Thesaurus de la famille LE BRETON

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Thésaurus Agnatique ALFI – Famille LE BRETON

Introduction

La lignée Le Breton s’inscrit dans la longue durée de l’histoire nobiliaire et administrative du Perche, de la Normandie et de l’Orne, attestée dès le début du XIVᵉ siècle. Issue d’un lignage d’écuyers et de seigneurs locaux, elle déploie sur plus de douze générations une continuité remarquable de service seigneurial, militaire, religieux et administratif, illustrant une fidélité constante aux charges publiques, au service du roi, de l’Église et des territoires.

Les possessions de La Calabrière, du Vieux-Bellême, de Rocé, de Vaunoise, de Dillonvilliers, d’Aunainville ou de La Salle structurent un enracinement territorial cohérent, principalement dans l’Orne, l’Eure-et-Loir et les marches du Maine.

Armoiries et blason

Aucun armorial ancien ou moderne (Rietstap, d’Hozier, armoriaux provinciaux de Normandie, Perche, Maine) n’atteste formellement des armoiries historiques continues de la lignée Le Breton.

Conformément à la doctrine ALFI, une **proposition de blason** peut être établie à partir :

  • du nom (« Breton » : identité, fidélité, enracinement),
  • des fonctions (écuyers, baillis, commandants de château, officiers, clercs),
  • des terres forestières et seigneuriales.

Proposition de blason ALFI (originale) :

  • Blasonnement* :

« D’argent au chevron de sable accompagné de trois merlettes de gueules, deux en chef et une en pointe ; au chef d’azur chargé de trois étoiles d’or. »

  • Symbolique* :

– l’argent : droiture et service loyal ; – le chevron : protection, transmission et architecture lignagère ; – les merlettes : noblesse ancienne sans ostentation ; – le chef étoilé : orientation, permanence et fidélité à l’ordre supérieur.

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Chronologie agnatique

I. Origines médiévales (XIVᵉ siècle)

  • Guillaume Le Breton, écuyer, marié en 1320 à Perronnelle de La Luzerne.
  • Jean Le Breton, écuyer, seigneur de La Calabrière.
  • Jean Le Breton.
  • Guillaume Le Breton, commandant du château de Caen (1419–1423), bailli de Caen.
  • André Le Breton, seigneur de La Calabrière et du Vieux-Bellême.

II. Consolidation seigneuriale (XVe–XVIe siècles)

  • Cardin l’Écossais Le Breton, seigneur de La Calabrière, du Vieux-Bellême et de Montigny.
  • Jean Le Breton, seigneur du Vieux-Bellême et de Rocé.
  • Priam Le Breton, seigneur du Vieux-Bellême, sergent royal de Bellême.
  • Claude Le Breton, écuyer, seigneur de Grand Mont et de La Calabrière.
  • Pierre Le Breton, écuyer, seigneur du Vieux-Bellême, gentilhomme ordinaire de la Chambre du roi (1578).

III. Ramifications nobiliaires et cléricales (XVIIe siècle)

  • Pierre Le Breton, seigneur du Vieux-Bellême.
  • Jacques Le Breton, seigneur du Vieux-Bellême, de Cicé et de Vaunoise.
  • Pierre Le Breton, écuyer, seigneur de Cissay.
  • Jean Le Breton, seigneur de Rocé.
  • Pierre Le Breton, seigneur d’Aunainville et de Dillonvilliers, chevalier.
  • René Le Breton, seigneur de Frainville.
  • Nicolas Le Breton, seigneur de La Salle.

IV. Permanence et service (XVIIIe siècle)

  • Jacques Le Breton, seigneur de Vaunoise.
  • Claude Richard Jacques Le Breton, seigneur de Vaunoise.
  • Claude Charles Le Breton de Vaunoise, colonel de dragons (1788).

Engagement au service du Bien Commun

Justice & transmission

La famille Le Breton s’illustre, dès les XIVe et XVe siècles, dans la gestion directe des terres, des charges seigneuriales et des fonctions juridiques d’autorité locale. Plusieurs générations exercent la justice sur leurs terres en tant que seigneurs, baillis ou officiers royaux, dans une tradition de médiation, d’administration et de préservation de l’ordre social. L’exercice de la justice seigneuriale au sein de domaines comme La Calabrière ou le Vieux-Bellesme témoigne d’une compétence juridique transmise, d’une capacité d’arbitrage enracinée dans la coutume, et d’un sens aigu de la responsabilité territoriale. Ces fonctions ne sont pas seulement honorifiques : elles impliquent la régulation des droits d’usage, des litiges agraires, des obligations féodales, et des devoirs d’assistance envers les plus faibles.

La transmission s’étend également aux savoirs, aux biens, aux titres et à la mémoire. Elle s’appuie sur des mariages soigneusement choisis, des successions ordonnées, et une fidélité aux principes agnatiques. À travers les actes notariés, les alliances foncières, les charges héritées ou négociées, la famille Le Breton assure un relais de l’autorité dans le respect des traditions locales et des institutions monarchiques. Elle incarne une noblesse de charge, ancrée dans la gestion quotidienne du bien commun rural et dans la continuité du droit coutumier.

Foi & clergé

La lignée compte plusieurs membres engagés dans la vie religieuse, témoignant d’un enracinement chrétien ancien et d’un service spirituel structurant. Des prêtres de paroisse, des chapelains, des moines bénédictins et des administrateurs de maladreries sont attestés dans différentes branches de la famille. Ces figures religieuses ne relèvent pas uniquement du domaine privé : elles sont des acteurs sociaux, éducatifs et médicaux, dans un monde où l’Église structure la vie collective.

Leur rôle dépasse la célébration des sacrements : ils participent à l’encadrement moral, à l’éducation, à l’assistance des pauvres, à la gestion des biens ecclésiastiques et à la transmission de la foi dans des contextes parfois troublés (peste, guerre, famine). Certains membres veillent à l’entretien des chapelles seigneuriales, à la fondation de messes anniversaires ou à la protection des confréries. Par leur engagement, ils prolongent dans le domaine spirituel la mission sociale du lignage.

Service militaire & public

Du Moyen Âge jusqu’à l’époque moderne, la famille Le Breton contribue activement à la défense du royaume et au fonctionnement des institutions royales. La présence d’un Guillaume Le Breton comme commandant du château de Caen durant la période critique de 1419 à 1423, alors que la Normandie est disputée entre Armagnacs et Anglo-Bourguignons, souligne une fidélité militaire au service du roi dans des temps de crise. D'autres membres sont baillis, officiers d’infanterie, lieutenants ou colonels de dragons, assumant des fonctions de terrain ou de commandement.

Leur loyauté s’exerce dans un cadre à la fois territorial (défense de la province) et monarchique (service de la couronne). En acceptant ces charges parfois périlleuses, ils prennent part au maintien de la paix, à la défense des routes et des communautés, et à l’affirmation de l’autorité royale dans les provinces. Ce service de l’épée et de l’uniforme renforce la légitimité d’un lignage qui, sans jamais prétendre à la noblesse d’épée, en assume pourtant les devoirs fondamentaux.

Culture & sciences

La culture familiale s’enracine dans l’apprentissage des disciplines nécessaires à la gestion, à la foi et au service. La formation des membres de la lignée dans les domaines juridiques, théologiques ou militaires traduit une culture de responsabilité, transmise en actes plus qu’en traités. Le savoir juridique, indispensable à l’exercice des charges seigneuriales et à la gestion des biens, est transmis à travers l’expérience, les documents notariés et les usages coutumiers.

Chez les membres ecclésiastiques, la culture théologique et canonique est au cœur de l’engagement. Le lien entre foi et instruction est manifeste. Chez les militaires et les administrateurs, la formation tactique, l’art de la guerre, la stratégie de défense territoriale ou la logistique sont également présents. On observe une capacité de synthèse entre la tradition orale, la mémoire des anciens et l’usage pragmatique du savoir. Cette culture intégrée à la vie quotidienne est un vecteur de stabilité sociale, de commandement juste, et de continuité.

Philanthropie & initiatives sociales

Sans afficher une philanthropie spectaculaire ou ostentatoire, la lignée Le Breton exerce un rôle constant dans la protection des populations rurales, l’entretien des édifices religieux, la gestion des maladreries et la régulation des crises locales (pénuries, épidémies, conflits de voisinage). Loin des grandes fondations parisiennes ou des salons mondains, leur engagement prend la forme d’un devoir de proximité, enraciné dans les besoins concrets des communautés rurales.

Les seigneurs de La Calabrière, par exemple, veillent à la régulation des usages collectifs (bois, pâturages, eaux), à la protection des paysans, à l’aide aux veuves ou aux enfants pauvres, souvent en lien avec les curés locaux. La lignée agit ainsi comme relai naturel des principes de subsidiarité et de charité chrétienne, dans une société encore fondée sur les solidarités verticales. À ce titre, leur action constitue un véritable service du Bien Commun à l’échelle territoriale, incarné dans les structures sociales de l’Ancien Régime.

Alliances

La lignée s’unit notamment aux familles :

  • de La Luzerne
  • de Rouvres
  • de Gaigné
  • Affagart
  • de Thiboutot
  • Dutens
  • Le Jay
  • de Gislain
  • Parseval des Chênes
  • Barthomier
  • de Croix
  • de Brisard
  • de Lunel
  • de Tascher
  • de Serizay
  • de Bellezaise
  • de Cissay
  • de Musset

Demeures et ancrages patrimoniaux

  • La Calabrière
  • Vieux-Bellême
  • Rocé
  • Vaunoise
  • Dillonvilliers
  • Aunainville
  • La Salle
  • Bellême
  • La Chapelle-d’Aunainville
  • Saint-Martin-du-Vieux-Bellême

Bibliographie et sources

  • Base Roglo (roglo.eu)
  • Archives notariales et paroissiales de l’Orne et de l’Eure-et-Loir
  • Contrats de mariage, dispenses de consanguinité, registres ecclésiastiques
  • Sources seigneuriales et militaires

Conclusion

La famille Le Breton incarne une lignée d’autorité mesurée, de fidélité institutionnelle et de service continu au Bien Commun. Par la stabilité de ses engagements, la diversité de ses fonctions et la profondeur de son enracinement, elle illustre pleinement la vocation des lignées historiques selon la doctrine ALFI.

Mention légale (SCRIPT ALFI)

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