Thesaurus de la famille BAROIN

De Association Linéage de France et d'International
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Introduction

La lignée Baroin est attestée en Bourgogne nivernaise dès le XVIIᵉ siècle, solidement enracinée dans le Morvan et plus particulièrement à Planchez et Ouroux-en-Morvan. Issue du monde rural, cette lignée développe sur onze générations une continuité agnatique remarquable, fondée sur la terre, le travail, le service public, puis l’engagement intellectuel et politique au plus haut niveau de l’État français.

Armoiries et blason

Aucun blason ancien identifié dans les armoriaux.

Un blason est proposé à la lignée Baroin, il ne reprend aucun motif attesté dans les armoriaux classiques (Rietstap, d’Hozier, Potier de Courcy). Il s’inscrit dans la doctrine ALF international de la **noblesse du mérite**, illustrant le passage progressif : de la paysannerie enracinée, au service public, puis à l’engagement politique national. Il peut être utilisé dans les publications ALFI, les Thésaurus Agnatiques, les supports cérémoniels et les collages généalogiques.

Blasonnement

D’azur à la fasce ondée d’argent, accompagnée en chef d’un chêne arraché d’or et en pointe d’une gerbe de blé d’or liée de gueules.

Symbolique héraldique

  • L’azur : loyauté, constance, fidélité au territoire et à la République.
  • La fasce ondée d’argent : les rivières et vallées du Morvan, la continuité agnatique et le passage du temps.
  • Le chêne arraché d’or : enracinement ancien à Planchez et Ouroux-en-Morvan, force morale, transmission verticale.
  • La gerbe de blé d’or : la terre, le travail paysan, la prospérité issue de l’effort, fondement de la lignée.
  • Le lien de gueules : union familiale, engagement, sacrifice et service public.

Devise (proposition)

Ex terra ad civitatem (De la terre à la cité)

Mention

Blason ALFI original proposé à titre patrimonial, sans revendication nobiliaire historique, conformément aux règles de l’Association des Lignages de France et de l’International (ALFI).

Chronologie agnatique

I. Origines morvandelles (XVIIᵉ–XVIIIᵉ siècles)

La lignée Baroin est solidement attestée dans le Morvan, notamment à Planchez (Nièvre), dès la fin du XVIIᵉ siècle. Elle s’inscrit dans une continuité rurale enracinée, marquée par la stabilité des alliances locales et la transmission du nom sur plusieurs générations.

  • Jean Baroin, marié à Pierette Goguelat.

Il constitue la souche connue de la lignée dans le Morvan.

  • Remond Baroin (né le 20 août 1679 à Planchez – décédé le 11 décembre 1751 au même lieu),

marié à Jeanne Chaussivert (décédée le 7 décembre 1751). Le couple incarne une implantation territoriale continue à Planchez, sur plus de soixante-dix ans.

  • Jean Baroin, fils de Remond, marié à Jeanne Maratrat.

La transmission agnatique se poursuit sans rupture, dans le même espace géographique.

II. Stabilisation rurale (XVIIIᵉ siècle)

Au XVIIIᵉ siècle, la famille Baroin s’inscrit durablement dans une économie paysanne structurée, fondée sur l’exploitation de la terre et la continuité familiale.

  • Jacques Baroin (né en 1753 – décédé après 1810),

marié à Lazarette Baroin (née en 1760, décédée avant 1810). Cette génération traverse la période révolutionnaire sans rupture documentée dans la lignée.

  • Antoine Baroin (né en 1785 – décédé en 1846),

marié à Pierrette Baroin (1791–1856). Il assure la continuité de la lignée au tournant des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles.

III. Paysannerie structurée (XIXᵉ siècle)

Le XIXᵉ siècle voit la famille Baroin pleinement intégrée à une paysannerie stable et organisée, notamment à Planchez et dans les communes environnantes.

  • Pierre Baroin (né le 13 décembre 1815 à Planchez),

fermier, marié le 10 novembre 1842 à Marie Brossier (née le 14 mars 1819). Il incarne la figure du chef d’exploitation rurale, pilier économique et social du territoire.

  • Jacques Baroin (né le 3 octobre 1842 – décédé en 1921),

cultivateur à Vizaine, marié à Catherine Goguelat (1852–1882). La famille reste ancrée dans le Morvan tout en s’inscrivant dans les mutations agricoles du siècle.

IV. Transition sociale (fin XIXᵉ – début XXᵉ siècles)

À la charnière des XIXᵉ et XXᵉ siècles, la lignée amorce une lente transition sociale, sans rupture avec son héritage rural.

  • Pierre Baroin (né le 25 septembre 1873 – décédé en 1936 à Pierrefitte-sur-Seine),

cultivateur, marié à Jeanne Gally (1881–1935). Cette génération marque les premiers déplacements hors du Morvan tout en conservant une identité agricole.

V. Service public et sécurité (XXᵉ siècle)

Le XXᵉ siècle ouvre une nouvelle phase : l’entrée de la lignée dans les fonctions publiques et les métiers de l’État.

  • Barthélemy Baroin (né le 2 août 1901 – décédé le 6 août 1984),

policier, marié à Yvonne Jeanne Marie Couturier (1910–1993). Il incarne le passage du monde rural au service public républicain.

VI. Ascension intellectuelle et politique (XXᵉ siècle)

Cette génération marque une inflexion majeure dans l’histoire agnatique de la famille, avec une reconnaissance nationale.

  • Michel Baroin (né le 29 novembre 1930 – décédé le 5 février 1987),

haut fonctionnaire, président de la Garantie Mutuelle des Fonctionnaires, grand maître du Grand Orient de France, maire de Nogent-sur-Seine. Marié à Michèle Paulin. Il meurt tragiquement dans un accident d’avion au Cameroun, mettant fin prématurément à une trajectoire d’influence.

VII. Génération contemporaine

La lignée atteint au tournant du XXIᵉ siècle une pleine visibilité politique et institutionnelle.

  • François Baroin (né le 21 juin 1965 à Paris),

maire de Troyes, ancien ministre, figure majeure de la vie politique française sous la Ve République. Marié une première fois, puis remarié le 14 septembre 2024 à Stéphanie Lochard.

VIII. Descendance actuelle

La descendance est attestée jusqu’à la 11ᵉ génération, comprenant notamment Jules, Constance, Louis et d’autres membres, conformément aux règles RGPD en vigueur (absence de détails personnels récents).

Engagement au service du Bien Commun

Terre & transmission

Pendant plus de deux siècles, la lignée Baroin manifeste une fidélité continue au terroir morvandiau, en particulier autour de Planchez et des communes voisines. Cette constance territoriale s’accompagne d’une transmission agnatique stable, fondée sur le travail de la terre, la responsabilité familiale et l’inscription durable dans une communauté rurale. La terre n’y est pas seulement un moyen de subsistance, mais un cadre de transmission morale, sociale et identitaire, garantissant la continuité du nom et des valeurs au fil des générations.

Service public

À partir du XXᵉ siècle, la lignée Baroin s’inscrit progressivement dans les métiers du service de l’État. L’engagement dans la police, puis dans les fonctions administratives et mutualistes, marque une évolution naturelle de la vocation familiale : servir l’ordre public, la sécurité collective et les structures de solidarité nationale. Cette transition s’opère sans rupture avec l’héritage antérieur, prolongeant sous une autre forme le sens du devoir et de la responsabilité collective.

Responsabilité politique

L’accession de François Baroin à des fonctions politiques de premier plan constitue l’aboutissement visible de cette trajectoire agnatique. Maire, parlementaire, ministre, il incarne l’exercice du pouvoir local et national dans le cadre des institutions républicaines, notamment dans les domaines budgétaires, financiers et territoriaux. Cette responsabilité politique s’inscrit dans une continuité de service, où la gestion de la cité prolonge symboliquement la gestion de la terre et des hommes héritée des générations précédentes.

Mémoire et sacrifice

La disparition brutale de Michel Baroin, haut fonctionnaire et dirigeant mutualiste, ainsi que celle de sa fille Véronique, constitue un tournant mémoriel majeur dans l’histoire de la lignée. Ces événements tragiques ont profondément marqué la conscience familiale et rappellent la dimension de vulnérabilité inhérente à toute trajectoire de service. La mémoire de ces disparitions s’intègre pleinement au récit agnatique, comme une épreuve traversée collectivement, renforçant la conscience du devoir, de la transmission et de la responsabilité envers les générations futures.

Demeures et ancrages

Les ancrages géographiques de la lignée Baroin traduisent une trajectoire de longue durée, passant d’un enracinement rural profond à une présence progressive dans les centres urbains et politiques, sans rupture avec les lieux fondateurs.

  • Planchez (Nièvre) : cœur historique de la lignée dès le XVIIᵉ siècle, lieu de naissance, de travail et de sépulture de plusieurs générations. Planchez incarne l’ancrage fondateur, agricole et communautaire, de la famille Baroin dans le Morvan.
  • Ouroux-en-Morvan (Nièvre) : commune étroitement liée aux alliances familiales et à la transmission agnatique aux XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles. Ouroux-en-Morvan prolonge l’implantation morvandelle de la lignée et son insertion dans le tissu rural local.
  • Cosne-sur-Loire (Nièvre) : étape de transition à la fin du XIXᵉ et au début du XXᵉ siècle, marquant un élargissement géographique et professionnel, notamment à travers les fonctions administratives et policières.
  • Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) : lieu d’implantation au XXᵉ siècle, témoignant de l’installation durable de certains membres de la famille dans la région parisienne, en lien avec les métiers du service public.
  • Paris : pôle central de la trajectoire contemporaine, associé aux fonctions administratives, politiques et institutionnelles exercées par plusieurs générations, ainsi qu’aux réseaux nationaux de pouvoir et de décision.
  • Troyes (Aube) : ancrage politique majeur à l’époque contemporaine, lié à l’exercice des responsabilités municipales et nationales de François Baroin. Troyes devient un lieu emblématique de la représentation publique et du service civique de la lignée.

Bibliographie et sources

  • Base généalogique Roglo, version 6.08 (consultée janvier 2026).
  • Geneanet (travaux H. de Riberolles, A. Gaudry, N. de Blanpre, E. Polti).
  • INSEE, Archives départementales de la Nièvre.
  • Wikipédia (Michel Baroin, François Baroin).

Conclusion

La lignée Baroin illustre une forme aboutie de noblesse contemporaine, fondée non sur le titre ancien mais sur la continuité, le travail et le service. Issue d’un enracinement rural profond dans le Morvan, elle manifeste sur plusieurs siècles une fidélité remarquable au territoire, à la transmission agnatique et aux devoirs familiaux.

L’évolution progressive de la lignée, de la paysannerie structurée vers les fonctions de sécurité, de haute administration, de mutualité publique et de responsabilité politique, traduit une ascension par le mérite et par l’engagement au service de la collectivité. Cette trajectoire s’inscrit dans une logique de responsabilité assumée, où chaque génération reçoit et transmet un capital moral, civique et social.

L’exercice des plus hautes charges publiques à l’époque contemporaine, sans rupture avec les racines originelles, constitue l’aboutissement naturel de cette histoire. Par la continuité du nom, la fidélité aux lieux fondateurs et l’engagement au service de l’État et de la cité, la lignée Baroin s’inscrit pleinement dans la doctrine de l’ALFI, qui reconnaît la noblesse comme une vocation vivante au service du Bien Commun.

Mention légale

Ce Thésaurus Agnatique ALFI est établi selon la méthode officielle de l’Association des Lignages de France et de l’International (ALFI). Sources principales : Roglo, archives publiques et données sous licence CC BY-SA 4.0.