Thesaurus de la famille La Poëze, La Poëze d'Harambure

De Association Linéage de France et d'International
Aller à la navigationAller à la recherche


Thesaurus de la famille La Poëze, La Poëze d'Harambure

Introduction

La famille de La Poëze trouve ses origines dans l'extraction féodale en Anjou et en Bretagne, remontant à Jean, seigneur de La Poëze au XIVe siècle (plus précisément rattachée à Charles, seigneur de La Poëze en 1340).

​Ancrée durablement dans les Marches de Bretagne et d'Anjou, la lignée s'est enracinée à travers de vastes seigneuries et terres patrimoniales, notamment :

​La Poëze ;

​La Colaissière, située à Saint-Sauveur-de-Landemont (Maine-et-Loire), châtellenie cédée à François de La Poëze par René de Bretagne en récompense de ses bons et loyaux services ;

​La Bretesche, située à Maisdon-sur-Sèvre (Loire-Atlantique), érigée plus tard en marquisat.

​Cette famille s'est distinguée de manière constante par son service de l'État, de la justice et des armes à travers les siècles :

​Dans les armes et le service militaire : La lignée compte des figures telles que François de La Poëze, archer de la garde de Clisson au XVe siècle, ainsi que des capitaines et commandants de la place stratégique de Champtoceaux (Maine-et-Loire).

​Dans la justice et les charges civiles : Les membres de la famille ont exercé de hautes fonctions juridiques et administratives, à l'instar de charges de conseillers au Parlement de Bretagne, de juges criminels (notamment par le biais d'alliances avec les branches de La Tremollerie), de conseillers du roi et d'avocats.

​Dans la fidélité institutionnelle : L'ascendance et les descendants ont consolidé leur position sociale par de prestigieuses alliances avec la noblesse de l'Ouest (Jousseaume, Bouhier, Préseau, Mauclerc), illustrant l'enracinement profond de la maison au cœur des Pays de Loire.

Une constance de rayonnement civilisationnel, tels Romée de la Poëze d'Harambure et la Princesse de Hohenberg et leur famille.

Armoiries et blason

  • Blasonnement symbolique : *D’argent à trois bandes de sable.*
  • Supports : deux chevaux d'hermine.
  • Devise : « Auxilium ab Alto. » ("Mon secours vient d'en haut.")
  • Armes de la branche d'Harambure (depuis 1817) : D’argent à trois bandes de sable ; brochant sur le tout un écu d’or à l’arbre de sinople, à l’ours de sable brochant, à la bordure de gueules chargée de huit flanchis d’or.
  • Interprétation symbolique : L’argent et le sable traduisent la rigueur, la constance et la pureté des engagements chevaleresques au service du Bien Commun. Les bandes rappellent la solidité de l'ancrage territorial et la droiture des charges assumées par la famille.

La succession des figures principales de la lignée s'établit depuis le XIVe siècle :

Charles de La Poëze, écuyer, seigneur de La Poëze, possédant les terres de La Collessière, Landemont, Champtoceaux et Montjaugé, vivant en 1340, auteur de la filiation prouvée, laisse deux fils : Jean et Charles (seigneur de Chausenay, mort sans alliance).

​Jean de La Poëze, seigneur de La Poëze.

​Charles de La Poëze, seigneur de La Poëze.

​Jean de La Poëze, marié en 1440 avec Jeanne Couppegorge.

​François de La Poëze, seigneur de La Bretesche (1470) et de La Colaissière, archer de la garde de Clisson, décédé en 1481.

​Guillaume de La Poëze, seigneur de La Colaissière et capitaine commandant de Champtoceaux, marié en 1526 avec Françoise de Billé.

​Jacques de La Poëze, seigneur de La Colaissière (1557-1614), marié en 1584 avec Françoise Préseau.

​Gabriel de La Poëze, comte de La Poëze, seigneur de La Coutaudière et de La Colaissière (1644-1708).

Louis René Ambroise de La Poëze, époux de Louise Virginie d'Harambure en 1817, vit sa descendance associée au prestigieux patronyme d'Harambure grâce à l'ordonnance royale du 17 septembre de la même année. Cette disposition juridique fut obtenue de haute lutte par son beau-père, Louis-François-Alexandre d'Harambure (1742-1828), pour perpétuer le nom de sa maison dont il était le dernier représentant mâle. Illustre aïeul par alliance, Louis-François-Alexandre d'Harambure avait été député de la noblesse de Tours aux États généraux de 1789, puis lieutenant-général des armées du roi en 1792. Fidèle serviteur de l'État et commandeur de l'Ordre de Saint-Louis en 1814, aux côtés de son épouse Anne Bazin de Sainte-Honorine, il scella ainsi l'union définitive des deux lignages. Cette transmission historique permit de pérenniser à jamais le nom d'Harambure à travers la descendance de La Poëze.

​Olivier de La Poëze (1821-1882), chambellan de Napoléon III, conseiller général puis député de la Vendée.

Service du Bien Commun

Justice et administration

  • Jean de La Trimollerie (allié à la famille), juge criminel au siège présidial de Nantes et conseiller au Parlement de Bretagne (décédé en 1586).
  • Michel de La Poëze, seigneur de Laudière et de Saint-Gilles, conseiller du Roi au XVIe siècle.
  • Pierre de La Poëze, seigneur des Marais, avocat et conseiller du Roi au XVIIe siècle.

Service militaire et public

  • François de La Poëze, archer de la garde de Clisson au XVe siècle.
  • François de La Poëze et
  • Guillaume de La Poëze, commandants et capitaines de la place de Champtoceaux.
  • Louis Jousseaume et Charles Jousseaume, gentilshommes ordinaires de la Chambre du Roi et lieutenants des Gardes-corps.
  • Olivier de La Poëze (1821-1882), chambellan de Napoléon III et député, engagé dans la représentation publique et le service de l'État au XIXe siècle.

​* Jean de La Poëze d'Harambure (1858-1945), officier et lieutenant de cavalerie.

  • Jean de La Poëze d'Harambure (1920-2011), décoré de la Légion d'honneur, de la Médaille militaire, de la Croix de guerre 1939-1945 et du Ouissam Alaouite.
  • May de La Poëze d'Harambure (1925-1995), décorée de la Médaille de la Résistance.
  • Bertrand de La Poëze d'Harambure (1909-2004), comte d'Harambure, officier de cavalerie et d'artillerie, chevalier de la Légion d'honneur, croix de guerre 1939-1945, et maire de Neuville-sur-Oise.
  • Charles-Henry de La Poëze d'Harambure (1935-2026), cadre dirigeant et grand officier de l'Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem.
  • Marie-Thérèse de La Poëze d'Harambure (veuve de Henri de Belsunce, capitaine au 5e Régiment de tirailleurs marocains, compagnon d'armes tombé au champ d'honneur en 1944, qualifié de "héros à l'audace légendaire" par le maréchal Juin).
  • Hubert de La Poëze d'Harambure (1913-2000), colonel de cavalerie, officier de la Légion d'honneur, croix de guerre 1939-1945 et croix de la Valeur militaire.
  • Geoffroy de La Poëze d'Harambure (1940-2020), lieutenant-colonel de cavalerie, officier de l'ordre national du Mérite et chevalier de l'Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem.

Foi et clergé

​ Jean de La Poëze, prêtre au XIVe siècle, témoin de l'engagement spirituel originel de la maison au service de l'Église au sein de la Bretagne et de l'Anjou médiévales.

​Pierre de La Poëze, prêtre né en 1586, acteur de la Contre-Réforme catholique et de l'encadrement pastoral dans l'Ouest de la France au tournant des XVIe et XVIIe siècles.

​Marie de La Poëze, religieuse ursuline au XVIIe siècle, consacrée à l'éducation chrétienne des jeunes filles et à la vie contemplative au sein de l'ordre de Sainte-Ursule.

Civilisation

​Romée de La Poëze d’Harambure, titulaire d'un DES de droit de l'Université de Paris, officier de Marine, entame sa carrière au sein du cabinet américain Coudert Brothers avant de se consacrer au développement de projets et à l’immobilier en Autriche, en Allemagne et en Europe de l’Est. ​Il épousa la princesse Anna de Hohenberg, arrière-petite-fille de l'archiduc François-Ferdinand d'Autriche, née au château d'Artstetten. Fille du duc Maximilien de Hohenberg et de la grande-duchesse adjointe Elisabeth de Nassau, princesse de Luxembourg (1922-2011), elle veille activement sur la mémoire familiale. Présidente et administratrice du musée du château d'Artstetten — lieu de sépulture de ses aïeux assassinés à Sarajevo —, elle transmet l'histoire et le patrimoine de son illustre maison à travers de nombreuses expositions. Figure respectée de la noblesse européenne, elle incarne la conservation mémorielle liée à la maison de Habsbourg-Lorraine (www.schloss-artstetten.at). ​Ensemble, ils fondent en 2003 une Fondation pour assurer la pérennité de leur domaine princier d'Artstetten. ​De leur union sont issus quatre enfants : ​Gaëtan de La Poëze d’Harambure, chargé de la gestion financière. ​Alix Fraye de La Poëze d’Harambure, architecte d'intérieur et arrière-arrière-petite-fille de l'archiduc François-Ferdinand. Après une carrière menée à Paris, elle administre le musée et la politique de marketing du château d'Artstetten, œuvrant sans relâche pour assurer la rentabilité de ce site historique sans le soutien de revenus fonciers traditionnels. Elle entretient activement la mémoire historique du domaine, notamment par des collaborations mémorielles avec la ville de Sarajevo. ​Gabriel de La Poëze d’Harambure, chargé de la sylviculture et du parc. ​Raoul de La Poëze d’Harambure.

Liste des principales alliances

Les alliances de la famille de La Poëze témoignent de son enracinement historique dans les provinces de l'Ouest de la France ainsi que de son intégration au sein de la haute aristocratie par des mariages prestigieux contractés au fil des siècles.

  • Legoux, Brigaud du Plessis, de La Rivière et Couppegorge marquent les ancrages anciens de la famille dans l'espace breton et angevin.
  • Dudan de La Jonchère, de Mauclerc, de Buor, de Charette de La Contrie, de Billier de La Varanne et des Herbiers illustrent les connexions profondes avec les grandes familles terriennes et militaires de la région.
  • De Prezeau, Gouin, de La Chevière, de Rodays, de Cornu de Princé, Moriceau de La Carterie, des Portes de Saint-Père et du Bois des Cours complètent ce réseau d'alliances provinciales et coutumières.
  • D'Harambure formalise une alliance majeure ayant entraîné le relèvement du nom par ordonnance au XIXe siècle.
  • De La Ville de Férolles des Dorides, de La Rochelambert, Le Gouz de Saint-Seine (notamment en 1909 et 1944), de La Ferrière et Guigues de Moreton de Chabrillan témoignent de l'ouverture vers de grandes lignées nobiliaires nationales.
  • De Belsunce de Castelmoron, d'Arenberg (1949), d'Hespel, de Moustier, de Moussac, de Vanssay, Carpentier de Changy et Le Gonidec de Traissan soulignent la constance des mariages contractés dans les cercles dirigeants et titrés.
  • De Montesson, de Caraman Chimay, de Hohenberg (1978), Isoard de Chenerilles, de Maison Rouge, de Broglie (1985), de Saboulin Bollena, de Méhérenc de Saint-Pierre, de La Motte-Ango de Flers (2019), Kabis de Saint-Chamas, de Lambilly et Merlin d'Estreux de Beaugrenier illustrent l'illustre descendance et les alliances contemporaines de la maison.

Demeures et ancrages patrimoniaux

​Château de la Colaissière à Saint-Sauveur-de-Landemont en Anjou, demeure historique de la famille, située dans une localité devenue en 2015 une commune déléguée au sein de la commune nouvelle d’Orée d’Anjou.

​Château de La Bretesche, situé à Maisdon-sur-Sèvre en Loire-Atlantique, constituant l'une des anciennes terres et possessions ancrées dans le patrimoine originel de la lignée.

​Château de La Rabatelière, situé en Vendée, témoignant de l'extension et de l'enracinement régional de la famille dans l'Ouest de la France.

​Château de Sainte-Hermine, situé également en Vendée, illustrant la permanence des ancrages patrimoniaux de la maison à travers les siècles.

​Château de Thévalles, situé en Mayenne, s'inscrivant parmi les propriétés et résidences associées au patrimoine familial.

​Château des Courtils, situé en Indre-et-Loire, marquant l'implantation de la famille au sein du val de Loire.

​Château d'Artstetten, situé en Autriche, reflétant le rayonnement et les connexions patrimoniales internationales de la famille.

​Château de Targé et Château de Neuville-sur-Oise, deux résidences qui complètent la géographie des demeures et des domaines liés à l'histoire de la maison.

​La Vérie, située à Challans en Vendée, domaine seigneurial et historique transmis ou possédé au fil des alliances et de l'histoire familiale.

Bibliographie et sources

  • Henri Jougla de Morenas, *Grand Armorial de France*, tome 5, page 311.
  • Régis Valette, *Catalogue de la noblesse française*, Paris, Éditions Robert Laffont, 2007, page 115.
  • André Borel d'Hauterive, *Annuaire de la pairie et de la noblesse de France*, volume 6, page 231.
  • E. de Séréville, F. de Saint-Simon, *Dictionnaire de la noblesse française*, 1975, page 600.
  • Louis de Magny, *Armorial de la France, Archives de la noblesse*, Paris, 1875, page 19.
  • Dossiers bleus du Cabinet des titres (Bibliothèque nationale de France).
  • Abbé Guillotin de Corson, *Grandes seignories du comté nantais*.
  • Comte de Rosmorduc, *La noblesse de Bretagne devant la Chambre de la Réformation 1668-1671*, 1896.

Conclusion

L'histoire de la famille de La Poëze illustre l'engagement séculaire d'une lignée noble au service de l'État, de la justice et de la défense du territoire. Par la gestion rigoureuse de ses terres, ses alliances prestigieuses et l'exercice de charges éminentes, elle a contribué de manière pérenne au Bien Commun dans les provinces d'Anjou et de Bretagne.

Mention légale (SCRIPT ALFI)

Sources : ce Thésaurus utilise des données issues de Roglo (roglo.eu) et de Wikipédia (licence CC BY-SA 4.0), ainsi que de sources publiques fiables. Les données factuelles (dates, filiations, lieux) sont utilisées à des fins documentaires. Le texte, la structure, la sélection, l'organisation, les titres, les sections et la mise en forme du présent document relèvent du travail original de l’ALFI et sont protégés par la licence CC BY-SA 4.0. Reproduction et diffusion autorisées avec citation : « Thésaurus Agnatique ALFI ». Toute correction factuelle ou modification issue d’une source fiable peut être intégrée sur demande, conformément à la charte éditoriale du Wiki ALFI.