Thesaurus de la famille DOURSENOT
1. Introduction
La famille Doursenot, originaire de **Dordogne** (Trélissac, La Douze, Saint-Geyrac, Périgueux), incarne la noblesse laborieuse de la France **artisanale et rurale**, devenue au fil du temps une lignée cultivée et éclairée. Issue de **tailleurs, forgerons et cultivateurs**, elle s’élève par le travail, la foi et la culture, jusqu’à rejoindre par alliance la maison de **Laborde de Monpezat**, intégrant ainsi le destin historique et européen du Danemark contemporain. Cette lignée illustre la mission française d’élévation par le mérite, le service et la fidélité au **Bien Commun**.
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2. Armoiries

- Blason symbolique ALFI : *D’azur au chevron d’argent accompagné en chef de deux étoiles d’or et en pointe d’une enclume du même.*
- Signification :
- **L’enclume :** Noblesse du travail artisanal et de la **forge** (Pierre Doursenot 1795-1864).
- **Le chevron d’argent :** Droiture, solidité et **ascension morale** par le mérite.
- **Les étoiles d’or :** Espérance et **guidance des générations** (culture, service).
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3. Chronologie agnatique et filiation principale
La filiation Doursenot s’inscrit dans une continuité agnatique clairement documentée en Périgord à partir de la fin de l’Ancien Régime. Elle illustre une trajectoire sociale typique des familles rurales françaises, fondée sur le travail artisanal, agricole, puis sur l’engagement dans le service public et l’instruction.
Jean Doursenot († 1802)
Jean Doursenot décède en 1802. Il est attesté comme tailleur et cultivateur à Trélissac (Dordogne), professions caractéristiques d’un artisan-paysan de la fin du XVIIIᵉ siècle.
Il épouse successivement :
- Catherine Labrousse († 1817),
- puis Jeanne Cendroux († 1770).
De cette lignée naît notamment son fils :
- ↳ Pierre Doursenot (1795–1864).
Pierre Doursenot (1795–1864)
Pierre Doursenot naît en 1795. Il exerce d’abord le métier de forgeron, avant de devenir cultivateur à La Douze. Cette évolution professionnelle témoigne d’une diversification des activités rurales au début du XIXᵉ siècle.
Il épouse en 1815 Marguerite Buis (1786–1843).
Il est le père de :
- ↳ Pierre Doursenot (1824–1867).
Pierre Doursenot (1824–1867)
Pierre Doursenot naît en 1824. Il embrasse une carrière dans la gendarmerie à cheval et atteint le grade de brigadier, marquant l’entrée de la lignée dans le service de l’État.
Il décède en 1867 à Saint-Aulaye.
Marié en 1852 à Jeanne Laronze (1828–1896), il est le père de :
- ↳ Jean-Alfred Doursenot (1855–1940).
Jean-Alfred Doursenot (1855–1940)
Jean-Alfred Doursenot naît en 1855. Il épouse Marie-Louise Barrière (1863–1941).
Cette génération s’inscrit dans une stabilité familiale et sociale durable, préparant l’accès aux métiers modernes et aux services publics du tournant du XXᵉ siècle.
Il est le père de :
- ↳ Maurice Doursenot (1883–1916).
Maurice Doursenot (1883–1916)
Maurice Doursenot naît en 1883. Il est employé des chemins de fer, profession emblématique de la modernité industrielle et de l’État républicain.
Mobilisé durant la Première Guerre mondiale, il meurt en 1916 et est reconnu Mort pour la France (MPLF). Son décès constitue une rupture majeure dans la lignée.
Il épouse Marthe Gay, dite Marguerite (1883–1974), et est le père de :
- ↳ Renée Doursenot (1908–2001).
Renée Doursenot (1908–2001)
Renée Doursenot naît en 1908. Elle se distingue par un parcours intellectuel et personnel remarquable : bachelière précoce, femme de culture, d’indépendance et de courage, dans un contexte historique marqué par deux guerres mondiales.
Elle épouse en 1928 Louis Leuret (1881–1962), directeur d’écoles en Indochine et officier de la Légion d’honneur. Cette union est dissoute par divorce en 1940.
En 1948, elle se remarie avec André de Laborde de Monpezat (1907–1998), propriétaire et journaliste en Indochine.
Par cette union, la lignée Doursenot se trouve rattachée par alliance à la maison de Laborde de Monpezat, famille dont est issu Henri de Laborde de Monpezat, devenu prince Henri de Danemark, époux de la reine Margrethe II.
Cette alliance ne constitue pas une transmission agnatique, mais elle confère à la lignée Doursenot une portée historique et symbolique notable, illustrant le passage d’une famille rurale périgourdine à une insertion, par alliance, dans une maison liée à une monarchie européenne contemporaine.
4. Engagement au service du Bien Commun
Sur plusieurs générations, la famille Doursenot illustre une continuité remarquable d’engagements concrets au service du Bien Commun, selon une conception fondée sur le travail, la protection de la collectivité, le sacrifice, et la transmission des savoirs. Cette trajectoire familiale, non nobiliaire à l’origine, incarne pleinement les vertus civiques et morales reconnues par l’ALFI.
Travail et artisanat – Fondement de la dignité
À l’origine de la lignée, l’engagement au Bien Commun s’exprime par le travail manuel et l’enracinement local, garants de la subsistance collective et de la stabilité sociale.
- **Jean Doursenot († 1802)**, tailleur et cultivateur à Trélissac, incarne la figure de l’artisan-paysan de la fin de l’Ancien Régime. Par son double métier, il contribue à la fois à l’économie locale et à la cohésion communautaire, fondant la dignité de la lignée sur l’effort et la responsabilité.
- **Pierre Doursenot (1795–1864)**, forgeron puis cultivateur, symbolise la transformation de la matière au service des besoins collectifs. Le métier de forgeron, essentiel dans les sociétés rurales du XIXᵉ siècle, place cette génération au cœur du progrès technique et de la solidarité villageoise.
Sécurité, autorité publique et sacrifice – Garantie de la Nation
Au XIXᵉ et au début du XXᵉ siècle, l’engagement familial se prolonge dans le service direct de l’État et dans le sacrifice consenti pour la Nation.
- **Pierre Doursenot (1824–1867)**, brigadier de gendarmerie à cheval, incarne l’autorité publique républicaine naissante. Chargé du maintien de l’ordre, de la sécurité des populations et de l’application de la loi, il représente l’entrée de la lignée dans une mission de protection collective. Sa mort en service marque un engagement total au devoir.
- **Maurice Doursenot (1883–1916)**, employé des chemins de fer et soldat mobilisé durant la Première Guerre mondiale, meurt en 1916 et est reconnu Mort pour la France (MPLF). Son sacrifice illustre l’engagement ultime d’une famille française ordinaire dans la défense de la Patrie, inscrivant durablement la lignée dans la mémoire nationale.
Éducation, culture et rayonnement – Mission de transmission
Au XXᵉ siècle, l’engagement au Bien Commun prend une dimension intellectuelle, éducative et culturelle, tournée vers la transmission et le rayonnement.
- **Renée Doursenot (1908–2001)** se distingue par une ascension intellectuelle précoce. Bachelière dans un contexte social encore peu favorable à l’éducation des femmes, elle incarne la transmission des valeurs de culture, d’indépendance et de courage moral, assurant la continuité éthique de la lignée.
- **Louis Leuret (1881–1962)**, son premier époux, directeur d’écoles en Indochine et officier de la Légion d’honneur, consacre sa vie à l’instruction. Responsable de la formation de plusieurs milliers d’élèves, il participe activement à la diffusion des savoirs et des structures éducatives françaises outre-mer, dans le cadre de la mission civilisatrice de l’époque.
- **André de Laborde de Monpezat (1907–1998)**, second époux de Renée, entrepreneur et fondateur de presse en Indochine, œuvre à la diffusion de l’information et de la culture. Par ses activités journalistiques et économiques, il contribue au rayonnement intellectuel français en Asie et établit un lien durable entre la lignée Doursenot et une dimension internationale.
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Par la continuité de ces engagements – travail, service public, sacrifice militaire, éducation et culture – la famille Doursenot répond pleinement aux critères de sanctuarisation lignagère au service du Bien Commun, tels que définis par l’ALFI. Cette légitimité morale fonde l’usage de signes honorifiques non nobiliaires, distincts des timbres traditionnels, et justifie l’inscription de la lignée dans un armorial contemporain à vocation patrimoniale et éthique.
5. Demeures et enracinement
- **Racines périgourdines :** Trélissac, La Douze, Saint-Geyrac, Périgueux.
- **Foyers du XXe siècle :** Saint-Astier (Dordogne), Cahors, Albas (Lot).
- **Horizon d’action et alliances :** **Indochine** (Tonkin et Annam), où se déroule l'activité éducative et la rencontre avec la famille de Laborde de Monpezat.
- **Demeure mémorielle :** **Albas (Lot)**, lieu d’inhumation des derniers représentants.
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6. Alliances remarquables
- **Buis**
- **Laronze**
- **Gay**
- **Leuret** (Directeur d'écoles, Légion d'honneur)
- **Laborde de Monpezat** (Famille princière du Danemark par le prince Henri)
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7. Bibliographie et Sources
- Joseph Valynseele, Les Laborde de Monpezat et leurs alliances, Paris, 1975.
- Archives départementales de la Dordogne et du Lot.
- Étienne de Monpezat, témoignage dans ActuLot, 18 septembre 2017.
- Base Roglo, entrée « Jean Doursenot » (consultée le 21 octobre 2025).
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8. Mention légale
Texte rédigé selon le SCRIPT ALFI harmonisé.
Les données généalogiques proviennent de la base Roglo, sous licence Creative Commons BY-NC-ND 4.0 International.
© ALFI – Association des Lignages de France et de l’International
Licence du texte : CC BY-SA 4.0
Base Roglo sujette à vérifications ; les dates et filiations peuvent être précisées par les archives départementales.
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