« Thesaurus de la famille RIBES de » : différence entre les versions
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6ᵉ comte de Ribes, | 6ᵉ comte de Ribes, incarne l’aboutissement moderne d’une lignée passée du service financier de l’État à l’exercice responsable du capital privé. Banquier de formation et d’action, il fut président-directeur général de la Banque Rivaud, établissement historiquement engagé dans le financement international, les matières premières et l’investissement industriel. À ce titre, il exerça des responsabilités étendues au sein de nombreux conseils d’administration de sociétés financières, industrielles et commerciales, inscrivant son action dans une logique de stabilité, de continuité et de gouvernance mesurée. | ||
président-directeur général de la Banque Rivaud, | |||
Son parcours illustre une conception classique du pouvoir économique : non comme instrument de domination, mais comme charge confiée, appelant discernement, retenue et sens du long terme. Il administra, conserva et transmit, fidèle à une éthique de gestion héritée des générations précédentes, où la solidité prime sur l’éclat et la durée sur l’immédiateté. | |||
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Marié avec '''Jacqueline Marie Nicolle Hélène Bonnin de La Bonninière de Beaumont''' (1929–2025), il forma avec elle un couple emblématique du rayonnement culturel français du XXᵉ siècle. Figure internationale de l’élégance, directrice de maison de haute couture, muse de grands créateurs et ambassadrice informelle de l’art de vivre français, Jacqueline de Ribes donna à la lignée une visibilité mondiale fondée non sur la mondanité, mais sur une esthétique exigeante, une discipline personnelle et une fidélité aux formes classiques. | |||
Leur union manifeste une complémentarité singulière : à l’autorité discrète du banquier répond l’expression visible de la culture, de la beauté et de la mesure. Ensemble, ils incarnent une synthèse rare entre économie, culture et représentation, où l’élégance devient un langage, et la réussite un moyen de transmission. | |||
La descendance contemporaine, attestée et vivante, s’inscrit dans cette continuité, appelée à enrichir le thésaurus par de nouveaux actes accomplis au service du Bien Commun, conformément à la vocation permanente de la lignée. | |||
== Engagement au service du Bien Commun == | == Engagement au service du Bien Commun == | ||
Version du 31 décembre 2025 à 08:45
Introduction
La famille de Ribes s’inscrit dans une histoire de transmission et de responsabilité, où le temps long révèle une vocation progressive au service du Bien Commun. Apparue dans le Languedoc au début du XVIIIᵉ siècle, la lignée chemine de la mer à la cité, de l’exercice des charges utiles à l’État vers une pleine intégration dans les structures de gouvernement, de finance et de culture. À travers ses générations, la famille de Ribes illustre une ascension non fondée sur la rupture, mais sur l’accomplissement : accomplissement d’un sens du devoir, d’une fidélité aux institutions, d’une capacité à administrer, conserver et transmettre. L’accès à la dignité comtale sous la Restauration ne constitue pas une finalité, mais le signe visible d’un ordre reconnu, fruit de services rendus et d’une continuité assumée. Au fil des siècles, le lignage manifeste une conception exigeante de l’héritage : gouverner sans excès, posséder sans ostentation, collectionner pour transmettre, cultiver l’élégance comme langage silencieux de l’harmonie. Par la bibliophilie, la sauvegarde du patrimoine, l’engagement culturel et le rayonnement d’un art de vivre français reconnu au-delà des frontières, la famille de Ribes participe à une œuvre de civilisation où l’autorité se fonde sur la mesure, la mémoire et la fidélité au Bien Commun.
Armoiries
Blasonnement attesté :

- D’azur, au chevron d’argent, accompagné en chef de deux tours d’or ouvertes et maçonnées de sable, et en pointe d’un lion rampant d’or tenant de sa patte dextre une épée d’argent montée d’or.*
Armes portées par les comtes de Ribes à partir de l’anoblissement et de la création du titre comtal au XIXᵉ siècle.
== Chronologie agnatique
Chronologie agnatique
Déployer la chronologie agnatique (XVIIIᵉ–XXIᵉ siècles)
I. Origines
Jean Ribes, décédé avant 1747, capitaine des gardes-côtes à Sète. Marié avec Marguerite Barrès. Sources : H. Coquebert de Neuville, J. Villain, tome IV, p. 1181.
II. Établissement bourgeois
Jean de Ribes (1704–1781), né à Frontignan, décédé à Mèze, bourgeois de Toulouse, banquier à Paris, conseiller-secrétaire du roi (1764). Marié en 1749 avec Marie-Anne Martin.
III. Accession à la noblesse titrée
Jean de Ribes (1750–1830), avocat au parlement, receveur général des finances, administrateur des domaines de Louis XVI. Créé comte héréditaire par lettres patentes du 16 juillet 1816, confirmé par institution d’un majorat en 1818.
IV. Continuité comtale (XIXᵉ siècle)
Auguste de Ribes (1787–1843), 2ᵉ comte de Ribes, maire de Belle-Église.
Édouard de Ribes (1824–1896), 3ᵉ comte de Ribes, maire de Belle-Église, décédé au château de Saint-Just.
Auguste de Ribes (1858–1917), 4ᵉ comte de Ribes, maire de Belle-Église.
V. Figures culturelles (XXᵉ siècle)
Jean de Ribes (1893–1982), 5ᵉ comte de Ribes, chevalier de la Légion d’honneur, croix de guerre 1914–1918, bibliophile majeur, président de sociétés savantes, membre de la Société des amis du Louvre et de la Société des bibliophiles françois.
VI. Époque contemporaine
Édouard de Ribes (1923–2013), 6ᵉ comte de Ribes, incarne l’aboutissement moderne d’une lignée passée du service financier de l’État à l’exercice responsable du capital privé. Banquier de formation et d’action, il fut président-directeur général de la Banque Rivaud, établissement historiquement engagé dans le financement international, les matières premières et l’investissement industriel. À ce titre, il exerça des responsabilités étendues au sein de nombreux conseils d’administration de sociétés financières, industrielles et commerciales, inscrivant son action dans une logique de stabilité, de continuité et de gouvernance mesurée.
Son parcours illustre une conception classique du pouvoir économique : non comme instrument de domination, mais comme charge confiée, appelant discernement, retenue et sens du long terme. Il administra, conserva et transmit, fidèle à une éthique de gestion héritée des générations précédentes, où la solidité prime sur l’éclat et la durée sur l’immédiateté.
Marié avec Jacqueline Marie Nicolle Hélène Bonnin de La Bonninière de Beaumont (1929–2025), il forma avec elle un couple emblématique du rayonnement culturel français du XXᵉ siècle. Figure internationale de l’élégance, directrice de maison de haute couture, muse de grands créateurs et ambassadrice informelle de l’art de vivre français, Jacqueline de Ribes donna à la lignée une visibilité mondiale fondée non sur la mondanité, mais sur une esthétique exigeante, une discipline personnelle et une fidélité aux formes classiques.
Leur union manifeste une complémentarité singulière : à l’autorité discrète du banquier répond l’expression visible de la culture, de la beauté et de la mesure. Ensemble, ils incarnent une synthèse rare entre économie, culture et représentation, où l’élégance devient un langage, et la réussite un moyen de transmission.
La descendance contemporaine, attestée et vivante, s’inscrit dans cette continuité, appelée à enrichir le thésaurus par de nouveaux actes accomplis au service du Bien Commun, conformément à la vocation permanente de la lignée.
Engagement au service du Bien Commun
La lignée Ribes manifeste une continuité remarquable d’engagements ordonnés au Bien Commun :
- Service de l’État et des finances publiques : charges financières, administration des domaines royaux, receveurs généraux.
- Administration territoriale : plusieurs maires de Belle-Église aux XIXᵉ et XXᵉ siècles.
- Culture et patrimoine : constitution de collections majeures d’œuvres d’art, de mobilier, d’objets historiques et de livres rares.
- Transmission intellectuelle : bibliophilie, mécénat culturel, soutien aux institutions savantes.
- Rayonnement français : élégance, couture, image de la France à l’international au XXᵉ siècle.
Figures marquantes
- Jean de Ribes (1750–1830), fondateur de la lignée comtale.
- Jean de Ribes (1893–1982), bibliophile et mécène.
- Édouard de Ribes (1923–2013), banquier et administrateur.
- Jacqueline de Ribes (1929–2025), figure internationale de l’élégance française.
Demeures et ancrages
- Sète, Frontignan, Mèze (Hérault).
- Toulouse.
- Paris.
- Belle-Église (Oise) – château de Saint-Just.
- Neuilly-sur-Seine.
Bibliographie et sources
- H. Coquebert de Neuville, *Armorial et notices*, J. Villain, tome IV.
- Roglo.eu (bases collaboratives sourcées).
- Geneanet.
- Archives départementales (Hérault, Oise, Paris).
- Presse nationale (*Le Gaulois*, *Paris Match*).
Conclusion
La maison de Ribes illustre l’itinéraire accompli d’une lignée passée du service maritime et bourgeois à la noblesse titrée, puis au rayonnement culturel et patrimonial. Par la continuité du service public, de la transmission culturelle et de la responsabilité sociale, elle incarne une contribution durable au Bien Commun dans la longue durée.
Mention légale
Ce thésaurus agnatique ALF International est établi selon la méthode de base de l’ALFI à partir de sources publiques vérifiables. Il est destiné à un usage patrimonial, généalogique et culturel. Licence CC BY-SA 4.0 pour les contenus dérivés de sources compatibles. Le thésaurus a vocation à s’enrichir continuellement des actes nouveaux accomplis par les membres de la lignée au service du Bien Commun.