Thesaurus de la famille CENDRIER

De Association Linéage de France et d'International
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Introduction

La lignée CENDRIER est attestée avec certitude à partir de la fin du XVIIIᵉ siècle, dans un contexte urbain et administratif marqué par les mutations profondes de la France postrévolutionnaire. Issue de la région de Seine-et-Marne et rapidement implantée à Paris, elle s’inscrit dans une trajectoire de transmission continue sur cinq générations documentées, associant stabilité familiale, intégration sociale et engagement spirituel.

À travers les générations, la famille Cendrier manifeste une forte cohérence agnatique, un attachement durable à la transmission du nom, et une contribution notable au Bien Commun, en particulier dans les domaines de la vie religieuse, de l’engagement intellectuel et du service civil. La figure du bienheureux Gérard Cendrier, prêtre franciscain et martyr de la Seconde Guerre mondiale, constitue l’aboutissement spirituel le plus élevé de cette lignée.

Armoiries et blason

Aucun armorial ancien ou moderne n’atteste officiellement de l’existence d’armoiries historiques pour la lignée CENDRIER. Conformément à la doctrine de l’ALF International, un blason original est proposé, fondé sur l’étymologie du nom, la trajectoire spirituelle de la famille et son engagement au service du Bien Commun.

Blasonnement proposé :

D’azur à la flamme d’or issante d’un cendrier d’argent, accompagnée en chef d’une croix pattée d’or et en pointe d’une palme d’argent.

Symbolique :

  • L’azur exprime la fidélité et la profondeur spirituelle.
  • Le cendrier d’argent constitue une figure parlante du nom, évoquant la pureté et la vérité.
  • La flamme d’or symbolise la foi vivante née de l’épreuve et l

Chronologie agnatique

La chronologie agnatique de la famille CENDRIER permet de suivre, sur plus d’un siècle et demi, la transmission continue du nom dans un cadre urbain, administratif et spirituel, principalement centré sur Paris et l’Île-de-France. Cette lignée, solidement documentée à partir de la fin du XVIIIᵉ siècle, illustre une trajectoire de stabilité familiale, d’intégration sociale et de fidélité aux devoirs civiques et religieux.

I. Fondation (XVIIIᵉ–XIXᵉ siècles)

  • Charles Alexis Cendrier, né le 22 novembre 1774 à La Ferté-Gaucher (Seine-et-Marne), décédé le 26 août 1862 à Paris, constitue la souche agnatique documentée de la lignée. Sa naissance intervient dans les dernières décennies de l’Ancien Régime, et sa vie traverse la Révolution, l’Empire et la Monarchie de Juillet, période de profondes transformations politiques et sociales.

Marié le 1er mars 1802 à Paris avec Anicette Émilie Bouillon (née en 1782, décédée en 1854), il établit durablement la famille dans la capitale. Cette union inaugure une transmission régulière du nom et marque l’entrée de la lignée dans un environnement urbain structuré par l’administration, les métiers et les réseaux parisiens.

II. Continuité familiale (XIXᵉ siècle)

  • Casimir Ferdinand Cendrier, né le 26 août 1809 à Paris, s’inscrit pleinement dans le XIXᵉ siècle, époque de consolidation de l’État moderne et de structuration des familles urbaines.

Marié le 30 juillet 1829 avec Geneviève Charlotte Lemaire, il assure la continuité agnatique dans un contexte de stabilité civile et de transmission familiale maîtrisée.

  • Louis Alfred Cendrier, né en 1834, appartient à la génération du Second Empire et des débuts de la Troisième République.

Marié le 8 février 1862 avec Louise Joséphine Victoire Pigeyre (née en 1839), il prolonge l’enracinement parisien de la lignée. Cette période correspond à une diversification progressive des parcours familiaux et à une insertion durable dans la société bourgeoise et professionnelle de la capitale.

III. Enracinement parisien (fin XIXᵉ – début XXᵉ siècles)

  • Alexis Cendrier, né le 16 juin 1870, décédé en 1949, naît au moment de la guerre franco-prussienne et traverse les grandes mutations de la Belle Époque, de la Première Guerre mondiale et de l’entre-deux-guerres.

Marié le 14 février 1898 à Paris avec Isabelle Rivain (1877–1958), il représente une génération pleinement intégrée à la vie parisienne. Sous son autorité familiale, la lignée connaît une expansion démographique notable et une diversification des vocations.

IV. Diversification et rayonnement (XXᵉ siècle)

  • Alfred Cendrier, né le 30 janvier 1908, appartient à la génération confrontée aux bouleversements majeurs du XXᵉ siècle.

Marié en 1934 avec Lise Pouthier (1903–1966), il est le père d’une descendance nombreuse, assurant la continuité agnatique et la transmission familiale sur plusieurs branches.

  • Michel Cendrier, marié avec Aline Petit (1912–1998), psychologue, illustre l’ouverture de la lignée aux métiers intellectuels et aux sciences humaines. Cette branche témoigne d’un engagement professionnel tourné vers l’accompagnement, la compréhension de la personne et le service de la société.
  • Gérard Cendrier, né le 16 juin 1920 à Paris, décédé le 24 janvier 1945 au camp de Buchenwald, prêtre franciscain, constitue la figure spirituelle majeure de la lignée. Arrêté pour son engagement chrétien au sein des travailleurs civils français requis en Allemagne, il est déporté pour « résistance spirituelle ». Dans des conditions extrêmes, il fait preuve d’un témoignage de foi exceptionnel, partageant le peu qu’il possède et invitant ses compagnons à la prière et au pardon. Mort à 24 ans, il est reconnu martyr par l’Église catholique en 2025 et béatifié à Notre-Dame de Paris le 13 décembre 2025 parmi les cinquante martyrs français du nazisme.
Gérard Cendrier, prêtre franciscain et martyr

V. Descendance contemporaine

  • La descendance de la famille Cendrier est attestée jusqu’à la cinquième génération. Elle comprend notamment Marc, Jean-Loup, Rose, France, Luc, Mathieu, Françoise, Marie-Christine, Martine, ainsi que d’autres porteurs et alliés du nom. Conformément aux règles de protection des données personnelles (RGPD), les informations concernant les générations contemporaines sont volontairement limitées, tout en attestant la continuité vivante et active de la lignée.

Cette chronologie agnatique met en lumière une famille sans rupture de transmission, profondément inscrite dans l’histoire moderne et contemporaine de la France, et dont l’aboutissement spirituel, à travers le martyre reconnu de Gérard Cendrier, confère à la lignée une dimension de témoignage et de service du Bien Commun pleinement conforme à la vocation de l’ALFI.

Engagement au service du Bien Commun

Justice & transmission

La lignée Cendrier se caractérise par une transmission agnatique continue, lisible et stable sur plus d’un siècle et demi. Cette continuité ne repose pas sur la détention de charges judiciaires formelles, mais sur l’exercice responsable des devoirs familiaux, civiques et moraux propres à une famille solidement insérée dans la société française moderne. La régularité des filiations, la clarté des alliances et la permanence de l’ancrage parisien témoignent d’un sens aigu de la transmission : transmission du nom, des valeurs, du respect des institutions et de la responsabilité individuelle.

Dans un contexte marqué par les bouleversements politiques du XIXᵉ et du XXᵉ siècles, la famille Cendrier illustre une justice vécue avant tout comme fidélité à l’ordre civil, respect du droit commun et engagement personnel dans la stabilité sociale. Cette forme de justice silencieuse, exercée au quotidien, constitue un socle essentiel du Bien Commun.

Foi & clergé

L’engagement spirituel de la lignée trouve son expression la plus haute dans la figure du bienheureux Gérard Cendrier, prêtre franciscain et martyr de la Seconde Guerre mondiale. Entré dans les ordres, il incarne une vocation religieuse pleinement assumée, orientée vers le service des hommes dans des circonstances extrêmes. Arrêté pour son activité chrétienne au sein des travailleurs civils français requis en Allemagne, il est déporté au camp de Buchenwald pour ce que les autorités nazies qualifient de « résistance spirituelle ».

Dans les conditions inhumaines de la déportation, Gérard Cendrier manifeste une foi vécue jusqu’au don total de soi : partage du peu de nourriture disponible, soutien moral et spirituel de ses compagnons, appel constant à la prière et au pardon. Mort à l’âge de vingt-quatre ans, il est reconnu martyr par l’Église catholique en 2025 et béatifié à Notre-Dame de Paris le 13 décembre 2025 parmi les cinquante martyrs français du nazisme. Cet accomplissement spirituel confère à la lignée Cendrier une dimension testimoniale exceptionnelle, inscrivant son nom dans l’histoire religieuse contemporaine de la France.

Service public & civil

Au-delà de la vocation religieuse, plusieurs membres de la famille Cendrier exercent des professions relevant du service civil, administratif ou intellectuel. Par leur participation à la vie professionnelle, juridique ou sociale, ils contribuent à la stabilité des structures publiques et privées de la France contemporaine. Ce service, discret mais constant, s’inscrit dans une tradition de respect de l’État, de ses lois et de ses institutions, sans recherche de visibilité ou de distinction honorifique.

La famille incarne ainsi une forme de loyauté civique fondée sur le devoir, la compétence et la continuité, participant à l’équilibre de la société par l’exercice responsable de fonctions utiles à la collectivité.

Culture & sciences

La présence au sein de la lignée de psychologues, d’experts-comptables, d’intellectuels et de praticiens des sciences humaines témoigne d’un engagement durable en faveur du savoir appliqué. Cette orientation vers les disciplines de compréhension, de gestion et d’accompagnement révèle une conception du savoir comme service : service de la personne, des familles, des institutions et de la société.

La culture de la responsabilité intellectuelle, transmise au fil des générations, participe à l’élévation morale et sociale du groupe familial. Elle illustre une contribution au Bien Commun fondée sur la compétence, l’éthique professionnelle et la transmission des connaissances.

Philanthropie & initiatives sociales

L’engagement de la famille Cendrier dans le domaine philanthropique ne prend pas la forme d’institutions spectaculaires, mais s’exprime par une action morale, éducative et spirituelle profondément incarnée. Durant la Seconde Guerre mondiale, l’attitude de Gérard Cendrier face à la persécution et à la souffrance constitue un témoignage exemplaire de charité chrétienne et de solidarité humaine.

Plus largement, l’attention portée aux personnes, la transmission de valeurs éducatives, le soutien moral et intellectuel apporté dans les sphères professionnelles et familiales traduisent une philanthropie de proximité, discrète mais réelle. Cette manière d’agir, fidèle à l’esprit du Bien Commun, inscrit la lignée Cendrier dans une tradition de service humble, durable et profondément humaine.

Synthèses ALFI des familles alliées

Les alliances de la lignée CENDRIER s’inscrivent dans un tissu social majoritairement urbain, parisien et francilien, caractéristique des familles établies dans la capitale au XIXᵉ et XXᵉ siècles. Les notices ci-dessous constituent des synthèses brèves, strictement fondées sur les informations présentes dans la documentation fournie (Roglo et notes associées), sans extrapolation.

Famille BOUILLON

Famille alliée par le mariage (1802, Paris) d’Anicette Émilie Bouillon (1782–1854) avec Charles Alexis Cendrier (1774–1862). Cette alliance marque l’installation du couple fondateur dans l’espace parisien et ouvre la chronologie agnatique documentée de la lignée Cendrier.

Famille LEMAIRE

Famille alliée par le mariage (1829, Paris) de Geneviève Charlotte Lemaire avec Casimir Ferdinand Cendrier (né en 1809). Elle s’inscrit dans la continuité du XIXᵉ siècle parisien, renforçant l’enracinement urbain de la lignée.

Famille PIGEYRE

Famille alliée par le mariage (1862, Paris) de Louise Joséphine Victoire Pigeyre (née en 1839) avec Louis Alfred Cendrier (né en 1834). L’alliance intervient au milieu du XIXᵉ siècle et accompagne la continuité familiale à Paris.

Famille RIVAIN

Famille alliée par le mariage (1898, Paris 16e) d’Isabelle Rivain (1877–1958) avec Alexis Cendrier (1870–1949). Cette union se place à la charnière fin XIXᵉ / début XXᵉ siècle et correspond à l’expansion démographique de la famille.

Famille BARBÉ

Famille alliée par le mariage (1920) de Louise Cendrier (née en 1899) avec Pierre Barbé (1895–1944). Cette alliance est attestée dans la descendance d’Alexis Cendrier et participe à l’extension familiale au XXᵉ siècle.

Famille POUTHIER

Famille alliée par le mariage (1934) de Lise Pouthier (1903–1966) avec Alfred Cendrier (né en 1908). Cette union correspond à la génération du XXᵉ siècle et s’inscrit dans la continuité agnatique documentée.

Famille PETIT

Famille alliée par l’union de Michel Cendrier avec Aline Petit (1912–1998), née à Fourmies (Nord), psychologue, décédée à Paris. Cette alliance introduit une figure féminine identifiée par une activité professionnelle (psychologie), soulignant l’intégration dans les métiers intellectuels et de service.

Famille MASSALSKA

Famille alliée par le mariage de Marc Cendrier (1935–2012) avec Anna Krystyna Massalska. Cette union est attestée dans la descendance du XXᵉ siècle. Conformément au RGPD, la notice demeure volontairement sobre.

Famille MÉHEUT

Famille alliée par l’union de Martine Cendrier avec Bernard Méheut (décédé en 2020), présenté comme ancien élève d’HEC (1960) et expert-comptable. Cette alliance illustre l’insertion d’une branche dans les milieux de haute formation et de gestion. (Informations données dans la note source.)

Famille DESSAIN

Famille alliée par le mariage (1890, Paris 10e) de Marie Louise Cendrier (née en 1872) avec Georges Dessain (né en 1866 à Neuilly-sur-Seine), avocat. Cette alliance témoigne d’un lien direct avec les professions juridiques et le monde des offices et du droit.

Demeures et ancrages

Les demeures et ancrages de la lignée CENDRIER traduisent une implantation essentiellement urbaine et francilienne, caractéristique d’une famille intégrée aux structures administratives, professionnelles et spirituelles de la France moderne et contemporaine. Ces lieux ne correspondent pas à des fiefs seigneuriaux, mais à des espaces de vie, de travail, de transmission et d’engagement civique.

  • La Ferté-Gaucher (Seine-et-Marne) — Lieu de naissance de Charles Alexis Cendrier en 1774, La Ferté-Gaucher constitue l’ancrage géographique originel documenté de la lignée. Située dans une région de transition entre Brie et Champagne, cette localité marque le point de départ de la trajectoire familiale avant l’installation durable à Paris au début du XIXᵉ siècle.
  • Paris — La capitale représente le principal lieu d’ancrage de la famille Cendrier depuis le mariage de Charles Alexis Cendrier en 1802. Plusieurs générations y naissent, s’y marient et y décèdent. Paris constitue le centre de la transmission agnatique, le cadre des engagements professionnels, intellectuels et religieux, ainsi que le lieu d’aboutissement spirituel de la lignée, notamment avec la béatification de Gérard Cendrier à Notre-Dame de Paris en 2025.
  • Versailles — Ville attestée comme lieu de naissance de Marie Louise Cendrier en 1872, Versailles témoigne d’un ancrage ponctuel dans l’ouest parisien, en lien avec les déplacements familiaux et les réseaux résidentiels de la région parisienne à la fin du XIXᵉ siècle.
  • Neuilly-sur-Seine — Mentionnée comme lieu de naissance de Georges Dessain (1866), époux de Marie Louise Cendrier, Neuilly-sur-Seine s’inscrit dans les ancrages alliés de la famille. Cette localisation illustre l’insertion de certaines branches dans les communes résidentielles de la bourgeoisie professionnelle de l’ouest parisien.

Ces lieux dessinent une géographie familiale cohérente, centrée sur l’Île-de-France, marquée par la continuité résidentielle, la mobilité urbaine maîtrisée et l’intégration durable dans les structures sociales, culturelles et spirituelles de la région.

Bibliographie et sources

  • Roglo.eu – base généalogique collaborative
  • Archives de Paris
  • Contributions de Dominique Martin, J.-N. Pommier, Thierry Fauvage
  • Aleteia.org – reconnaissance du martyre de Gérard Cendrier (2025)

Conclusion

La lignée CENDRIER illustre avec clarté une forme de noblesse moderne fondée non sur l’ancienneté des titres ou la possession de fiefs, mais sur la continuité du devoir, la fidélité aux valeurs transmises et la primauté de la conscience. Sur plusieurs générations documentées, cette famille manifeste une stabilité agnatique remarquable, une intégration durable dans la société française et une contribution constante au Bien Commun, exercée dans les sphères civiles, intellectuelles et spirituelles.

L’histoire de la famille Cendrier révèle une noblesse de comportement et de responsabilité, incarnée dans le respect des institutions, l’engagement professionnel utile, la transmission éducative et la fidélité aux exigences morales. Cette noblesse silencieuse, sans ostentation ni revendication, s’exprime dans la durée et trouve son accomplissement le plus élevé dans la figure du bienheureux Gérard Cendrier, prêtre franciscain et martyr de la Seconde Guerre mondiale.

Par son témoignage de foi, de charité et de don total de soi, Gérard Cendrier confère à la lignée une dimension spirituelle exceptionnelle, inscrivant son nom dans l’histoire religieuse contemporaine et donnant à l’ensemble de la chronologie familiale un sens d’élévation et de transmission. Sa béatification en 2025 ne constitue pas un aboutissement isolé, mais l’expression la plus haute d’un héritage moral patiemment construit.

À ce titre, la lignée Cendrier s’inscrit pleinement dans la doctrine de l’ALFI : une noblesse fondée sur le service, la fidélité, la transmission et l’orientation vers le Bien Commun. Elle rappelle que la véritable élévation des lignées repose avant tout sur la cohérence entre les actes, la conscience et la mémoire transmise.

Mention légale (SCRIPT ALFI)

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