Le Bien Commun: poème

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"Pour que le Bien nous soit commun !

Le bien commun s'élève où s'accordent les cœurs, Plus fort que les desseins nourris par les grandeurs. Il naît de chaque main qui soulage et qui donne, Et fait fleurir la cité quand chacun s'y façonne.

Nul arbre ne grandit sans l'appui de la forêt, Nul peuple ne s'unit sans justice et sans paix. La parole est un pont que la confiance éclaire, Et le devoir partagé rend l'espérance entière.

Le savoir, libre offert, multiplie ses moissons ; Le courage discret fonde les fondations. Celui qui sert autrui s'enrichit de lui-même, Car le plus sûr trésor est l'amour que l'on sème.

Gardons, contre l'orgueil qui divise les rangs, L'humble fidélité qui rapproche les vivants. Ainsi le bien commun, sans éclat qui parade, Devient l'astre secret dont la cité se garde.

Ce n'est point pour soi seul que l'homme est mis au jour ; Le ciel fit son destin plus vaste que l'amour. Il grava dans nos mains le secours mutuel, Et fit battre un seul cœur sous le regard du ciel.

Voyez ces vieux remparts que le temps respecte encor : Chaque pierre y reçut le courage pour mort. Les palais sont poussière et les empires tombent ; Les vertus seulement défient l'oubli des tombes.

La cité est le visage forgé par nos aïeux ; Leurs serments immortels vivent dans notre mieux. Le pain rompu nourrit davantage qu'une table ; Le pardon est parfois plus fort que le plus fort sable.

Comme un chêne puissant dont les rameaux s'étendront, Chaque âme trouve appui dans le souffle commun. La source ne tarit qu'en refusant la plaine ; Le fleuve est souverain parce qu'il se fait chaîne.

Songez à Saint Louis rendant justice au milieu des grands bois ; À Jeanne d'Arc relevant un royaume aux abois ; À Henri IV promettant le pain jusque dans chaque chaumière : Leur gloire était d'abord de servir leurs frères.

Le bien commun n'est point un froid commandement ; C'est l'âme d'une nation, son plus pur testament. Il fait lever les blés après les nuits de guerre ; Il change un simple peuple en lumière sur terre.

L'enfant reçoit plus qu'un simple héritage : Il recueille un devoir plus ancien que son âge. Et lorsque vient enfin l'heure des derniers jours, L'homme entend dans les siens se prolonger toujours.

Nul n'est seul véritable en demeurant lui-même ; Le cœur ne devient grand qu'en apprenant qu'il aime. Sa plus haute gloire, au soir des temps venus, Est d'avoir fait grandir ceux qui l'auront bien vécu."

Poème par Christophe Ghenassia à propos de la magnifique cérémonie à l'hotel Mariott de présentation de l'Executive phd, de la Chaire d'entreprise. Désignation pour des députés, ministres, ambassadeurs, chefs d'entreprise, DG, universitaires... homme de taients dans le bien commun, de Doctorats Honoris Causa et remose de Médailles du mérite au grade de Commandeur de l'Université NGU NY