« LIGNÉES, TRANSMISSION ET BLASONS » : différence entre les versions

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== Gala : « Lignées, transmission et blasons » ==
== Gala : « Lignées, transmission et blasons » ==
''Cercle de l'Union Interalliée, 2024''
''Cercle de l'Union Interalliée, 10 juin 2024''
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'''Présentation par Thierry Prouvost'''
'''Présentation par Thierry Prouvost'''
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« Le peuple qui a fait alliance avec Dieu au fond du baptistère de Reims se repentira et retournera à sa première vocation. Un jour viendra où la France, comme Saül sur le chemin de Damas, sera enveloppée d'une lumière céleste. Tremblante et étonnée, elle dira : "Seigneur, que voulez-vous que je fasse ?" Et il lui sera dit : "Va porter comme par me passé mon nom devant tous les peuples et tous les rois de la terre." »
« Le peuple qui a fait alliance avec Dieu au fond du baptistère de Reims se repentira et retournera à sa première vocation. Un jour viendra où la France, comme Saül sur le chemin de Damas, sera enveloppée d'une lumière céleste. Tremblante et étonnée, elle dira : "Seigneur, que voulez-vous que je fasse ?" Et il lui sera dit : "Va porter comme par me passé mon nom devant tous les peuples et tous les rois de la terre." »
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=== Intervention de Romée de la Poëze d'Harambure ===
=== Intervention de Romée de la Poëze d'Harambure ===

Dernière version du 10 septembre 2026 à 06:23


Gala : « Lignées, transmission et blasons »[modifier]

Cercle de l'Union Interalliée, 10 juin 2024

Présentation par Thierry Prouvost

Chers amis,

Quelle joie de nous revoir tous pour ce dixième anniversaire du Paris du Nord, émanation de « Pour vous les princes, pour vous les princesses », un moment dédié au thème somptueux : lignée, transmission et blason.

Ce soir, nous avons le privilège de recevoir des invités éminents qui incarnent ces concepts par leurs histoires et leurs travaux.

Son destin l'a conduit à épouser la princesse Anita de Hohenberg, arrière-petite-fille de l'archiduc François-Ferdinand d'Autriche, assassiné lors de l'attentat de Sarajevo.

Romée, après son engagement auprès des commandos marines ou ses activités immobilières, nous partagera sa vision de l'histoire de ces deux pays de cœur, ses contributions culturelles, notamment à travers ses poèmes et récits familiaux.

Ensuite, nous entendrons Isabelle de Brémond d'Ars, petite-fille du célèbre Jean d'Ormesson, défendu par son ancêtre, Olivier d'Ormesson. Éditrice, elle présentera sa dernière parution, « Envers et la devise », que son auteur, Romée d'Harambure, dédicacera ou continuera à dédicacer avec son illustratrice, Chantal de Crissey.

Chantal Maigrot de Crissey, artiste spécialisée dans la peinture animalière et scènes équestres, nous parlera de son parcours exceptionnel. Ses collaborations avec Hermès et ses nombreuses publications ont fait d'elle une figure incontournable de l'art équestre. Elle nous contera une de ses petites histoires qui en font la croix.

Nous avons également le plaisir d'accueillir Véronique Fourcaud, chanteuse remarquable, qui interprétera les mélodies de la Belle Époque et continuera à le faire avec son partenaire de longue date, le pianiste Fabrice Coccitto.

Leur répertoire léger et plein d'esprit promet de continuer à ravir notre public ce soir.

Les notions de pérennité, d'excellence, de fierté, de rayonnement et de générosité sont au cœur de notre thème.

Ces valeurs, incarnées par nos invités, ne se limitent pas à la simple généalogie ou à la possession de titres familiaux, mais s'étendent au savoir et aux compétences transmis de génération en génération, une fantastique distillation.

Elle souligne l'importance de la continuité, de l'hommage aux ancêtres, de la quête d'excellence et du partage pour le bien commun.

Permettez-moi, à mon tour, d'illustrer le thème du jour, lignée, transmission et blason, par ma propre démarche de vie.

En exemple, cette synthèse écrite en 2011 est dédiée à Mgr le Prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou, chef de la Maison royale de France. Ce collage résume en quelque sorte le texte que vous allez écouter.

« Suite à un parcours long et atypique consacré à cette recherche à travers l'art, la généalogie, la philosophie, l'histoire, la théologie, le marché de l'art, le marché du mobilier historique à Paris, j'ai créé l'agence de communication et d'événementiel « Pour vous les princes », spécialisée dans la communication et les événements politiques dans les plus beaux lieux historiques.

Le nom de cette agence est le fruit de mes études de théologie, et il est synthétisé par la sphère de mon logo.

Tout être est transcendé par ses transcendants : l'être égale l'un qui égale le vrai qui égale le bien, et on peut rajouter égale l'amour égale Dieu.

Le beau, lui, est une résultante de ces transcendantaux. Une fois ces transcendantaux replacés au cœur de chacun, en tant que créature, dans le cadre de son parcours de vie, alors peuvent s'épanouir les attributs de l'être.

Pour l'être humain, il s'agit des qualificatifs de prince ou de princesse au sens spirituel et terme, c'est-à-dire en fait toutes les qualités qu'on peut y observer.

La sphère représente donc l'être dans sa plénitude. Mais mon œuvre de communication réside dans mes douze ouvrages sur la famille de mon père, les Prouvost et alliés (6 000 pages), et sur la famille de ma mère, les Virnot, Virnot de Lamissart et alliés (2 800 pages).

Cette œuvre d'exhumation, d'inspiration, de synthèse et surtout d'ordonnancement, vous pourrez en juger en allant voir mes sites http://www.thierryprouvost.com et http://www.dianadelansart.com.

Les ouvrages sont achevés, édités comme des livres d'art luxueux. Je fais donc l'œuvre que les monarques n'ont pas faite depuis 200 ans, ce qui a laissé les familles orphelines et sans jardiniers, la République ne se considérant pas comme compétente pour l'armoirie et la concession des armes, ceci relevant du fait du prince.

J'ai franchi impétueusement le 15 août 2008 les terres largement en friche de mes aïeux et alliés et j'ai commencé à user de ma formation en contemplant et étudiant.

Alors j'ai pu découvrir la beauté du tracé de ces parcs et de ces demeures patriciennes à la bourguignonne, à la flamande, à la française.

J'ai pu distinguer sous les mauvaises herbes et les a priori la beauté des chaînes tutélaires que sont les grands ancêtres, ces toiles qui ne demandaient qu'à retrouver leurs couleurs, la rectitude des années de dévouement, de consécration, de création, d'instruction dans la cité, ou le charme des dessins plus artistiques de la vie en société.

Et alors mes ancêtres apparurent un à un, me présentant leurs illustrations et donc leur rapport à Dieu et à la cité.

Ils se rassemblèrent toujours plus nombreux et commencèrent à collaborer avec moi, m'apportant leur amour, leur fidélité, leurs œuvres. Et chaque jour apporte son lot de trésors.

Le 15 août 2009, date du premier anniversaire de ce récit, ils dévoilèrent leur merveilleuse Manufacture royale du Dauphin, créée au XVIIIe siècle et dont j'ai repris la marque ManufactureduDauphin.com.

Aujourd'hui, c'est l'inspiration qu'ils m'apportent pour venir vous parler.

Ma famille a été représentative des deux voies que représenta la Grande Révolution. La famille de ma mère, les Virnot et les Virnot de Lamissart, était composée au XVIIIe siècle de deux frères très fortunés et influents à Lille qui incarnent chacun les deux options : la transcendance en la personne du noble Charles-Louis Virnot de Lamissart, dont la descendance appartient encore aujourd'hui à l'ancienne noblesse, et le pragmatisme plus commun du XIXe siècle qui s'ouvre en la personne d'Urbain-Dominique Virnot, dont la descendance masculine perdure.

La famille de mon père restera très longtemps monarchiste, jusqu'à mon père et moi-même. Je ressens la défection de la monarchie depuis plus de 150 ans en France tel un orphelin, et je regarde la division centenaire des deux branches de la famille royale française comme un scandale au sens évangélique du terme.

J'ai donc appris depuis toujours à m'aider et à me servir par moi-même pour servir à mon tour. Le fruit de mes deux ouvrages familiaux est d'avoir ordonné cette centaine de familles patriciennes des Flandres lilloises, personne ni aucune institution ne daignant les observer avec une juste transcendance.

Avant, on me regardait, en tant que membre de ces familles, comme un industriel de la chaussette. Aujourd'hui, je reçois dans les deux demeures ancestrales restaurées que sont mes sites, et j'ai pu regrouper les caractéristiques uniques de ces familles depuis 700 ans au patrimoine vivant de la civilisation, en facilitant aux autres la vue aérienne des illustrations et des dévouements.

Ce soir, nous rendons également hommage à l'Association d'entraide de la noblesse française, fondée en 1932. Tant en France qu'à l'international, l'ANF continue de jouer un rôle de passeur de valeurs, enrichissant les générations actuelles et futures.

Récente et complémentaire, la respectueuse petite sœur de l'ANF, l'ALF (Association des Lignages de France), vise à sensibiliser chacun au fait qu'il est à la tête du magnifique patrimoine immatériel de ses ancêtres, et elle tend la main aux lignées qui n'ont pas encore constitué leur synthèse.

Au cœur de l'ALF se trouve la construction des Thésaurus agnatiques. Thésaurus comme trésor, et agnatique pour la lignée du père : le père du père, etc. Une synthèse sur une, deux ou trois pages, comme un article de Wikipédia, que chaque lignée rédige en rassemblant tous les porteurs du nom apparentés et ce en quoi ils ont servi le bien commun.

Ce n'est donc pas du tout un travail simplement généalogique, car le service du bien commun est le premier caractère distinctif des vraies élites. Chaque famille élaborant son propre thésaurus témoigne de son histoire, de ses valeurs et surtout de son propre rayonnement envers le bien commun, illustrant ainsi la continuité et l'évolution de la notion de vrai pays.

L'ALF propose de faire précéder ces Thésaurus par un blason existant ou créé aux strictes règles héraldiques comme une narration vivante et liée, renforçant leur rôle au sein de la société contemporaine.

De plus, l'ALF promeut un nom de famille unique par lignée si les noms sont trop répandus (comme Durand), en gardant le nom d'origine comme identité sacrée mais en y adjoignant la particule ou un autre nom relié par un trait d'union, renforçant ainsi l'identité personnelle et la fierté familiale.

On connaît le nom Durand, mais on connaît le nom Durand-Ruel qui correspond à une famille bien précise. Un nom avec trait d'union sera désormais synonyme de pérennité, de bienfaisance et d'honneur.

La demande de reconnaissance et d'ordonnancement des lignées est considérable et internationale.

Chaque pays a donc à sa tête un chancelier qui coordonne l'inventaire de tous les lignages et qui veille à la réalisation du nom unique. Il y a déjà des pré-chanceliers au Brésil, au Liban, en Espagne, en Italie, et des vice-chanceliers par région si le pays est très vaste.

En embrassant et en promouvant ces valeurs, l'ALF ne se contente pas de préserver le passé, elle forge un avenir où la noblesse et l'esprit de noblesse sont perçus plus que jamais comme un idéal élevant, comme une force vivante et dynamique.

L'ALF illustre la capacité de la noblesse traditionnelle à s'adapter et à rester pertinente dans le monde moderne, en mettant en avant le rôle crucial des lignages dans la perpétuation des valeurs et dans le service de la communauté.

Les conséquences civilisationnelles, sociétales, familiales, psychologiques et personnelles sont considérables, établissant chacun dans la fierté de sa vie et de sa bienfaisance, consignée par son thésaurus agnatique au blason symbole de son lumineux service au bien commun.

J'aimerais conclure cette première partie par une découverte récente : le S.A.G.E. Initié par des membres provenant du World Economic Forum qui aspirent à la liberté fondamentale de la pensée plutôt qu'aux projets de standardisation, ce forum vise à préserver et valoriser l'héritage du Gotha international complété par l'excellence au service du bien commun, tout en s'inscrivant dans une perspective globale.

Le véritable cœur de ce symposium réside dans l'engagement actif et sincère de ses membres. Composé d'un réseau d'influence internationale, le symposium opère comme un think tank dynamique.

Ses outils de communication sont des instruments cruciaux qui permettent la diffusion de perspectives innovantes, l'émulation de liens économiques et des propositions de solutions alternatives aux problèmes sociétaux majeurs.

En tant que cercle exclusif, le symposium offre un cadre exceptionnel où les membres participent à des dialogues, des réflexions stratégiques et des réalisations significatives. Cette combinaison unique de tradition et d'innovation positionne ce cercle comme un Gotha renouvelé par son leadership, prêt à relever les défis du XXIe siècle.

Célébrons ensemble ces lignées, transmission et blason, qui font la richesse de notre héritage culturel.

Je voudrais vous lire une dernière phrase prononcée par MGR Delassus en 1911 :

« Le peuple qui a fait alliance avec Dieu au fond du baptistère de Reims se repentira et retournera à sa première vocation. Un jour viendra où la France, comme Saül sur le chemin de Damas, sera enveloppée d'une lumière céleste. Tremblante et étonnée, elle dira : "Seigneur, que voulez-vous que je fasse ?" Et il lui sera dit : "Va porter comme par me passé mon nom devant tous les peuples et tous les rois de la terre." »

Intervention de Romée de la Poëze d'Harambure[modifier]

Merci beaucoup.

Votre initiative nous permet de rendre hommage à tous ceux dont nous portons les gènes et qui s'expriment par les talents qui nous sont donnés.

Et même si nous ne sommes jamais responsables du passé comme on peut nous le faire croire, nous sommes toujours responsables de l'avenir avec ce qui nous a été donné.

L'Autriche est ce qui reste, disait Georges Clemenceau, après l'avoir dépecée au traité de Saint-Germain, ce qui l'obligea plus tard à rejoindre l'Allemagne.

Aujourd'hui, l'Autriche est déchirée entre les anciens pays de l'Est et l'Europe, dont elle profite.

C'est un pays très proche de la France. Outre le fait que la langue allemande d'Autriche soit remplie de mots français, elle a subi l'influence italienne.

À défaut d'avoir le savoir-vivre français qu'elle nous envie parfois, elle a remplacé cela par la musique. C'est ainsi qu'on associe les grands compositeurs comme Mozart, Beethoven et Bach à cette culture, et qu'ils ont laissé d'autres figures à l'histoire.

Le petit village où j'habite, d'à peine 1 200 habitants, dispose d'une piscine, d'une école de musique et bien entendu d'une fanfare habillée en costume traditionnel.

Le jour de la fête de Saint-Joseph, patron des travailleurs, l'église pavoise aux couleurs du Vatican et sur le toit flotte le drapeau rouge et blanc.

C'est juste un pays qui intègre son histoire dans la vie moderne. C'est un pays neutre en Europe, sans droits de succession importants sous certaines conditions, un véritable pays de cocagne.

Quand je me suis marié, je pensais qu'on reprochait aux Français d'avoir coupé la tête de Marie-Antoinette ou d'avoir mal traité Marie-Louise. En revanche, ce qu'on nous rappelle, ce sont les boulets de canon qui tombaient sur Vienne et qui étaient frappés des fleurs de lys, François Ier ayant fait alliance avec les Ottomans.

Les relations entre la France et l'Autriche sont celles de deux sœurs qui s'aiment et se chamaillent.

Quand la dernière des Habsbourg, Marie-Thérèse, épouse François de Lorraine, cela donne lieu à la Pragmatique Sanction qui reconnaît l'unité de l'Autriche.

Mais vient notre empereur Napoléon et sa Grande Armée qui bat les troupes autrichiennes. Résultat, l'empereur François II du Saint-Empire romain germanique, ayant peur de la tournure des événements, dissout le Saint-Empire et devient François Ier d'Autriche.

Cela nous montre l'importance des symboles. Mais comme l'Autriche sait aussi se servir de son lignage, elle finit par donner l'archiduchesse Marie-Louise à Napoléon pour assurer la paix.

Sur le plan de la symbolique, l'aigle remplace le lys. Puis le congrès de Vienne se chargera de remodeler l'Europe.

En attendant, la France se cherche pour finalement terminer avec la chute de Napoléon III. Entre-temps, la suite de drames familiaux en Autriche aura des conséquences majeures : Maximilien est fusillé au Mexique, le prince héritier Rodolphe meurt à Mayerling, l'impératrice Sissi est assassinée, jusqu'à l'attentat contre l'héritier du trône et son épouse à Sarajevo.

Cet événement aura pour conséquence la Première Guerre mondiale et la chute de trois empires.

Si le lignage c'est le sang et la transmission c'est l'histoire, le blason est la symbolique des deux, capable de supporter tous les tumultes de l'histoire.

Le fonds familial que François de Lorraine a constitué avec le dédommagement reçu pour renoncer à ses droits sur la Lorraine fera l'objet des réclamations d'Otto de Habsbourg, lequel chargera son oncle, le duc de Hohenberg, des négociations.

Le nom Hohenberg est un exemple frappant. Rodolphe, le tout premier Habsbourg, fut élu empereur grâce à l'influence de sa femme, Gertrude de Hohenberg.

En 1900, quand l'archiduc héritier François-Ferdinand veut épouser la comtesse Sophie Chotek, il doit convaincre l'empereur qui le lui interdit en raison des statuts de la maison impériale.

Pour montrer qu'il acceptait finalement ce mariage morganatique, l'empereur ressortit le titre de Hohenberg, symbole du tout premier empereur de la famille.

Les enfants Hohenberg étaient bénéficiaires du fonds familial. Orphelins, leur tuteur, le prince Thun, va voir l'empereur Charles pour lui faire comprendre qu'il serait préférable de les dédommager en échange d'une renonciation à leurs droits sur le fonds familial.

Ils reçoivent des immeubles à Vienne et des terres en Styrie. Trois mois plus tard, c'est la chute de l'Empire et la nationalisation du fonds familial, dont les enfants Hohenberg seront ainsi préservés.

En Tchécoslovaquie, où les Hohenberg avaient des propriétés dont le château de Konopiště, les biens furent confisqués en 1920.

En 1991, des démarches ont été entreprises pour trouver des solutions concernant ce patrimoine historique.

Ma fille Alix, qui est architecte d'intérieur, a réaménagé le musée du château d'Artstetten en racontant l'histoire par une suite d'anecdotes.

Cela va de la facture du tatouage que François-Ferdinand s'était fait faire au Japon jusqu'aux objets personnels de la famille.

Et pour rappeler l'internement du duc de Hohenberg et de son frère à Dachau, elle a scénarisé la présentation des bustes de l'époque avec pédagogie et mémoire.

Partout dans la demeure, lignage et transmission y sont respectés, et l'on y parle français comme il se doit.

(Intermède musical)

« Un jour sur le boulevard, j'allais traverser, dans une Deux-Chevaux je t'ai vu passer. Avec un sourire, tu dis : "Il y a de la place, ça vous plairait-il que je vous emmenasse ?" Bref, je suis montée sans savoir pourquoi...

Alors certes, j'aurais dû dire non, non, non, mais voilà, j'ai dit oui, oui, oui... »

Intervention d'Isabelle de Brémond d'Ars[modifier]

Je vous propose un parcours pour entrevoir ces lignées aux armes sombres guidées par l'intégrité et la loyauté.

Pour ce faire, je citerai un extrait d'ouvrage écrit par mon grand-père concernant nos ancêtres. Ils étaient d'une grande intensité, réfractaires aux séductions de la cour. Certes, ils ont été appelés aux grandes charges, mais pour y servir, car aucun n'était guidé par l'ambition, ayant l'honneur d'un devoir.

Leur idéal était de travailler constamment à la grandeur de l'État et de mettre leur indépendance au service de la justice.

L'éclat des sceaux et la puissance des ministères les effrayaient, à telle enseigne que mon aïeul André d'Ormesson refusa la charge de chancelier.

Et son fils Olivier dira : « Ce qu'il y eut d'admirable en mon père, c'est d'avoir approché les rois sans médiateur, d'avoir amassé des biens sans avarice, d'être parvenu aux grandes charges sans ambition et d'avoir bâti une bonne maison avec peu de matière. »

Mais avec l'avènement de Louis XIV et les traumatismes de la Fronde, le contexte politique change.

C'est dans ce cadre qu'intervient le surintendant Nicolas Fouquet. Parvenu au sommet de sa gloire, il offre au roi la fête somptueuse de Vaux-le-Vicomte le 17 août 1661.

Tant de splendeur attire la méfiance du monarque. Cela débouchera sur le procès du surintendant.

Ce procès fut une affaire politique. Colbert agissait au nom du roi, tandis qu'Olivier d'Ormesson, magistrat et rapporteur du procès, ne obéissait qu'à sa conscience.

En dépit des pressions, des menaces et des tentatives d'intimidation, Olivier d'Ormesson tint bon.

Son intégrité s'illustre dans cette réplique célèbre : « Sire, la Cour rend des arrêts, non des services. »

Olivier d'Ormesson opina pour le bannissement perpétuel et la confiscation des biens, écartant la peine de mort pour crime de lèse-majesté.

Par ce procès retentissant, la magistrature posa un acte d'indépendance de la justice décisif pour l'histoire des institutions.

Disgracié par le roi, Olivier d'Ormesson se retira sur ses terres où il reçut la visite des grands esprits de son temps : Madame de Sévigné, Racine, Boileau, La Fontaine.

Quelques années plus tard, le Roi-Soleil dira au fils d'Olivier : « Monsieur, tâchez d'être un honnête homme comme votre père. »

Au XXe siècle, mon grand-père Wladimir d'Ormesson vécut dans cette même demeure. Homme de lettres, diplomate, il devint membre de l'Académie française et fut ambassadeur de France près le Saint-Siège et en Argentine.

Nommé ambassadeur auprès du Saint-Siège en mai 1940, il fit preuve d'une grande intégrité durant les heures sombres de la guerre, refusant de servir le régime de Vichy et rejoignant la clandestinité.

Pour conclure sur une note plus légère concernant la famille d'Ormesson : durant l'invasion allemande en 1940, une partie de la famille se réfugia dans une propriété familiale dans le Sud.

Les jeunes cousins, dont le jeune Jean d'Ormesson, distrayaient la famille en organisant de fausses émissions de radio sous la table du hall, imitant les bulletins d'information avec un esprit désopilant pour détendre l'atmosphère malgré les angoisses de l'époque.

Le château d'Ormesson, situé à quelques kilomètres de Paris dans un grand parc, continue d'être entretenu par la famille et accueille de nombreux événements culturels.

Intervention de Chantal Maigrot de Crissey[modifier]

Mes chers amis réunis ici, vous connaissez votre descendance et votre ascendance.

Il me serait agréable de vous réserver une petite surprise. Saviez-vous que beaucoup d'entre nous partagent une ascendance remontant à Rodrigo Díaz de Vivar, plus connu sous le nom du Cid ?

Le Cid, appelé aussi « Campeador » (le Champion), était un chevalier et chef militaire du XIe siècle devenu prince de Valence. Il épousa Chimène, fille du comte d'Oviedo.

Condamné un temps à l'exil par le roi Alphonse VI, il servit différents princes avant de s'imposer comme une figure historique majeure.

De son mariage naquirent deux filles, Elvire et Sol. Après de nombreuses péripéties et alliances, la descendance du Cid s'est diffusée à travers de nombreuses lignées européennes.

Pendant des siècles, ses descendants servirent avec dévouement. Le Cid et Chimène sont présents dans la généalogie de nombreuses familles de France et de Navarre.

Leurs dépouilles reposent dans la cathédrale de Burgos. Son épée, Tizona, est conservée à Madrid, et des souvenirs historiques sont conservés dans divers musées.

C'est toujours un plaisir de constater ces liens généalogiques inattendus qui nous rassemblent lors de nos réunions.

(Intermède vocal et lectures d'hommages poétiques adressés aux familles présentées)

« Ce que tu dois est ton devoir, évite juste de décevoir. Fais toujours ce que tu peux... »

(Prestation musicale de mélodies de la Belle Époque, extraits d'opérettes et chansons du répertoire classique français interprétés par la cantatrice).

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