Thesaurus de la famille MAUPÉOU de

De Association Linéage de France et d'International
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Sommaire[modifier]

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Thésaurus de la famille Maupeou-Ableiges[modifier]

Introduction[modifier]

La famille de Maupeou est une ancienne famille bourgeoise de Paris, devenue de robe, puis anoblie à la fin du XVIe siècle. Son ancrage territorial principal se situe en Île-de-France (Paris, Châtelet, domaine d'Ableiges dans le Vexin), avant de s'étendre en Bretagne, en Normandie, en Mayenne, en Vendée et outre-mer (Martinique). Par ses charges élevées au Parlement de Paris, à la Cour des Aides et au Conseil des finances, elle a durablement marqué l'administration royale et le service de l'État.

Armoiries et blason[modifier]

Aucun armorial ancien ou moderne n’atteste officiellement de l’existence d’armoiries historiques pour la lignée sous cette forme double spécifique, bien que la branche aînée porte traditionnellement un porc-épic. Conformément à la doctrine ALFI, un blason de proposition est suggéré à partir de la symbolique du nom, de l’enracinement et de la tradition familiale.

  • **Blasonnement symbolique :** De gueules à l'étoile à seize rais d'or, accostée de deux burèles abaissées d'argent.
  • **Devise :** « Nunquam nisi lacessito »
Fichier:Blason-Maupeou-Ableiges-ALFI.jpg
Blason de la famille Maupeou-Ableiges

Succession des figures[modifier]

  • **Vincent Maupeou** (v. 1510 – 1575), notaire au Châtelet de Paris, bourgeois de Paris.
  • **Gilles de Maupeou** (1553 – 1641), écuyer, seigneur d'Ableiges, contrôleur général des finances de Bretagne, conseiller d'État. Anobli en 1587.
  • **René de Maupeou** (1588 – 1648), seigneur de Brière, président à la Cour des Aides de Paris.
  • **Gilles II de Maupeou** (1619 – 1682), conseiller au Parlement de Paris, maître des requêtes.
  • **Jean-Baptiste de Maupeou** (1656 – 1730), marquis de Monbail, conseiller d'État.
  • **René-Charles de Maupeou** (1688 – 1775), premier président du Parlement de Paris, vice-chancelier de France.
  • **René-Nicolas de Maupeou** (1714 – 1792), chancelier et garde des Sceaux de France, célèbre pour la « Réforme Maupeou » (1771).
  • **Charles de Maupeou** (1766 – 1832), comte d'Ableiges, député de la Martinique sous la Restauration.
  • **Henri de Maupeou** (1802 – 1878), propriétaire terrien, ancêtre des branches normandes et mayennaises.
  • **Gaston de Maupeou** (1851 – 1924), officier d'infanterie, propriétaire du château de la Vauterie.
  • **Gaston de Maupeou Monbail** (1896 – 1988), contre-amiral, décoré de la Légion d'honneur.
  • **Daniel-Ange de Maupeou** (né en 1932), prêtre catholique, écrivain et fondateur de la communauté Jeunesse-Lumière.

Service du Bien Commun[modifier]

Justice et administration[modifier]

La famille s'est illustrée de génération en génération dans l'exercice de la haute magistrature et des finances de l'État. Dès le XVIe siècle, Vincent Maupeou sert comme notaire au Châtelet. Ses descendants accèdent aux plus hautes charges judiciaires et administratives de l'Ancien Régime : Gilles de Maupeou devient contrôleur général des finances de Bretagne et conseiller d'État ; René de Maupeou accède à la présidence de la Cour des Aides de Paris ; René-Charles et son fils René-Nicolas occupent les charges suprêmes de premier président du Parlement de Paris et de Chancelier de France, marquant l'histoire institutionnelle par la réforme judiciaire de 1771 visant à rationaliser la justice royale.

Service militaire et public[modifier]

Au-delà de la toge, plusieurs membres de la lignée ont servi dans les armées et les assemblées politiques. Charles de Maupeou sert comme officier aux Gardes Françaises avant de représenter la Martinique comme député sous la Restauration. Au XXe siècle, Gaston de Maupeou Monbail sert la France en qualité de contre-amiral dans la Marine nationale, perpétuant l'engagement de la famille pour la défense de la nation.

Foi et clergé[modifier]

L'engagement spirituel et ecclésiastique trouve une illustration majeure à l'époque contemporaine avec le Père Daniel-Ange (Daniel-Ange de Maupeou Monbail), prêtre catholique, missionnaire et fondateur de l'école d'évangélisation Jeunesse-Lumière, consacrant sa vie à la transmission de la foi auprès de la jeunesse internationale.

Culture et sciences[modifier]

L'esprit de culture et de mécénat s'est manifesté à travers les alliances et les charges académiques et littéraires des membres de la maison, ainsi que par l'écriture d'ouvrages spirituels et biographiques par les descendants de la lignée.

Philanthropie et initiatives sociales[modifier]

Plusieurs personnalités de la famille se sont distinguées par des œuvres de charité et des actions d'assistance publique, à l'instar de Marie de Maupeou, reconnue pour ses soins aux indigents et ses remèdes légués aux plus démunis, ou des fondations spirituelles et éducatives menées au XXe siècle.

Liste des principales alliances[modifier]

  • Bastonneau
  • de Morainvillier
  • Fouquet
  • de Lattaignant
  • de Harlay
  • de Louvois
  • de Roncherolles
  • Le Pelletier de Liancourt
  • de Laage de Bellefaye
  • de Gouyon de Matignon
  • de La Panouse

Demeures et ancrages patrimoniaux[modifier]

  • Domaine d'Ableiges (Vexin)
  • Château de la Vauterie (Normandie)
  • Hôtel de Maupeou (Paris)
  • Propriétés en Mayenne et en Vendée (Auzay)

Bibliographie et sources[modifier]

  • Roglo (roglo.eu), base de données généalogique.
  • Wikipédia, l'encyclopédie libre (articles biographiques et historiques sous licence CC BY-SA 4.0).
  • Armoriaux historiques et dictionnaires héraldiques (Rietstap, Hozier).
  • Archives familiales et registres paroissiaux d'Île-de-France et de Normandie.

Conclusion[modifier]

La lignée des Maupeou illustre de manière exemplaire la constance du service de l'État, de la justice et du bien commun à travers les siècles. Qu'il s'agisse de l'administration des finances royales, de la haute magistrature, de la défense maritime ou du renouveau spirituel, les porteurs de ce nom ont constamment mis leurs compétences et leur dévouement au service de la société, assurant ainsi la pérennité et la noblesse morale de leur tradition familiale.

Mention légale (SCRIPT ALFI)[modifier]

Sources : ce Thésaurus utilise des données issues de Roglo (roglo.eu) et de Wikipédia (licence CC BY-SA 4.0), ainsi que de sources publiques fiables. Les données factuelles (dates, filiations, lieux) sont utilisées à des fins documentaires. Le texte, la structure, la sélection, l'organisation, les titres, les sections et la mise en forme du présent document relèvent du travail original de l’ALFI et sont protégés par la licence CC BY-SA 4.0. Reproduction et diffusion autorisées avec citation : « Thésaurus Agnatique ALFI ». Toute correction factuelle ou modification issue d’une source fiable peut être intégrée sur demande, conformément à la charte éditoriale du Wiki ALFI.