Thesaurus de la famille BOUTRY ( ceux de Lille)

De Association Linéage de France et d'International
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Thésaurus de la famille Boutry[modifier | modifier le wikicode]

Introduction : origines, ancrage territorial, contexte historique[modifier | modifier le wikicode]

Le lignage Boutry documenté ici trouve son origine à Lille, dans le Nord de la France, au XVIIIe siècle, avec Isidore Joseph Boutry (1721-1793). Cette lignée s'est profondément enracinée dans la région lilloise (Fives-Lille, Armentières, Roubaix, Cambrai), en s’illustrant dans l’industrie textile (coton, laine), l’ingénierie, le négoce, mais aussi dans les professions libérales et les vocations spirituelles. Son histoire accompagne de près le développement industriel et religieux du Nord aux XIXe et XXe siècles.

Armoiries et blason[modifier | modifier le wikicode]

Armoiries de la famille Boutry (source Roglo)
  • Blasonnement : d’argent, à trois bouteilles de gueules, posées 2 et 1.
  • Source : Roglo – notice d’Isidore Joseph Boutry.
  • Commentaire : armes parlantes, probablement liées à une activité de négoce ou de débit, fréquente chez les lignées bourgeoises du Nord.
  • Statut : blason documenté mais à confirmer dans les armoriaux régionaux de Flandres et d’Artois.

Chronologie agnatique[modifier | modifier le wikicode]

La chronologie agnatique de la famille Boutry met en évidence une continuité familiale ininterrompue depuis le XVIIIModèle:E siècle, solidement ancrée à Lille puis à Fives-Lille, et marquée par l’exercice de responsabilités juridiques, industrielles, techniques et spirituelles. Chaque génération illustre une adaptation aux mutations économiques et sociales tout en conservant une forte conscience du service rendu à la collectivité.

1. Isidore Joseph Boutry (1721–1793)[modifier | modifier le wikicode]

Né le 6 mars 1721 à Lille, où il décède le 17 mai 1793, Isidore Joseph Boutry appartient à la génération fondatrice attestée de la lignée. Il épouse le 20 février 1759 à Lille Marguerite Joseph Ledoux (1734–1816). Son existence se déroule dans le contexte de l’Ancien Régime finissant, au sein d’une ville de Lille déjà fortement structurée par les activités artisanales, commerciales et administratives. Cette génération pose les bases de l’insertion urbaine et sociale durable de la famille.

2. Isidore Boutry (1763–1797)[modifier | modifier le wikicode]

Né le 5 juillet 1763 à Lille et décédé prématurément le 18 décembre 1797, Isidore Boutry incarne une figure centrale de la transmission juridique familiale. Il exerce la fonction de notaire royal à Lille, charge essentielle garantissant la sécurité des actes civils, des contrats et des successions dans une période de profond bouleversement politique. Il se marie le 17 avril 1787 à Lille avec Gabrielle Schoutteten (1762–1826). Son activité professionnelle témoigne de la confiance institutionnelle accordée à la famille et de son rôle stabilisateur au sein de la société locale.

3. Désiré Boutry (1796–1892)[modifier | modifier le wikicode]

Né le 22 septembre 1796 à Lille, Désiré Boutry traverse presque tout le XIXModèle:E siècle, décédant le 9 juin 1892 à Fives. Il épouse le 12 septembre 1821 à Lille Adélaïde Flamen (1797–1862). Sa longue vie accompagne la transition de la famille vers l’ère industrielle. L’installation à Fives, faubourg en pleine expansion industrielle, marque un déplacement stratégique du lignage vers les nouveaux pôles économiques de la métropole lilloise.

4. Achille Boutry (1822–1865)[modifier | modifier le wikicode]

Né le 20 juillet 1822 à Lille et décédé le 16 juin 1865 à Fives, Achille Boutry représente l’entrée décisive de la famille dans l’industrie moderne. Il est industriel et filateur de coton à Lille puis à Fives-Lille, participant activement au développement du textile, secteur clé de l’économie régionale au XIXModèle:E siècle. Il épouse le 5 octobre 1845 à Lille Léonie Euphrosine Droulers (1826–1920). Son activité industrielle contribue à la création de richesse, à l’emploi ouvrier et à l’essor urbain, inscrivant durablement le nom Boutry dans l’histoire économique du Nord.

5. Descendance d’Achille Boutry (XIXModèle:E siècle)[modifier | modifier le wikicode]

Deux fils assurent la continuité de l’œuvre industrielle et familiale :

  • Edouard Boutry (1850–1925)

Industriel, il épouse Herminie Devémy (1854–1938). Il poursuit et diversifie les activités économiques familiales, consolidant l’implantation de la lignée dans les milieux industriels et entrepreneuriaux.

  • Léon Boutry (1853–1914)

Marié à Jeanne Dubois (1858–1906), il participe à l’ancrage social et familial du lignage dans la bourgeoisie industrielle régionale.

6. Branches du XXModèle:E siècle (enfants d’Edouard Boutry, 1850–1925)[modifier | modifier le wikicode]

La génération suivante illustre une diversification remarquable des engagements :

  • Paul Boutry (1880–1964)

Marié à Jeanne Cardon. Sa descendance se distingue par de nombreuses vocations religieuses, témoignant d’un engagement spirituel profond au sein de la famille.

  • André Henri Boutry (1884–1945)

Ingénieur et filateur de coton, marié à Bernadette Cuvelier. Il incarne la continuité industrielle et technique du lignage dans un contexte de modernisation accrue.

  • Michel Boutry (1885–1955)

Marié à Claire Lepoutre. Sa descendance s’oriente notamment vers l’industrie sucrière, illustrant l’adaptation du capital familial à de nouveaux secteurs économiques.

  • Pierre Boutry (1887–1982)

Marié à Marthe Vandenberghe. Il assure la continuité familiale au long du XXModèle:E siècle, dans un contexte marqué par les deux conflits mondiaux.

  • Jacques Boutry (1889–1956)

Chocolatier et industriel de la chicorée, marié à Marie Cardon. Il contribue au rayonnement commercial et artisanal de la famille dans l’agroalimentaire régional.

  • Edouard Boutry (1892–1970)

Filateur, marié à Marguerite Laloy. Il prolonge l’héritage textile familial dans une période de profondes mutations industrielles.

7. Figures contemporaines[modifier | modifier le wikicode]

  • Paul Edouard Boutry (1930–2015)

Issu de cette lignée industrielle et spirituelle, il transmet à son tour un héritage familial vivant. Sa descendance — Hervé, Caroline, Vincent, Nicolas, Daniel, Marcel, Fanny, Claire, Jeanne-Françoise, Marie-Elisabeth, Laurent — incarne la continuité contemporaine du lignage, désormais inscrit dans une pluralité de parcours professionnels, sociaux et culturels, fidèles à l’esprit de transmission et de responsabilité hérité des générations précédentes.

Engagement au service du Bien Commun[modifier | modifier le wikicode]

La famille Boutry manifeste, sur plusieurs générations, une fidélité constante au Bien Commun, s’exprimant de manière complémentaire dans les domaines de la justice, de la vie spirituelle, du service patriotique, de l’activité économique et de la transmission culturelle. Cet engagement multiforme inscrit la lignée dans une tradition de responsabilité, de service et d’élévation.

Justice et transmission[modifier | modifier le wikicode]

L’exercice de la justice apparaît dès l’Ancien Régime comme un axe structurant de l’engagement familial. Isidore Boutry (1763–1797), notaire royal à Lille, incarne cette fonction essentielle de garant de la sécurité juridique, de la stabilité des transactions et de la confiance sociale. Par son ministère, il contribue à l’ordre civil et à la transmission paisible des biens et des droits, fondements du Bien Commun.

Foi et vie spirituelle[modifier | modifier le wikicode]

La lignée se distingue par un nombre remarquable de vocations religieuses, témoignant d’un engagement spirituel profond et durable. Plusieurs membres — Marcel, Claire, Madeleine, Jean, Thérèse et Clotilde Boutry — embrassent la vie consacrée, au sein de communautés variées : moines bénédictins, prêtres, carmélites et religieuses de congrégations apostoliques. Cet engagement spirituel, inscrit dans la prière, l’enseignement et le service, constitue un apport discret mais structurant à la vie religieuse et sociale.

Richard Boutry est un journaliste français issu des médias radiophoniques et audiovisuels nationaux, ayant exercé pendant de nombreuses années au sein de groupes reconnus du paysage médiatique français. Formé aux exigences du journalisme classique, il a d’abord occupé des fonctions éditoriales et d’animation dans des cadres institutionnels structurés. À partir des années 2010, il choisit progressivement une voie d’expression plus indépendante, marquant une rupture avec les formats et lignes dominantes. Ce tournant s’opère au prix d’une mise à l’écart professionnelle, qu’il accepte sans renoncer à la parole publique. Il développe alors ses propres canaux d’information, assumant une parole directe, personnelle et non alignée. Son parcours se caractérise par un refus du conformisme médiatique et une fidélité constante à la liberté d’expression. Il affronte critiques, controverses et pressions sans se retrancher derrière l’anonymat ou la victimisation. Son engagement repose sur la conviction que le journaliste doit d’abord servir la vérité telle qu’il la perçoit, même lorsqu’elle dérange. Ce cheminement illustre une trajectoire de rupture assumée plutôt qu’une stratégie de carrière. Le courage de Richard Boutry réside ainsi dans la constance de son positionnement et l’acceptation des conséquences de son indépendance.

Service militaire et patriotique[modifier | modifier le wikicode]

Le sens du devoir et du sacrifice s’exprime également dans le service de la Nation. André Baudoux (1912–1940), gendre de la famille, meurt pour la France en 1940, incarnant l’engagement ultime au service de la patrie. Par ailleurs, plusieurs membres de la famille Boutry prennent part aux deux conflits mondiaux, participant à l’effort collectif dans des contextes historiques marqués par l’épreuve et la mobilisation nationale.

Industrie et économie[modifier | modifier le wikicode]

L’activité industrielle et économique constitue un autre pilier du service rendu par la famille. Achille Boutry (1822–1865), filateur de coton, se distingue par son rôle dans le développement industriel régional ; il est fait chevalier de l’ordre de Saint-Grégoire-le-Grand, reconnaissance de son engagement professionnel et moral. André Henri Boutry et ses fils poursuivent cette tradition comme ingénieurs et filateurs. Jacques Boutry s’illustre comme chocolatier et industriel de la chicorée, tandis que Michel Boutry et Victor Dujardin exercent des responsabilités dans l’industrie sucrière. Ces activités économiques participent à la prospérité locale, à l’emploi et à la structuration des territoires.

Philanthropie et culture[modifier | modifier le wikicode]

L’engagement de la famille s’étend enfin aux domaines culturel et associatif. Plusieurs membres sont actifs au sein des fraternités laïques dominicaines, illustrant une articulation entre foi, engagement civique et vie sociale. Jean Théry, époux de Marie-Agnès Boutry, ingénieur diplômé de l’HEI et fondeur d’art, contribue au rayonnement culturel et artistique par la transmission des savoir-faire et la création.

Ainsi, par la diversité et la continuité de ses engagements, la famille Boutry inscrit son histoire dans une logique de service du Bien Commun, alliant justice, foi, travail, sacrifice et transmission.

Demeures et ancrages patrimoniaux[modifier | modifier le wikicode]

L’histoire de la famille se déploie à travers un ensemble cohérent de lieux d’habitation, de travail et de mémoire, révélateurs d’un enracinement progressif et durable dans le tissu économique, social et spirituel français.

Lille constitue le berceau principal de la lignée. Ville de naissance de plusieurs générations, elle est le centre originel de l’implantation familiale, au cœur d’un environnement urbain marqué par le commerce, l’artisanat puis l’industrialisation. Lille représente le point d’ancrage fondateur, tant sur le plan civil que professionnel.

Le quartier de Fives-Lille occupe une place particulière dans cette géographie familiale. Associé à l’essor industriel du XIXᵉ et du début du XXᵉ siècle, il correspond à des lieux de résidence et d’activité liés aux manufactures, ateliers et entreprises, témoignant d’une insertion directe dans la dynamique économique régionale.

Les communes d’Armentières, de Roubaix, de Tourcoing et de Cambrai traduisent l’élargissement progressif du périmètre familial à l’ensemble du bassin industriel du Nord. Ces implantations successives correspondent à des opportunités professionnelles, à des alliances matrimoniales et à des mobilités liées aux métiers du textile, de l’industrie et du commerce, tout en maintenant une continuité territoriale forte.

Les lieux de sépulture forment enfin une cartographie mémorielle étendue, reflet des parcours individuels et des déplacements générationnels. Les inhumations recensées à Villeneuve-d’Ascq, Leforest (Nord), Saint-Hilarion et Montreuil (Yvelines), ainsi qu’à Vallauris (Alpes-Maritimes), attestent d’une dispersion géographique maîtrisée, liée aux trajectoires professionnelles et familiales du XXᵉ siècle.

La présence de sépultures au cimetière du Montparnasse à Paris inscrit la lignée dans un espace symbolique national, associé à la vie intellectuelle, artistique et institutionnelle française. Cet ancrage funéraire parisien complète l’axe nordiste initial et confère à la mémoire familiale une dimension nationale.

L’ensemble de ces demeures et ancrages patrimoniaux dessine une continuité entre lieux de vie, de travail et de repos, illustrant une fidélité durable aux territoires habités et une transmission mémorielle inscrite dans la longue durée.

Bibliographie et sources[modifier | modifier le wikicode]

- Registres d’état civil du Nord. - Sources généalogiques Roglo. - Avis de décès (La Voix du Nord, Le Figaro). - Index INSEE.

Conclusion : continuité et Bien Commun[modifier | modifier le wikicode]

Le lignage Boutry, solidement attesté à Lille dès le XVIIIModèle:E siècle, incarne avec constance la trajectoire d’une famille bourgeoise industrielle du Nord de la France profondément engagée dans le service du Bien Commun. Issu d’un milieu urbain structuré par le commerce, l’artisanat puis l’industrialisation, le nom Boutry s’inscrit durablement dans l’histoire économique, sociale et spirituelle de la région.

Par leur participation active au développement industriel — notamment dans le textile, la filature, l’agroalimentaire et les industries connexes — plusieurs générations ont contribué à la prospérité locale, à la création d’emplois et à la structuration d’un tissu économique régional solide. Cette réussite matérielle ne s’est jamais dissociée d’un sens aigu de la responsabilité sociale et morale.

La famille se distingue également par un nombre remarquable de vocations religieuses, masculines et féminines, au sein de différents ordres et congrégations. Moines, prêtres, religieuses apostoliques ou contemplatives ont porté l’héritage spirituel du lignage, participant à l’éducation, à l’accompagnement pastoral, à la prière et à l’action caritative. Cette dimension spirituelle constitue l’un des axes majeurs de la contribution familiale au Bien Commun. Le journaliste Richard Boutry exprime cela par son courage.

À ces engagements s’ajoutent des fonctions civiles et patriotiques notables : notaires garants de la sécurité juridique, ingénieurs et cadres techniques, militaires engagés jusqu’au sacrifice suprême, témoignant d’une fidélité constante à la nation et à ses valeurs fondamentales. Ces parcours traduisent une conception exigeante du devoir, fondée sur le service, la transmission et l’honneur.

Ainsi, la contribution du lignage Boutry au Bien Commun se déploie sur plusieurs plans complémentaires : économique, spirituel, civique et patriotique. Elle illustre une continuité familiale où le travail, la foi et le sens de la responsabilité collective s’unissent pour inscrire durablement le nom dans la mémoire régionale et nationale, au service des générations présentes et futures.

Mention légale[modifier | modifier le wikicode]

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