Engagement Spirituel, Civil et Mémoriel

De Association Linéage de France et d'International
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​Après une semaine auprès de Notre-Dame de France

Témoignage et action de grâce.

​Une semaine s’est écoulée depuis que, au cours de l’office célébré au sanctuaire de Notre-Dame de Valcluse, la communauté des Béatitudes m’a confié la Vierge pèlerine « Notre-Dame de France ».

Aujourd’hui vient le moment de la rendre et, avec lui, celui de témoigner. Je voudrais simplement dire le bonheur profond que j’ai éprouvé durant ces quelques jours et rendre grâce pour cette faveur qui m’a été accordée. Recevoir Notre-Dame de France chez moi n’a pas été, à mes yeux, le simple accueil d’une statue. Sa présence a accompagné ma vie quotidienne, mes temps de silence et de prière, mes pensées et mes intentions. Elle a donné à mon foyer une atmosphère particulière de paix et de recueillement. Chaque jour, j’ai pu me tenir auprès d’elle et lui confier ceux que j’aime : ma famille, mes enfants et petits-enfants, mes proches, ceux qui souffrent ou traversent l’épreuve, mais aussi notre pays et toutes les intentions qui m’ont été confiées. Cette semaine m’a également ramené, intérieurement, vers un autre pèlerinage qui demeure profondément inscrit dans ma vie : mon chemin vers Saint-Jacques-de-Compostelle. En 2004, j’avais appris, pas après pas, que le véritable pèlerinage ne se mesure pas seulement à la distance parcourue. Il est avant tout un chemin intérieur, fait de dépouillement, de rencontres, de silence, de confiance et d’abandon. Cette fois, ce n’était plus moi qui marchais vers un sanctuaire. C’était Marie, sous le vocable de Notre-Dame de France, qui était venue en pèlerine jusqu’à mon foyer. J’ai reçu cette présence comme un signe et comme une grâce. À cette étape de ma vie, où la transmission prend pour moi une importance particulière, cette semaine m’a également rappelé ce que je souhaite laisser à mes enfants, à mes petits-enfants et à ceux qui viendront après nous. Au-delà des noms, des dates, des souvenirs et de l’histoire familiale, je voudrais leur transmettre une espérance, une fidélité et une foi : la conviction que nous sommes les dépositaires provisoires de ce que nous avons reçu et qu’il nous appartient, à notre tour, de le transmettre. J’ai donc placé ma famille sous le regard maternel de Notre-Dame de France. Je lui ai confié les générations présentes et celles qui viendront après nous, sans oublier ceux qui nous ont précédés et dont la mémoire demeure vivante. Je lui ai également confié la France. Qu’elle veille sur notre pays, protège ses familles, réconforte les personnes éprouvées, fortifie les cœurs découragés et nous aide à retrouver toujours les chemins de la paix, de la fraternité et de l’espérance. Au terme de cette semaine, rendre la Vierge pèlerine suscite naturellement une émotion. Mais je comprends aussi que le véritable sens de son passage est précisément celui du pèlerinage : elle doit poursuivre son chemin vers un autre foyer, une autre famille, d’autres intentions, d’autres cœurs. Je rends grâce pour le bonheur de l’avoir accueillie et pour les moments de paix et de prière vécus auprès d’elle. Je remercie profondément la communauté des Béatitudes et tout particulièrement sœur Aline pour la confiance qui m’a été accordée. Notre-Dame de France quitte aujourd’hui mon foyer, mais ce qu’elle y a déposé demeure. Et comme sur le chemin de Saint-Jacques, le pèlerin sait qu’une étape s’achève pour qu’une autre commence. Ultreïa ! Ultreïa ! Et sus eia. Deus adjuva nos ! Que Notre-Dame de France poursuive maintenant son pèlerinage de foyer en foyer. Qu’elle apporte partout où elle sera accueillie cette même paix, cette même espérance et cette même joie que j’ai eu la grâce de connaître durant cette semaine. Notre-Dame de France, veillez sur nous. Veillez sur nos familles. Veillez sur notre pays. Et conduisez-nous toujours vers votre Fils, Jésus-Christ. Amen.

​À mes enfants et à mes petits-enfants, Si un jour vous relisez ces lignes, souvenez-vous simplement de ceci : parmi tout ce que j’aurai essayé de vous transmettre, je souhaite que demeure avant tout la foi, l’espérance et l’amour qui nous unissent. Que la Sainte Vierge veille sur chacun de vous, sur vos chemins et sur les générations qui vous suivront. Avec tout mon amour de père et de grand-père. Cannes, le 2 août 2026. " Patrick " François DAVET.