Thesaurus de la famille MERCIER, MERCIER de BEAUROUVRE

De Association Linéage de France et d'International
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Introduction

La famille Mercier est attestée de manière continue en Eure-et-Loir à partir du XVIIᵉ siècle, notamment à Illiers et Blandainville. Elle appartient à une sociologie marchande puis administrative, marquée par l’exercice durable de métiers utiles à la communauté (draperie, notariat, fonctions municipales, diplomatie, service militaire).

À partir du XIXᵉ siècle, une branche s’illustre sous l’appellation d’usage Mercier de Beaurouvre, du nom du château de Beaurouvre à Blandainville, sans modification constante de l’état civil. La lignée se prolonge jusqu’à l’époque contemporaine, notamment par alliance avec la famille Egretier.

Armoiries et blason

Aucun armorial classique (Rietstap, d’Hozier, Jougla de Morenas) ne mentionne d’armes anciennes attribuées avec certitude à la famille Mercier d’Illiers ou de Blandainville. Conformément au SCRIPT ALFI, aucun blason historique n’est donc affirmé comme avéré.

La dénomination mondaine Mercier de Beaurouvre est postérieure (XXᵉ siècle) et liée à l’usage du nom du domaine, sans concession héraldique d’Ancien Régime documentée.

Chronologie agnatique

XVIIᵉ – XVIIIᵉ siècles

La lignée Mercier apparaît de manière continue dans les paroisses de l’actuel département d’Eure-et-Loir dès le XVIIᵉ siècle. Elle s’inscrit dans un tissu rural et artisanal structuré, caractéristique des communautés beauceronnes de l’Ancien Régime.

  • Jean MercierÉlisabeth Guibert

Ancêtre le plus anciennement documenté de la lignée. Le couple est attesté dans les registres paroissiaux, sans fonction signalée, représentant la base agnatique stable de la famille.

  • Jean MercierMartine Pichot (mariage le 25 février 1658 à Nonvilliers, Eure-et-Loir)

Cette génération confirme l’enracinement territorial de la famille dans la région d’Illiers et des paroisses voisines.

  • Jean MercierAndrée Guillaume (mariage le 4 octobre 1684 à Mignières, Eure-et-Loir)

La répétition du prénom Jean, typique des usages de l’époque, traduit une continuité patronymique sans rupture.

  • Jean Mercier (1693–1729) ✕ Marie Chevillard

Né à Mignières, décédé prématurément à l’âge de 36 ans. Son mariage, célébré en 1714 à Ermenonville-la-Grande, s’inscrit dans un réseau paroissial cohérent. Cette génération assure la transmission agnatique vers le milieu du XVIIIᵉ siècle.

  • Louis Mercier (1725–1761), marchand tailleur d’habits à Illiers ✕ Geneviève Monique Fontaine

Il marque l’entrée explicite de la famille dans l’artisanat marchand. Son activité de tailleur d’habits puis de marchand témoigne d’une ascension économique modeste mais réelle au sein de la société locale.

  • Louis Henri Mercier (1758–1832), marchand drapier fabricant à Illiers ✕ Louise Aimée Amiot

Cette génération consolide l’ancrage économique de la famille dans le commerce du drap, secteur structurant de l’économie locale à la fin de l’Ancien Régime et sous la Révolution. Il meurt à Illiers après avoir traversé les bouleversements politiques sans rupture patrimoniale apparente.

XIXᵉ siècle

Au XIXᵉ siècle, la famille Mercier passe d’un statut de marchands locaux à celui de notables ruraux et municipaux, notamment par l’acquisition foncière et l’exercice de fonctions publiques.

  • Louis Valéry Mercier (1787–1875), marchand fabricant ✕ Madeleine Véronique Auberquery

Actif à Illiers, il poursuit l’activité de fabrication et de négoce. Sa longévité et sa stabilité patrimoniale permettent l’implantation durable de la famille.

  • Jean-Baptiste Henry Mercier (1793–1871), marchand drapier à Illiers-Combray

Il maintient l’activité textile familiale dans la première moitié du XIXᵉ siècle, assurant la continuité économique de la lignée.

  • Léon Mercier (1822–1892), marchand drapier, maire de Blandainville

Il constitue une figure charnière. Propriétaire du château de Beaurouvre à Blandainville, il accède à la fonction de maire, inscrivant durablement la famille dans la notabilité municipale. Son décès au château des Étangs, chez des relations du milieu bancaire, illustre l’élargissement du réseau social familial.

  • Frédéric Mercier (1851–1944), diplomate

Licencié en droit, domicilié à Paris, il incarne l’ouverture de la lignée vers le service de l’État à l’échelle nationale. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur en 1892, reconnaissance officielle de son engagement administratif.

  • Félix Mercier (1855–après 1934), maire de Blandainville

Maire pendant plus de quarante ans, il reçoit en 1912 un titre de comte romain conféré par le Saint-Siège, en reconnaissance de libéralités envers l’Église. À partir de cette date, il fait usage du nom mondain Mercier de Beaurouvre, sans modification systématique de l’état civil.

XXᵉ – XXIᵉ siècles

La lignée se prolonge au XXᵉ siècle entre service public, engagements militaires et alliances avec des familles administratives et aristocratiques.

  • Raymond Mercier (1889–1977), dit comte de Beaurouvre

Il porte le titre à titre d’usage et demeure inscrit à l’état civil sous le nom Mercier. Il traverse les deux conflits mondiaux et assure la continuité familiale.

  • Yves Mercier (1931–1998), dit comte de Beaurouvre

Dernier porteur masculin direct du titre d’usage, il maintient la mémoire familiale et les alliances sociales jusqu’à la fin du XXᵉ siècle.

  • Descendance contemporaine

Les générations actuelles portent pour certaines le nom d’usage Mercier de Beaurouvre dans la sphère sociale, tout en conservant juridiquement le patronyme Mercier.

  • Alliance notable

Laetitia Mercier de BeaurouvreFrançois-Gilles Egretier (né en 1971), conseiller technique chargé du Parlement auprès du ministre des finances. Cette alliance prolonge l’inscription de la descendance dans le service de l’État et les fonctions publiques contemporaines.

Cette chronologie agnatique met en évidence une continuité ininterrompue sur plus de trois siècles, fondée sur la transmission du nom, des métiers utiles à la collectivité et d’un sens constant du service public.

Engagement au service du Bien Commun

Économie et métiers

  • Marchands drapiers et fabricants à Illiers dès le XVIIIᵉ siècle.
  • Gestion patrimoniale et foncière durable à Blandainville.

Justice, administration et politique locale

  • Maires de Blandainville sur plusieurs générations.
  • Activité notariale et fonctions municipales indirectes par alliance.

Service militaire et national

  • Officiers morts pour la France (Première Guerre mondiale).
  • Décorations militaires (Croix de guerre).
  • Engagement diplomatique au XXᵉ siècle.

Service de l’État contemporain

  • Participation aux institutions centrales par alliances et descendances (administration, conseil parlementaire).

Alliances

Auberquery, Fontaine, Amiot, Bartier, Kohler, Fontaine de Mazinghen, Le Goazre de Toulgoët Tréanna, Bonnet, de Sinéty, de La Taille-Trétinville, de L’Orne d’Alincourt, Verny, Recullet, Egretier, Le Sellier de Chezelles.

Demeures et ancrages

La lignée Mercier, puis Mercier de Beaurouvre par usage, s’inscrit dans une géographie cohérente où se conjuguent enracinement rural, notabilité municipale et ouverture progressive vers les centres administratifs nationaux.

  • Illiers-Combray (Eure-et-Loir)

Berceau historique de la famille dès le XVIIᵉ siècle. Plusieurs générations y sont attestées dans les registres paroissiaux et d’état civil. Illiers constitue le cœur originel de l’activité artisanale et marchande (tailleurs d’habits, marchands drapiers), ainsi que le socle de la transmission agnatique.

  • Blandainville (Eure-et-Loir)château de Beaurouvre

Lieu d’ancrage majeur à partir du XIXᵉ siècle. Le château de Beaurouvre devient le centre patrimonial de la famille avec Léon Mercier (1822–1892), maire de la commune, puis avec ses descendants. Blandainville symbolise l’accession à la notabilité locale, l’exercice prolongé de charges municipales et la stabilité foncière sur plusieurs générations.

Blason associé à la terre de Beaurouvre
  • Paris

À partir de la fin du XIXᵉ siècle et surtout au XXᵉ siècle, plusieurs membres de la lignée s’implantent à Paris. Cette présence est liée aux carrières administratives, diplomatiques et militaires (diplomatie, ministères, hautes fonctions publiques), marquant le passage d’une notabilité rurale à une insertion dans les structures centrales de l’État.

  • Alliances contemporaines hors région

Par le jeu des alliances cognatiques et des mobilités professionnelles, la descendance est aujourd’hui reliée à d’autres territoires, notamment les Landes et les Yvelines. Ces implantations ne constituent pas des ruptures, mais l’extension naturelle d’un réseau familial désormais inscrit à l’échelle nationale.

L’ensemble de ces demeures et ancrages illustre une continuité territoriale maîtrisée : enracinement ancien en Eure-et-Loir, consolidation patrimoniale autour de Beaurouvre, puis ouverture vers Paris et d’autres régions par le service public et les alliances.

Bibliographie et sources

  • Roglo – base généalogique collaborative (multiples contributeurs, AD28).
  • Archives départementales d’Eure-et-Loir.
  • Base Léonore (Légion d’honneur).
  • Le Gaulois, Le Figaro (XIXᵉ–XXᵉ siècles).
  • Bottin Mondain (XXᵉ siècle).

Conclusion

La lignée Mercier illustre une continuité agnatique bourgeoise et administrative, enracinée en Beauce, marquée par le commerce, la gestion locale, le service public et l’engagement national. L’usage du nom Mercier de Beaurouvre traduit une stabilisation patrimoniale et sociale moderne, prolongée aujourd’hui par des alliances actives au service de l’État et du Bien Commun.

Mention légale

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