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==== Gouvernance et expansion outre-mer ====
==== Gouvernance et expansion outre-mer ====
* Hector d’Andigné de Grandfontaine (1627-1696), gouverneur de l’Acadie (1670-1673). Il structura l’administration coloniale et contribua à l’essor de la Nouvelle-France.   
L’engagement de la famille d’Andigné dans le service de l’État s’illustre dès le XVII<sup>e</sup> siècle par une participation active à l’administration coloniale française. 
'''Hector d’Andigné de Grandfontaine''' (1627-1696) fut nommé gouverneur de l’Acadie entre 1670 et 1673, à une période charnière de consolidation de la présence française en Amérique du Nord.
Son action s’inscrit dans l’effort de structuration administrative, militaire et civile de la Nouvelle-France, visant à assurer la stabilité institutionnelle, la défense du territoire et le développement des établissements français.   
Cette charge témoigne de la confiance accordée à la famille par la monarchie dans des fonctions de haute responsabilité.


==== Rôle des évêques d’Andigné ====
==== Rôle ecclésiastique et continuité pastorale ====
* François-Joseph d’Andigné (1684-1736), évêque de Dax.   
Plusieurs membres de la famille d’Andigné exercèrent des charges épiscopales majeures, inscrivant leur action dans la continuité institutionnelle de l’Église catholique en France. 
* Joseph-François d’Andigné de La Chasse (1724-1806), évêque de Léon, fidèle à l’Église traditionnelle face aux troubles révolutionnaires.   
 
* Louis-Jules-François-Joseph d’Andigné de Mayneuf (1756-1822), évêque de Nantes, acteur de la réorganisation post-Concordat.
* '''François-Joseph d’Andigné''' (1684-1736), évêque de Dax, assuma une mission pastorale marquée par l’administration diocésaine et la discipline ecclésiastique.   
* '''Joseph-François d’Andigné de La Chasse''' (1724-1806), évêque de Léon, demeura fidèle à l’Église traditionnelle durant les bouleversements révolutionnaires, maintenant la cohésion spirituelle de son diocèse dans un contexte de persécution religieuse.   
* '''Louis-Jules-François-Joseph d’Andigné de Mayneuf''' (1756-1822), évêque de Nantes, joua un rôle important dans la réorganisation ecclésiastique après le Concordat de 1801, contribuant à la restauration d’un cadre religieux stable après les ruptures révolutionnaires.


==== Fidélité monarchique et guerres de Vendée ====
==== Fidélité monarchique et guerres de Vendée ====
La famille d’Andigné incarne une fidélité monarchique constante, demeurant attachée à la légitimité royale.   
La famille d’Andigné incarne, sur plusieurs générations, une fidélité constante à la monarchie légitime.   
Cette fidélité s’exprima de manière éclatante pendant les guerres de Vendée (1793-1796, puis 1799), où plusieurs membres de la famille prirent part à l’insurrection catholique et royale.   
Cette fidélité trouva une expression décisive lors des '''guerres de Vendée''' (1793-1796, puis 1799), conflits nés de l’opposition à la déchristianisation et à la remise en cause de l’ordre politique traditionnel. 
Ils s’illustrèrent par leur résistance armée contre les troupes républicaines, incarnant la défense du trône et de l’autel. 
 
Cet épisode marque durablement la mémoire familiale et place la maison d’Andigné au cœur de l’histoire légitimiste en Anjou.
Plusieurs membres de la famille prirent part à l’insurrection catholique et royale, s’engageant dans une résistance armée face aux forces républicaines.   
Cet engagement, profondément enraciné dans la défense de la foi et de la légitimité dynastique, marque durablement la mémoire familiale et inscrit la maison d’Andigné parmi les acteurs majeurs du courant légitimiste en Anjou.


==== Service politique et administratif ====
==== Service politique et administratif ====
* Paul-Marie-Céleste d’Andigné de La Blanchaye (1763-1857) : maire, député, président du Conseil général de Maine-et-Loire, pair de France.   
Après la période révolutionnaire, la famille d’Andigné poursuivit son engagement au service de la chose publique par des fonctions civiles et politiques. 
* Louis-Gabriel-Auguste d’Andigné de Mayneuf (1763-1839) : maire, député, président du Conseil général de Maine-et-Loire.   
 
* '''Paul-Marie-Céleste d’Andigné de La Blanchaye''' (1763-1857) exerça successivement les charges de maire, député, président du Conseil général de Maine-et-Loire et pair de France, participant à la reconstruction institutionnelle du pays sous les régimes du XIX<sup>e</sup> siècle.   
* '''Louis-Gabriel-Auguste d’Andigné de Mayneuf''' (1763-1839) occupa également des fonctions de maire, de député et de président du Conseil général de Maine-et-Loire, incarnant une continuité d’engagement administratif local et national.
 
==== Service militaire et défense de la nation ====
Le service des armes constitue un autre axe majeur de l’engagement familial.   


==== Service militaire ====
* '''Louis d’Andigné de La Blanchaye''' (1765-1857), général.   
* Louis d’Andigné de La Blanchaye (1765-1857), général.   
* '''Guillaume Jean-Baptiste d’Andigné de Resteau''' (1771-1842), officier.   
* Guillaume Jean-Baptiste d’Andigné de Resteau (1771-1842), officier.   
* '''Charles d’Andigné de La Chasse''' (1791-1879), officier.   
* Charles d’Andigné de La Chasse (1791-1879), officier.   
* '''Léon d’Andigné''' (1821-1895), député et pair de France.   
* Léon d’Andigné (1821-1895), député et pair de France.   
* '''Maurice d’Andigné''' (1844-1926), officier.   
* Maurice d’Andigné (1844-1926), officier.   
* '''Geoffroy d’Andigné''' (1858-1932), député.   
* Geoffroy d’Andigné (1858-1932), député.   
* '''Fortuné d’Andigné''' (1868-1935), maire.   
* Fortuné d’Andigné (1868-1935), maire.   
* '''Hubert d’Andigné''' (1917-2005), résistant et officier.
* Hubert d’Andigné (1917-2005), résistant et officier.


=== Titres et distinctions ===
=== Titres et distinctions ===

Version du 24 décembre 2025 à 19:33

La famille d’Andigné est une famille subsistante de la noblesse française, d’extraction féodale, originaire d’Anjou. Connue dès le XIᵉ siècle et maintenue noble en 1667, elle a essaimé vers 1525 en Bretagne. Ses branches ont donné au royaume de France de nombreux conseillers au Parlement de Bretagne, des hommes politiques, des prélats et des officiers supérieurs. Son rôle fut marqué par une fidélité monarchique inébranlable, par un enracinement dans la terre angevine et par un engagement constant dans la défense du Bien Commun, notamment lors des guerres de Vendée.

Armoiries et devise

Blason de la famille d'Andigne
  • **Blason** : D’argent à trois aiglons de gueules au vol abaissé, becqués et membrés d’azur.
  • **Devise** : Aquila non capit muscas (« L’aigle ne prend pas les mouches »).
  • **Branches** : d’Angrie, de Grandfontaine, de Mayneuf, de La Blanchaie, de Resteau, de La Chasse, de Thévray.

Origines et filiation

  • Sorin d’Andigné, donateur à l’abbaye du Lion-d’Angers au XIᵉ siècle.
  • Son fils Renaud confirma cette donation.
  • La filiation suivie se rattache avec certitude à Geoffroy d’Andigné, chevalier et seigneur d’Andigné et d’Angrie.
  • Son fils puîné, Olivier, épousa Jeanne du Bois de la Cour et devint l’auteur commun des branches subsistantes.

Engagements au service du Bien Commun

Gouvernance et expansion outre-mer

L’engagement de la famille d’Andigné dans le service de l’État s’illustre dès le XVIIe siècle par une participation active à l’administration coloniale française. Hector d’Andigné de Grandfontaine (1627-1696) fut nommé gouverneur de l’Acadie entre 1670 et 1673, à une période charnière de consolidation de la présence française en Amérique du Nord. Son action s’inscrit dans l’effort de structuration administrative, militaire et civile de la Nouvelle-France, visant à assurer la stabilité institutionnelle, la défense du territoire et le développement des établissements français. Cette charge témoigne de la confiance accordée à la famille par la monarchie dans des fonctions de haute responsabilité.

Rôle ecclésiastique et continuité pastorale

Plusieurs membres de la famille d’Andigné exercèrent des charges épiscopales majeures, inscrivant leur action dans la continuité institutionnelle de l’Église catholique en France.

  • François-Joseph d’Andigné (1684-1736), évêque de Dax, assuma une mission pastorale marquée par l’administration diocésaine et la discipline ecclésiastique.
  • Joseph-François d’Andigné de La Chasse (1724-1806), évêque de Léon, demeura fidèle à l’Église traditionnelle durant les bouleversements révolutionnaires, maintenant la cohésion spirituelle de son diocèse dans un contexte de persécution religieuse.
  • Louis-Jules-François-Joseph d’Andigné de Mayneuf (1756-1822), évêque de Nantes, joua un rôle important dans la réorganisation ecclésiastique après le Concordat de 1801, contribuant à la restauration d’un cadre religieux stable après les ruptures révolutionnaires.

Fidélité monarchique et guerres de Vendée

La famille d’Andigné incarne, sur plusieurs générations, une fidélité constante à la monarchie légitime. Cette fidélité trouva une expression décisive lors des guerres de Vendée (1793-1796, puis 1799), conflits nés de l’opposition à la déchristianisation et à la remise en cause de l’ordre politique traditionnel.

Plusieurs membres de la famille prirent part à l’insurrection catholique et royale, s’engageant dans une résistance armée face aux forces républicaines. Cet engagement, profondément enraciné dans la défense de la foi et de la légitimité dynastique, marque durablement la mémoire familiale et inscrit la maison d’Andigné parmi les acteurs majeurs du courant légitimiste en Anjou.

Service politique et administratif

Après la période révolutionnaire, la famille d’Andigné poursuivit son engagement au service de la chose publique par des fonctions civiles et politiques.

  • Paul-Marie-Céleste d’Andigné de La Blanchaye (1763-1857) exerça successivement les charges de maire, député, président du Conseil général de Maine-et-Loire et pair de France, participant à la reconstruction institutionnelle du pays sous les régimes du XIXe siècle.
  • Louis-Gabriel-Auguste d’Andigné de Mayneuf (1763-1839) occupa également des fonctions de maire, de député et de président du Conseil général de Maine-et-Loire, incarnant une continuité d’engagement administratif local et national.

Service militaire et défense de la nation

Le service des armes constitue un autre axe majeur de l’engagement familial.

  • Louis d’Andigné de La Blanchaye (1765-1857), général.
  • Guillaume Jean-Baptiste d’Andigné de Resteau (1771-1842), officier.
  • Charles d’Andigné de La Chasse (1791-1879), officier.
  • Léon d’Andigné (1821-1895), député et pair de France.
  • Maurice d’Andigné (1844-1926), officier.
  • Geoffroy d’Andigné (1858-1932), député.
  • Fortuné d’Andigné (1868-1935), maire.
  • Hubert d’Andigné (1917-2005), résistant et officier.

Titres et distinctions

  • Comte de Saint-Gemmes (1747).
  • Baron-pair héréditaire (1817).
  • Pair de France (1837).

Alliances

La famille s’est alliée aux maisons de Rieux, d’Angrie, de Contades, d’Harcourt, de Croix, de Pomereu d’Aligre, de Quatrebarbes, de Mandat de Grancey, von Württemberg, de Gestas de Lespéroux, Haudry de Soucy, entre autres.

Demeures

  • Château de Cangé.
  • Château de Saint-Hénis.
  • Château de la Blanchaie.
  • Château du Grip.
  • Château de Tilloloy.
  • Château de Juzet.

Conclusion

La famille d’Andigné représente un lignage où se conjuguent fidélité monarchique, service militaire, engagement politique, présence ecclésiastique et enracinement territorial. Par leur rôle durant les guerres de Vendée, les d’Andigné incarnent la résistance de la noblesse angevine à la Révolution et la défense des principes fondateurs du royaume de France. Leur mémoire illustre un service du Bien Commun intégrant la foi, l’honneur et la continuité des lignages.

Mention légale

Ce Thésaurus Agnatique ALFI est une œuvre dérivée de l’article « Famille d’Andigné » publié sur Wikipédia, disponible sous licence [CC BY-SA 4.0](https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/deed.fr). Le texte a été reformulé et structuré selon la méthode patrimoniale ALFI.