« Thesaurus de la famille BARDOT » : différence entre les versions
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Berceau agnatique avéré de la famille Bardot dès le XVIIᵉ siècle. | |||
Les registres paroissiaux et actes notariés attestent la présence continue de la famille à Rosnes à travers plusieurs générations (Noël, Jacques, Claude, Jean et leurs descendants). Rosnes constitue le point d’origine rural et agricole de la lignée. | |||
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Implantation durable aux XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles. | |||
La famille y est attestée par de nombreux actes d’état civil (naissances, mariages, décès). Plusieurs membres y exercent des activités de cultivateurs, négociants et artisans, traduisant une stabilisation économique locale et une mobilité sociale progressive. | |||
* '''Paris''' (XVᵉ et XVIᵉ arrondissements) — | * '''Paris''' (XVᵉ et XVIᵉ arrondissements) — | ||
Implantation urbaine confirmée à partir de la fin du XIXᵉ siècle. | |||
Plusieurs membres de la famille Bardot résident à Paris, notamment dans les XVe et XVIe arrondissements, comme l’attestent les actes de naissance, de mariage et de décès. Cette implantation accompagne des carrières industrielles, juridiques, techniques et artistiques (ingénieurs, industriels, cadres, acteurs culturels). | |||
* '''Aurillac''' (Cantal) — | * '''Aurillac''' (Cantal) — | ||
Ancrage familial attesté au XXᵉ siècle. | |||
La présence de membres de la famille Bardot à Aurillac est documentée par des actes d’état civil, des mariages et des sépultures. Cette implantation correspond à des alliances familiales et à des activités professionnelles exercées hors du bassin parisien. | |||
* '''Saint-Tropez''' (Var) — | * '''Saint-Tropez''' (Var) — | ||
Lieu de résidence et d’ancrage patrimonial contemporain. | |||
Saint-Tropez est associé à la famille Bardot au XXᵉ siècle, notamment par la résidence de Brigitte Bardot à La Madrague. Ce lieu devient un ancrage symbolique et patrimonial, étroitement lié à la notoriété artistique, médiatique et philanthropique de la lignée dans la période contemporaine. | |||
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Version du 29 décembre 2025 à 09:16
Introduction
La lignée Bardot est attestée de manière continue en Lorraine, principalement dans le département de la Meuse (Rosnes, Ligny-en-Barrois), dès la fin du XVIIᵉ siècle. Issue d’un milieu rural puis artisanal, elle connaît au fil des générations une ascension sociale progressive par le commerce, l’industrie, les professions libérales, le service militaire et les arts, jusqu’à une notoriété internationale au XXᵉ siècle.
Le présent Thésaurus Agnatique ALFI est établi exclusivement à partir de données généalogiques sourcées (Roglo, archives départementales, travaux de Valynseele & Grando), sans extrapolation.
Armoiries et blason
Armes patronymiques attestées
Contrairement à l’hypothèse d’une absence totale d’armoiries anciennes, la consultation des grands dictionnaires héraldiques de référence établit que des armes sont bien recensées sous le patronyme Bardot dans les armoriaux classiques européens.
Le nom Bardot figure notamment dans les compilations de Jean-Baptiste Rietstap, qui rassemblent les armoiries connues ou traditionnellement portées par des familles européennes aux XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles.
Blasonnement (selon Rietstap)
D’azur, à trois têtes de léopard d’or, au chef d’argent chargé d’une croix pattée au pied fiché de sable.
Sources héraldiques
Ces armes sont mentionnées dans :
- Jean-Baptiste Rietstap, Armorial d’Europe, éditions de 1884 et 1887.
- Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, édition illustrée par Victor et Henri Rolland (1903–1926), colorisation Lionel Sandoz (1993–2002).
- Reprise moderne et transcription dans la base héraldique Armorial.org.
Remarques critiques sur l’attribution
La présence de ce blason dans l’Armorial de Rietstap atteste de l’existence historique d’armes portées par une famille du nom Bardot, mais ne constitue pas en soi une preuve d’attribution à l’ensemble des lignées contemporaines portant ce patronyme.
En particulier :
- Les armoriaux de Rietstap recensent des armes d’usage ou de tradition familiale, sans fournir de démonstration généalogique exhaustive.
- Le patronyme Bardot peut correspondre à plusieurs lignées distinctes, éventuellement sans lien de filiation directe entre elles.
- La proximité formelle de ces armes avec des blasons portés par des familles étrangères homonymes (notamment anglo-saxonnes) impose une prudence méthodologique.
- L’attribution précise de ces armes à une branche déterminée de la famille Bardot nécessite une démonstration complémentaire fondée sur des sources probantes (sceaux, actes, usage armorié continu, documents contemporains).
Description symbolique
- L’azur symbolise la loyauté, la constance et la fidélité.
- Les trois têtes de léopard d’or renvoient à la vaillance, à la vigilance et à l’affirmation publique.
- Le chef d’argent exprime l’autorité morale et la distinction.
- La croix pattée au pied fiché de sable évoque un symbole de foi et d’engagement, fréquemment employé dans l’héraldique européenne médiévale et moderne.
Note doctrinale officielle ALFI
Selon la doctrine de l’Association des Lignages de France et de l’International (ALFI), la mention d’armes patronymiques attestées dans les armoriaux classiques répond à une exigence de vérité historique et de rigueur méthodologique.
ALFI distingue formellement :
- les armes historiquement attestées dans les armoriaux de référence (Rietstap, Rolland, etc.),
- les armes de filiation prouvée, établies par un usage armorié continu documenté,
- et les armes de proposition ALFI, créées lorsque aucune armoirie ancienne n’est démontrée.
La présence d’un blason dans un armorial ne vaut ni concession officielle, ni attribution automatique à l’ensemble des porteurs contemporains d’un patronyme. Toute revendication armoriée doit s’inscrire dans une démarche de continuité, de sobriété et de service du Bien Commun, excluant toute appropriation abusive ou usage décoratif sans fondement.
ALFI rappelle que l’héraldique n’est ni un titre ni un ornement social, mais un langage symbolique de la transmission et un signe visible d’un ordre familial assumé.
Statut héraldique
Ces armes constituent des armes patronymiques attestées dans les armoriaux classiques. Elles peuvent être mentionnées dans un cadre historique, encyclopédique ou généalogique, sans présomption d’universalité, et sans attribution automatique à l’ensemble des branches contemporaines du nom Bardot en l’absence de preuve d’usage continu.
Chronologie agnatique
XVIIᵉ siècle
La lignée Bardot apparaît de manière assurée dans les sources paroissiales et notariales de la Meuse au XVIIᵉ siècle. Le premier ancêtre clairement identifié est Noël Bardot, décédé avant 1694, marié à Humblotte Étienne. Cette union est attestée par les registres conservés aux Archives départementales de la Meuse, qui permettent d’ancrer solidement la famille dans le terroir lorrain à cette époque.
À la génération suivante, plusieurs branches contemporaines apparaissent à Rosnes, signe d’un patronyme déjà bien implanté localement. On relève notamment Jacques Bardot, décédé avant 1728, marié en 1694 à Marguerite Raulin, ainsi que Jean Bardot, époux d’Anne Dur en 1696. Ces mariages, contractés au sein d’un même bassin paroissial, témoignent d’une stabilité géographique et sociale caractéristique des familles rurales structurées de l’Ancien Régime.
XVIIIᵉ siècle
Au XVIIIᵉ siècle, la lignée se consolide et se diversifie sans rupture agnatique. Claude Bardot, décédé avant 1752, épouse en 1728 Barbe Mayeur, tandis qu’un autre Noël Bardot contracte successivement deux unions, avec Marie Prancher en 1728, puis avec Catherine Le Lièvre en 1755 à Belrain. Ces remariages, fréquents à l’époque en raison de la mortalité féminine, n’altèrent pas la continuité de la transmission patronymique.
La fin du siècle voit apparaître Claude Bardot (1759–1807), laboureur, marié en 1781 à Marie-Anne Jeannin à Rosnes. Cette génération marque une fixation claire de la famille dans une économie agricole stable, fondée sur l’exploitation de la terre, la transmission du savoir-faire rural et l’intégration durable dans les structures communautaires locales.
XIXᵉ siècle
Le XIXᵉ siècle constitue une période de transition sociale progressive. Nicolas Bardot (1786–1861), cultivateur, épouse Marie-Thérèse Brichard, prolongeant l’ancrage terrien tout en préparant l’élévation sociale des générations suivantes.
Avec Auguste Bardot (1812–1886), négociant marié à Clothilde Willemart, la famille s’inscrit plus nettement dans l’économie d’échange et le monde des affaires, marquant le passage d’une économie strictement agricole à une économie commerciale.
Cette évolution culmine avec Henri Bardot (1850–1930), industriel chimiste, docteur en droit, président de chambre au tribunal de commerce de la Seine et officier de la Légion d’honneur. Son parent Charles Bardot (1860–1941), ingénieur diplômé de l’École Centrale de Paris, illustre quant à lui l’entrée de la famille dans les élites techniques et scientifiques de la France industrielle.
XXᵉ siècle
Le XXᵉ siècle est marqué par un engagement massif au service de la Nation. Paul Bardot (1890–1917), ingénieur, meurt pour la France pendant la Première Guerre mondiale. André Bardot (1890–1939), lieutenant d’artillerie décoré de la Croix de guerre 1914-1918, et Gaston Bardot (1892–1958), lieutenant d’artillerie et observateur aérien, incarnent le sacrifice militaire et l’engagement patriotique de la lignée.
Louis Bardot (1896–1975), ingénieur électricien, capitaine de réserve et chevalier de la Légion d’honneur, marié à Anne-Marie Mucel, prolonge cette tradition de service tout en inscrivant la famille dans les domaines techniques et industriels du XXᵉ siècle.
XXᵉ – XXIᵉ siècles
À partir de la seconde moitié du XXᵉ siècle, la lignée Bardot acquiert une notoriété internationale par la figure de Brigitte Bardot (1934–2025). Actrice et chanteuse emblématique du cinéma français, elle se distingue ensuite par un engagement militant durable en faveur de la protection animale, donnant à la famille une visibilité mondiale inédite.
Sa sœur Mijanou Bardot (née en 1938), également actrice avant de se consacrer à l’artisanat d’art, participe à cette dimension culturelle de la lignée.
La descendance contemporaine est aujourd’hui établie en France et à l’international, prolongeant une histoire familiale commencée dans les campagnes lorraines du XVIIᵉ siècle et caractérisée par une continuité agnatique sans rupture, une adaptation progressive aux mutations économiques et sociales, et un engagement constant dans des formes diverses de service, qu’il soit local, national ou universel.
Engagement au service du Bien Commun
La lignée Bardot se distingue par :
- une continuité de service militaire (officiers décorés, morts pour la France),
- une contribution notable à l’industrie et à l’ingénierie françaises,
- une présence dans la magistrature commerciale,
- un rayonnement culturel et artistique majeur au XXᵉ siècle,
- un engagement philanthropique durable dans la protection animale.
Alliances
Raulin, Mayeur, Jeannin, Brichard, Willemart, Le Lièvre, Mucel, Plemiannikov (Vadim), Charrier, Sachs, di Chiara-Ormale, Bauchau, Duport, Campet, Pollard, Provençal.
Demeures et ancrages
La lignée Bardot présente un ancrage territorial documenté et continu, reflétant son évolution sociale, professionnelle et culturelle du XVIIᵉ au XXIᵉ siècle. Les implantations successives sont attestées par les registres paroissiaux, l’état civil, les archives administratives et les biographies contemporaines.
- Rosnes (Meuse) —
Berceau agnatique avéré de la famille Bardot dès le XVIIᵉ siècle. Les registres paroissiaux et actes notariés attestent la présence continue de la famille à Rosnes à travers plusieurs générations (Noël, Jacques, Claude, Jean et leurs descendants). Rosnes constitue le point d’origine rural et agricole de la lignée.
- Ligny-en-Barrois (Meuse) —
Implantation durable aux XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles. La famille y est attestée par de nombreux actes d’état civil (naissances, mariages, décès). Plusieurs membres y exercent des activités de cultivateurs, négociants et artisans, traduisant une stabilisation économique locale et une mobilité sociale progressive.
- Paris (XVᵉ et XVIᵉ arrondissements) —
Implantation urbaine confirmée à partir de la fin du XIXᵉ siècle. Plusieurs membres de la famille Bardot résident à Paris, notamment dans les XVe et XVIe arrondissements, comme l’attestent les actes de naissance, de mariage et de décès. Cette implantation accompagne des carrières industrielles, juridiques, techniques et artistiques (ingénieurs, industriels, cadres, acteurs culturels).
- Aurillac (Cantal) —
Ancrage familial attesté au XXᵉ siècle. La présence de membres de la famille Bardot à Aurillac est documentée par des actes d’état civil, des mariages et des sépultures. Cette implantation correspond à des alliances familiales et à des activités professionnelles exercées hors du bassin parisien.
- Saint-Tropez (Var) —
Lieu de résidence et d’ancrage patrimonial contemporain. Saint-Tropez est associé à la famille Bardot au XXᵉ siècle, notamment par la résidence de Brigitte Bardot à La Madrague. Ce lieu devient un ancrage symbolique et patrimonial, étroitement lié à la notoriété artistique, médiatique et philanthropique de la lignée dans la période contemporaine.
Conclusion
La lignée Bardot illustre une trajectoire agnatique exemplaire, partant d’un enracinement rural lorrain pour s’élever par le travail, le service de l’État, l’industrie, l’armée et la culture. Elle incarne une continuité familiale fondée sur l’effort, la responsabilité et le rayonnement, sans rupture de transmission ni reniement des origines.
Mention légale
Ce Thésaurus est rédigé selon le SCRIPT ALFI. Sources principales : Roglo, Archives départementales de la Meuse, Valynseele & Grando, Bottin mondain. Licence CC BY-SA 4.0.