales, et des devoirs d’assistance envers les plus faibles.
La transmission s’étend également aux savoirs, aux biens, aux titres et à la mémoire. Elle s’appuie sur des mariages soigneusement choisis, des successions ordonnées, et une fidélité aux principes agnatiques. À travers les actes notariés, les alliances foncières, les charges héritées ou négociées, la famille Le Breton assure un relais de l’autorité dans le respect des traditions locales et des institutions monarchiques. Elle incarne une noblesse de charge, ancrée dans la gestion quotidienne du bien commun rural et dans la continuité du droit coutumier.
Foi & clergé[modifier | modifier le wikicode]
La lignée compte plusieurs membres engagés dans la vie religieuse, témoignant d’un enracinement chrétien ancien et d’un service spirituel structurant. Des prêtres de paroisse, des chapelains, des moines bénédictins et des administrateurs de maladreries sont attestés dans différentes branches de la famille. Ces figures religieuses ne relèvent pas uniquement du domaine privé : elles sont des acteurs sociaux, éducatifs et médicaux, dans un monde où l’Église structure la vie collective.
Leur rôle dépasse la célébration des sacrements : ils participent à l’encadrement moral, à l’éducation, à l’assistance des pauvres, à la gestion des biens ecclésiastiques et à la transmission de la foi dans des contextes parfois troublés (peste, guerre, famine). Certains membres veillent à l’entretien des chapelles seigneuriales, à la fondation de messes anniversaires ou à la protection des confréries. Par leur engagement, ils prolongent dans le domaine spirituel la mission sociale du lignage.
Service militaire & public[modifier | modifier le wikicode]
Du Moyen Âge jusqu’à l’époque moderne, la famille Le Breton contribue activement à la défense du royaume et au fonctionnement des institutions royales. La présence d’un Guillaume Le Breton comme commandant du château de Caen durant la période critique de 1419 à 1423, alors que la Normandie est disputée entre Armagnacs et Anglo-Bourguignons, souligne une fidélité militaire au service du roi dans des temps de crise. D'autres membres sont baillis, officiers d’infanterie, lieutenants ou colonels de dragons, assumant des fonctions de terrain ou de commandement.
Leur loyauté s’exerce dans un cadre à la fois territorial (défense de la province) et monarchique (service de la couronne). En acceptant ces charges parfois périlleuses, ils prennent part au maintien de la paix, à la défense des routes et des communautés, et à l’affirmation de l’autorité royale dans les provinces. Ce service de l’épée et de l’uniforme renforce la légitimité d’un lignage qui, sans jamais prétendre à la noblesse d’épée, en assume pourtant les devoirs fondamentaux.
Culture & sciences[modifier | modifier le wikicode]
La culture familiale s’enracine dans l’apprentissage des disciplines nécessaires à la gestion, à la foi et au service. La formation des membres de la lignée dans les domaines juridiques, théologiques ou militaires traduit une culture de responsabilité, transmise en actes plus qu’en traités. Le savoir juridique, indispensable à l’exercice des charges seigneuriales et à la gestion des biens, est transmis à travers l’expérience, les documents notariés et les usages coutumiers.
Chez les membres ecclésiastiques, la culture théologique et canonique est au cœur de l’engagement. Le lien entre foi et instruction est manifeste. Chez les militaires et les administrateurs, la formation tactique, l’art de la guerre, la stratégie de défense territoriale ou la logistique sont également présents. On observe une capacité de synthèse entre la tradition orale, la mémoire des anciens et l’usage pragmatique du savoir. Cette culture intégrée à la vie quotidienne est un vecteur de stabilité sociale, de commandement juste, et de continuité.
Philanthropie & initiatives sociales[modifier | modifier le wikicode]
Sans afficher une philanthropie spectaculaire ou ostentatoire, la lignée Le Breton exerce un rôle constant dans la protection des populations rurales, l’entretien des édifices religieux, la gestion des maladreries et la régulation des crises locales (pénuries, épidémies, conflits de voisinage). Loin des grandes fondations parisiennes ou des salons mondains, leur engagement prend la forme d’un devoir de proximité, enraciné dans les besoins concrets des communautés rurales.
Les seigneurs de La Calabrière, par exemple, veillent à la régulation des usages collectifs (bois, pâturages, eaux), à la protection des paysans, à l’aide aux veuves ou aux enfants pauvres, souvent en lien avec les curés locaux. La lignée agit ainsi comme relai naturel des principes de subsidiarité et de charité chrétienne, dans une société encore fondée sur les solidarités verticales. À ce titre, leur action constitue un véritable service du Bien Commun à l’échelle territoriale, incarné dans les structures sociales de l’Ancien Régime.
Alliances[modifier | modifier le wikicode]
La lignée Le Breton, solidement implantée en Normandie, en Bretagne et dans le Centre-Ouest, s’est alliée au fil des générations à des familles issues des principales strates des élites d’Ancien Régime : noblesse d’épée, noblesse de robe, notabilité rurale, haute bourgeoisie administrative et familles d’érudits. Ces unions, loin d’être purement stratégiques, témoignent d’une double dynamique de fidélité au territoire et d’élévation par les services rendus. Elles traduisent une vision familiale centrée sur l’enracinement, la transmission, l’engagement dans les affaires publiques ou religieuses, et le maintien d’une légitimité sociale fondée sur l’exemplarité.
On observe dans ces alliances un souci de continuité des charges (bailliages, commandements militaires, offices judiciaires ou ecclésiastiques), mais aussi un soin particulier porté à l’intégration dans les réseaux locaux d’influence. Les mariages ont souvent permis la consolidation de seigneuries (comme La Calabrière, le Vieux-Bellesme), l’agrandissement de patrimoines fonciers, l’accès à des charges nouvelles ou la stabilisation de positions de pouvoir, dans le respect des hiérarchies sociales traditionnelles.
Certaines familles alliées appartiennent à l’ancienne chevalerie féodale, d’autres à la noblesse provinciale de robe. D’autres encore se distinguent par leur contribution aux lettres, à l’administration royale, ou à la vie religieuse et hospitalière. Ces alliances ont permis à la lignée Le Breton de maintenir une identité forte, de s’ouvrir aux évolutions des institutions monarchiques, et de transmettre une culture du devoir enracinée dans la stabilité des générations.
Les principales alliances connues sont les suivantes :
- de La Luzerne — Famille noble normande d’ancienne extraction chevaleresque, mentionnée dès le XIIIe siècle. Ses membres ont occupé des fonctions militaires et épiscopales. Cette alliance renforce l’ancrage du lignage Le Breton dans la noblesse d’origine féodale.
- de Rouvres — Lignée terrienne de l’Orne, liée à la seigneurie du Vieux-Bellesme. Cette union favorise la consolidation des droits seigneuriaux autour de La Calabrière.
- de Gaigné — Famille de magistrats et d’officiers locaux, active dans l’administration provinciale. Elle reflète la montée en influence par les charges.
- Affagart — Maison mêlant tradition militaire et cléricale. Certains membres ont été chapelains ou officiers. L’alliance renforce la continuité des deux vocations fondatrices de la lignée Le Breton.
- de Thiboutot — Maison normande ayant donné des conseillers du roi, des militaires et des gestionnaires de domaine. Elle illustre la convergence entre service du roi et gestion seigneuriale.
- Dutens — Famille d’administrateurs, de lettrés et parfois de savants. Elle témoigne de l’ouverture à une culture du mérite éclairé et à l’ascension par l’intelligence des charges.
- Le Jay — Famille de la bourgeoisie parisienne de robe, alliée à plusieurs lignées d’hommes de loi. Elle témoigne d’une insertion dans le monde judiciaire et parlementaire.
- de Gislain — Lignée d’origine flamande ou picarde, symbolisant une ouverture vers les Flandres françaises, avec des liens possiblement militaires ou commerciaux.
- Parseval des Chênes — Maison d’inspiration nobiliaire, parfois militaire, active dans les charges d’intendance ou dans les compagnies territoriales.
- Barthomier — Famille rurale notable, engagée dans la gestion foncière et l’encadrement des communautés villageoises.
- de Croix — Famille noble provinciale, liée à l’encadrement seigneurial dans le Nord-Ouest. Elle reflète la persistance des structures nobiliaires locales.
- de Brisard — Maison vraisemblablement originaire de l’Est ou du Centre, attachée à des charges judiciaires ou hospitalières.
- de Lunel — Famille méridionale ayant servi l’administration royale ou les charges consulaires. Elle introduit une tonalité méridionale dans les réseaux d’alliance.
- de Tascher — Branche peut-être liée à la maison Tascher de La Pagerie, qui donnera l’impératrice Joséphine. Une alliance remarquable si elle est confirmée.
- de Serizay — Maison poitevine ancienne, attachée à la chevalerie et à la défense des provinces.
- de Bellezaise — Famille armoriée, active dans les milices royales, les compagnies de province ou les charges subalternes d’intendance.
- de Cissay — Famille militaire du Centre-Ouest, ayant servi dans les régiments du roi ou les compagnies franches.
- de Musset — Maison de notaires, de lettrés ou de juges, probablement alliée à la noblesse de robe. Elle témoigne d’un lien entre culture, droit et transmission.
Ces alliances ne forment pas une simple généalogie matrimoniale : elles structurent l’identité de la lignée, fondent sa continuité et permettent sa participation à l’ordre monarchique et chrétien traditionnel. Par ces unions, le nom Le Breton s’est inscrit dans une cartographie du pouvoir noble et lettré, conjuguant ascendance, service, ancrage et exemplarité. Elles illustrent la vocation de la famille à incarner une élite au sens originel : celle qui est appelée à servir.
Demeures et ancrages patrimoniaux[modifier | modifier le wikicode]
Au fil des siècles, la lignée Le Breton s’est enracinée dans un réseau de demeures, de terres seigneuriales et de villages qui ont constitué autant de foyers d’influence, de responsabilités et de mémoire. Ces lieux ne sont pas de simples résidences : ils incarnent l’histoire vivante de la famille, la transmission des charges locales, l’exercice de la justice seigneuriale, le service spirituel et la continuité territoriale.
Chaque ancrage géographique témoigne d’un rôle précis dans l’organisation sociale de la province : protection des tenanciers, perception des droits, entretien des édifices, arbitrage des litiges, encadrement paroissial ou militaire. Les terres liées au nom Le Breton dessinent une géographie du service et de l’autorité enracinée, notamment dans les départements actuels de l’Orne, de l’Eure-et-Loir et du Loir-et-Cher.
Voici les principaux foyers patrimoniaux associés à la lignée :
- La Calabrière — Demeure historique de la lignée, située au Gué-de-la-Chaîne (Orne), fief principal des Le Breton pendant plusieurs générations. Elle a été le siège de leur autorité seigneuriale et judiciaire. Lieu emblématique, La Calabrière fut le cadre de la gestion foncière, des arbitrages locaux et de l’exercice concret du pouvoir rural.
- Vieux-Bellême — Localité associée à l’ancien territoire de la seigneurie de Bellême. La branche des Le Breton dite « du Vieux-Bellême » y est attestée dans les charges et l’encadrement rural. Ce site constitue un haut lieu de leur implantation historique, ancré dans la tradition chevaleresque et féodale du Perche.
- Rocé — Village situé dans le Loir-et-Cher, où l’on trouve des traces de présence de la lignée, notamment au XIXe siècle. Rocé témoigne de l’extension géographique progressive du lignage vers d'autres provinces et d’une capacité d’adaptation aux évolutions sociales et foncières postrévolutionnaires.
- Vaunoise — Commune du Perche normand (Orne), voisine des autres terres familiales. Elle s’inscrit dans le même tissu rural où la famille exerçait fonctions et autorité. Elle représente la stabilité d’une présence territoriale fidèle.
- Dillonvilliers — Lieu de résidence ou d’alliances, peu documenté mais associé aux ramifications de la famille dans la sphère rurale locale. Il témoigne d’un maillage territorial ancien de la petite seigneurie.
- Aunainville — Commune d’Eure-et-Loir où la lignée est également attestée, notamment par des liens de propriété ou de parenté. Elle marque une étape dans la projection vers le nord du Centre-Val de Loire.
- La Salle — Nom de fief ou de domaine associé à certains membres du lignage. Il pourrait s’agir d’un lieu de résidence seigneuriale ou d’un toponyme désignant une maison noble ou un ancien manoir.
- Bellême — Ville historique du Perche, ancien chef-lieu féodal d’une puissante seigneurie. La proximité entre la famille Le Breton et Bellême souligne leur rattachement à une tradition féodale ancienne et leur implication dans les cercles d’autorité de la région.
- La Chapelle-d’Aunainville — Commune proche d’Aunainville, dans laquelle la famille possédait sans doute des droits ou des terres. Ce prolongement territorial illustre le maintien de l’autorité foncière au sein de petits bourgs dynamiques.
- Saint-Martin-du-Vieux-Bellême — Paroisse du Perche, mentionnée dans plusieurs actes anciens, où la famille exerce probablement des fonctions religieuses ou seigneuriales. Elle renforce le lien profond entre la lignée et l’espace bellêmois, déjà structurant au Moyen Âge.
À travers ces lieux, c’est une géographie du Bien Commun qui se dessine. La famille Le Breton n’y a pas seulement habité, mais y a exercé des charges, structuré des communautés, géré des droits et transmis des responsabilités. Ces demeures, pour certaines disparues, restent les jalons d’une mission pluriséculaire : celle d’une noblesse locale fidèle, enracinée, discrète, mais constante dans le service.
Bibliographie et sources[modifier | modifier le wikicode]
- Base Roglo (roglo.eu)
- Archives notariales et paroissiales de l’Orne et de l’Eure-et-Loir
- Contrats de mariage, dispenses de consanguinité, registres ecclésiastiques
- Sources seigneuriales et militaires
Conclusion[modifier | modifier le wikicode]
La famille Le Breton incarne une lignée d’autorité mesurée, de fidélité institutionnelle et de service continu au Bien Commun. Par la stabilité de ses engagements, la diversité de ses fonctions et la profondeur de son enracinement, elle illustre pleinement la vocation des lignées historiques selon la doctrine ALFI.
Mention légale (SCRIPT ALFI)[modifier | modifier le wikicode]
Sources : ce Thésaurus utilise des données issues de Roglo (roglo.eu) et de sources publiques fiables. Les données factuelles (dates, filiations, lieux) sont utilisées à des fins documentaires. Le texte, la structure, la sélection, l’organisation, les titres et la mise en forme relèvent du travail original de l’ALFI et sont protégés par la licence CC BY-SA 4.0. Reproduction et diffusion autorisées avec citation : « Thésaurus Agnatique ALFI – Famille Le Breton ». Toute correction factuelle issue d’une source fiable peut être intégrée sur demande, conformément à la charte éditoriale du Wiki ALFI.