Thesaurus de la famille de Pins

De Association Linéage de France et d'International
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Notice Historique et Généalogique : Maison de Pins[modifier]

Voici l'analyse détaillée et structurée des données généalogiques et historiques de la Famille de Pins (et de sa branche originelle de Pinós), retranscrite pour l'Index A.L.F.I.

Armorial et Identité de la Maison[modifier]

Selon les notes historiques du thésaurus (notamment les travaux de Courcelles et J. Villain), la famille possède des racines profondément ancrées dans le Languedoc, la Guyenne et la Catalogne.

  • Cri de ralliement : « DU PLUS HAULT DES PINS »
  • Devise / Titre : « L'UN DES NEUF BARONS DE CATALOGNE »
  • Armes principales : De gueules à 3 pommes de pin d'or, les queues vers la Pointe.

Variantes héraldiques[modifier]

  • Ligne de Puybardan : D'azur à 3 pommes de pin d'or, les queues vers la Pointe.
  • Branche de Roquefort : De gueules à 2 pommes de pin d'or en chef, et une rave du même en Pointe.

L'Origine Mythique et Historique : L'Espagne et le Passage en France[modifier]

L'histoire de la famille commence en Catalogne avec Pierre Galceran de Pinós (Pere Galceran) et son épouse Bérengèle de Moncada (Berenguera).

La Légende de la Rançon des Cent Pucelles (1147)[modifier]

Leur fils, Galceran de Pinós, nommé amiral par le comte de Barcelone Ramon Berenguer lors d'une expédition contre les Maures à Almeria, fut capturé. Pour sa libération, le roi d'Almeria exigea une rançon colossale : 100 000 deniers d'or, 100 draps d'or, 100 chevaux blancs, 100 vaches et 100 filles vierges.

Les vassaux offrirent leurs propres filles pour compléter la rançon. Cependant, la veille de l'échange à Salou, Saint Étienne apparut miraculeusement dans la prison et libéra Galceran. Pour remercier ses vassaux de leur dévouement absolu, l'amiral leur octroya de grandes franchises à perpétuité.

La Branche Française (1213)[modifier]

C'est Gausserand de Pins (né vers 1185) qui implante définitivement la famille en France. Il accompagne le roi d'Aragon Alphonse II à la célèbre bataille de Muret (1213) pour soutenir le comte de Toulouse. Il francise son nom et devient l'auteur de la branche languedocienne, toujours subsistante, tandis que la branche aînée espagnole s'est éteinte en 1800.

Structure des Lignes Généalogiques (XIVe - XVIIe siècles)[modifier]

Les filiations prouvées se séparent en plusieurs grandes lignes à partir du XIVe siècle.

1. La Ligne de Muret et des Gouverneurs[modifier]

Cette branche s'illustre par son implantation locale à Muret et Pins-Justaret.

  • Raymond, seigneur de Pins : Rend hommage en 1350 au comte de Comminges et combat les Anglais (1338-1341) aux côtés du comte de Foix.
  • Bertrand de Pins († ap. 1444) : Chevalier, co-seigneur de Muret.
  • Gaillard de Pins : Vend ses terres à la Villate en 1424 et teste en 1483. Il épouse Esclarmonde de Saman.
  • Barthélemy de Pins († 1510) : Chevalier, seigneur de la Roquette et chambellan du Roi.
  • Raymond de Pins : Épouse Claude de Roquefeuil en 1573. Il est capitaine d'une compagnie d'hommes d'armes et gouverneur de la ville et du château de Muret.

2. La Ligne de Montbrun et des Parlementaires de Toulouse[modifier]

Plusieurs membres de cette branche ont occupé la prestigieuse fonction de Capitoul de Toulouse ou de parlementaires.

  • Jean de Pins (seigneur de Montbrun) : Capitoul de Toulouse en 1545.
  • René de Pins (baron de Montbrun) : Député de la noblesse aux États Généraux de Blois en 1588.
  • Antoine de Pins († 1629) : Conseiller au Parlement de Toulouse en 1588.

3. La Ligne du Bourg (Gers)[modifier]

Établie vers Lectoure et Saint-Puy dans le Gers.

  • Hérard de Pins († 1600) : Érudit et homme d'État ; régent de l'Université de Toulouse, conseiller puis président au Parlement de Toulouse (1588).
  • Philippe de Pins (1572-1672) : Seigneur d'Aulagnières, il meurt à l'âge remarquable de 100 ans, incarnant la force de la sève dans le temps long. Il fut maintenu noble en 1669 et repose dans la chapelle Notre-Dame du Rosaire à Saint-Puy.

4. La Ligne des Barons de Caucalières (Branche de l'Albigeois)[modifier]

Cette ligne commence formellement avec Odon (ou Othon) de Pins, capitoul de Toulouse en 1362 et 1369.

  • Gérard de Pins : Multi-capitoul de Toulouse entre 1373 et 1419. Il épouse Melissende de Rabastens en 1368, qui lui apporte la terre de Caucalières.
  • Bernard Raymond de Pins : Sert contre les Anglais et aliène une partie de ses terres pour financer l'effort de guerre.
  • Jean de Pins († ap. 1442) : Qualifié de "damoiseau", il rédige son testament en 1442 juste avant de partir pour l'armée à la place de son père.
  • Jean de Pins († 1624) : Baron de Caucalières et du Bousquet.

Personnalités Religieuses et Militaires Notables[modifier]

  • Roger de Pins († 28 mai 1365) : Chevalier de l'Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, grand prieur de Saint-Gilles, il devient le Grand Maître de l'Ordre des Hospitaliers (Malte) en 1355. Son nom et ses armes sont inscrits à la Salle des Croisades du Palais de Versailles.
  • Odon de Pins († 1297) : Également mentionné comme un précédent Grand Maître de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1297, également honoré à Versailles.
  • Jean de Pins († 1er novembre 1537) : Évêque de Rieux et conseiller clerc au Parlement de Toulouse (1500). Grand humaniste et homme de lettres, il étudia à Bologne et publia plusieurs ouvrages en latin (dont des biographies de Saint Roch et Sainte Catherine). Son buste fut installé en 1673 dans la célèbre Galerie des Illustres à Toulouse.
  • René de Pins-Montbrun : Reçu chevalier de l'ordre de Malte au prieuré de Saint-Gilles en 1571.

Alliances Importantes et Notes de Recherche[modifier]

Le document met en lumière des alliances de premier plan avec de grandes familles du Sud-Ouest : Moncada, Comminges, Roquefeuil, Hébrard de Saint-Sulpice, Faudoas, Las Cases, de Luppé, et Chastenet (Puységur).

Note des chercheurs (JB de La Grandière, 2017) : Les filiations touchant à la famille de Gourmont (notamment le mariage de René de Gourmont avec Ne de Pins vers 1555) sont mentionnées comme étant "en cours de construction". Des recherches complémentaires (notamment dans les archives d'Auch par Michel Bayard) visent à valider formellement les actes de dot et les dispenses de consanguinité potentielles liées à la famille de Saman.